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Choisir son AAPPMA, un acte citoyen ?


#21

Il faut pas être neutre dans ces cas là Patrick :wink: il faut être fier !
je vais regarder ta belle vidéo sur le no-kill de ce pas
merci :clap:


#22

Attention à l’intolérance, et aux excés.
Une bonne AAPPMA, même si ses orientations et priorités vont dans le bon sens, est plus ou moins obligée d’être conciliante, sinon elle ne fait pas long feu, c’est une question de survie, aux prochaine élections, les opposants aux moucheurs font le forcing, ces derniers sont virés, et tout le travail fait, annulé. Résultat, à vouloir être intolérant et forcer les gens, tout est perdu.
La solution est d’être conciliant, il y a beaucoup d’autres pêcheurs de techniques différentes, avec des mentalités, et conceptions autres, et ils sont souvent majoritaires. Il faut donc en tenir compte, ne pas les heurter, et faire évoluer les mentalités. Ce qui n’est pas toujours facile, et souvent long, mais généralement cela va dans le bon sens. C’est pourquoi de nombreuses AAPPMA, en période d’ouverture organisent quelques déversements de poissons, très vite repris par ces pêcheurs. Pas grave, c’est un moindre mal. Et tout le monde est content. Prendre des positions bornées ne fait pas avancer les choses, et favorisent le retour de bâton. Alors jugeons sur l’action globale, et les actions faites (création d’un parcours de “graciation” ou no-kill, tailles, etc…), plutôt que de pénaliser cette AAPPMA qui va se fragiliser, ce qui est à l’inverse de l’intérêt des moucheurs que nous sommes. Jouer les “stakanovichs” n’a jamais rien donné.
Il serait sûrement plus judicieux d’établir une liste des AAPPMA intéressantes, et qui doivent être soutenues, afin que chacun puisse choisir celle qui est le plus proche de chez lui, ou qui lui convienne. On peut éventuellement leur donner des étoiles, pour faciliter le choix. Et ceci impartialement.
Ce serait sûrement plus constructif, que palabrer stérilement.
ET PUIS, ALLEZ AUX RÉUNIONS si vous voulez que les choses évolues. Sans oublier, que nous , moucheurs, sommes généralement minoritaires !


#23

Sujet tres intéressant pour moi car je suis Moucheur et président d’une aappma du sud de le France.
On peut faire bouger les choses, nous avons créé un nokill en deuxième catégorie qui est très fréquenté surtout l’hiver, on y lâche des arcs et les Moucheurs du département s’éclatent bien. Suite au crues de 2015 nous avons mis en place des réserves de plusieurs kilomètres qui vont être gérée en nokill cette année.
Nous avons également relancé des alevinages en truitelles de souche méditerranéenne sur les secteurs dégradés, enfin bref on se bouge, et les nouveaux permis seront les bienvenus.
aappma La gauloise de Lodéve dans le 34.


#24

Salut @Scott34, comment sont reçus vos actions, créations de no-kill auprès de pécheurs encore attachés à la conservation de leurs prises ?
comment communiquer vous sur ceci ?
On est à une époque charnière où l’on est au point de bascule entre AAPPMA productrice de ressources piscicole et AAPPMA protectrice de ressources piscicole, ce qui est une grosse nuance.
J’ai l’impression que c’est quelques choses qui reste encore tabou notamment auprès de la fédération, on paie pour prendre du poisson et ceci doit se traduire en monnaie truite trébuchante ? Et on sent les AAPPMA prise au piège de cette habitude, de ce compte à rendre à certains pêcheurs qui veulent ramener du poisson, peut être plus par habitude, que par conviction et donc sont peut être plus des mythes que l’on entretien que des réalités…


#25

merci kironome77;
je ne peux allez que dans le sens de ton choix étant président de cette AAPPMA " la truites des Monédières "
Pour répondre friedrick, les petits tributaires non pas d’interdiction particulières mais ne sont pas fréquenté ,certains plus important ont un panneautage fessant appel au civisme des pêcheurs et ça marche plutôt bien .


#26

salut kironome ;

il ni à jamais eu de déversement de truites de cirque sur le territoire mais des boites vibert


#27

Bonsoir @Scott34 ,
Vous avez un site pour suivre vos actions?
Étant de Béziers ce serait intéressant d’en savoir plus!
:wink:


#28

Merci Thymarc pour les précisions et bravo pour votre travail !

C’est une initiative que je pensais proposer sur certains petits ruisseaux de montagne, du coup je suis intéressé par ce que vous communiquer sur ces panneaux, tu peux nous en dire plus ? je crois aussi beaucoup au sens civique et au bon sens tout court lorsque les choses sont bien expliquées


#29

J’ai pas lu les critères avant mais relis bien le réglement intérieur : les bassines sont vouées à disparaitres.

L’aappma a environ 15 adhérents, tous moucheux.

Je t’invite à faire un tour sur leurs parcours et leur NK mouche qui est bien sympathique et poissonneux. Les KM ne sont rien pour toi qui part à la journée.

C’est un manière de les aider dans leur début au commande de l’aappma.

@+


#30

Pas encore de site mais on commence à être connus, d’ailleurs il y a pas mal de Moucheurs de Beziers qui fréquentent nos secteurs.
aappma.lagauloise@gmail.com
Tu peux aussi avoir mon tel sur le site de la fédé.


#31

LAAPPMA est pas mal mais son président est imbuvable :joy:


#32

C’est marrant , pour la première fois cette année ,j’ai fait la démarche inverse en me disant que je serai plus utile dans l’appma de mon village ; peuplé de rustres viandars … j’ai prévu d’aller un peu au contact de ceux avec qui je suis en désacord pour voir si il est possible d’amener une réflexion sur la gestion de la rivière qui traverse le village … mon but ultime serait de faire un jour un no kill en bas de chez moi mais bon je sens des réunions déjà difficiles … on verra bien :wink:


#33

C’est exactement par là qu’il faut commencer :wink:
Mon post commence un peu en “coup de gueule” mais la discussion est fertile et favorise les bonnes initiatives, j’ai modifié mon titre, et corrigé un peu ma copie. Je trouve très important comme le fait Gobages et @patpeche par ses vidéos et reportages, de recenser les bonnes initiatives afin de nous inspirer et des les exporter auprès de nos AAPPMA locales.

C’est parfois difficile, je te raconterai notre expérience, on y a cru fort avec un ami qui avait pris la présidence d’une petite APPMA en bas de chez nous, gérante d’une grosse pisciculture depuis des décennies… ah le poids des traditions !
Mais faut aller au charbon parfois ça paie !
Je vais aussi à l’AG de mon AAPPMA ce mois çi :wink:

Toutes les expériences faites par de chouettes AAPPMA qu’on recense sur ce fil sont sont autant d’expériences à partager avec nos AAPPMA locales, des exemples à proposer et le cas échéant faire le bon choix entre deux AAPPMA, je crois qu’on est encore nombreux à prendre nos cartes sans être regardant sur la gestion qu’elle proposent.


#34

Manu tu connais mon sentiment sur les déversements, donc tant qu’une aapma déverse ce n’est pas une aappma mais une société de pêche à gestion commerciale qui transforme la rivière en poissonnerie de supermarché, donc une m… qui détériore le milieu naturel en risquant d’introduire des maladies et dénaturé une souche autochtone peut être encore existante je dis bien peut être parce que sur la seine depuis le temps que ça déverse entre Virey et Vix la souche a dû sérieusement être batardée parce que ça m’étonnerai que les poissons introduits soient issus de géniteurs de cette rivière et je me tairais sur les mailles et les quotas parce que là je risquerais d’être très désobligeant
Maintenant chacun prêche pour sa paroisse et contente ses oilles, moi je choisi où je pêche en payant et où je ne paye pas mais je pratiquerais mon loisir de toutes manières
Je vais même aller plus loin, lors de ma retraite (dans 4 ans) je quitterais bien évidement la merde parisienne pour me retirer vers un secteur qui aura une aappma qui répondra à mes critères et à ce moment là je m’investirais pleinement, pour l’instant je suis un touriste moucheur


#35

Excellente idée tient. Après avoir cotiser plus de 10 ans dans la même association sans jamais m’y rendre habitant Paris puis MARSEILLE et méchant uniquement dans le 05 non réciprocitaire je suis allé lire la gestion des actions ci apres

Deja ils ont un site internet ce qui n’est pas le cas de toutes les asso de gestion donc difficile d’évaluer les actions mais je me rends compte en lisant qu’il lache des arc en ciel sur les partie difficile à gérer. J’avoue être assez propice à changer cette année.


#36

Leur gestion est pas mal du tout, il ont fait face à la crise engendrée par les crues de 2000 en laissant la population de truite se reconstituer patrimonialement et apparemment ça paie. Les constats sont positifs, leur opération d’apport de truite “densitaire” semble aussi cohérente… mais tout ceci doit aller de paire avec une bonne gestion des populations en gestion patrimoniale, ce serait merveilleux que la norme devienne au moins une incitation au prélèvement minimum, au mieux une incitation au no-kill. Si l’on renseigne les gens sur la gestion pratiquée (patrimoniale) la fragilité du milieu, la taille d’une truite en age de se reproduire (exit les prélèvement à 18cm) il est plus facile de faire comprendre l’importance d’un prélèvement pondéré même si la Fédé s’accroche encore au 10 poissons/jours. J’attends avec impatience des infos sur les pannonceaux posé par l’asso de @Thymarc19 :wink: même en mp si c’est secret :slight_smile:


#37

Ici taille légale 23cm et 5 poissons par jour et par pêcheur. Dans le Guil et la Durance ca m’effraie pas trop cest surtout les torrents qui m’inquiètent.


#39

De quel département parles tu ?
Dans les hautes alpes la maille est à 20cm et le nombre de poissons limité à 6.

Et pour l’instant tout les gens (y compris les contacts à la fédé) avec qui on échange à ce sujet, semblent s’accorder sur le fait que c’est trop par rapport à la pression de pêche sur ces rivières.


#40

Bon, il y a quand même un élement a prendre en compte dans ces discutions, c’est que toutes les aappma ne partent pas sur une même ligne d’égalité. Qu’est ce qu’il y a de commun entre une aappma qui gère une rivière en tres bon état, riche en truite, avec une aappma qui doit essayer de sauver ce qui peut l’être dans des rivières défoncées ? Dans le premier cas, c’est super-simple de faire de la “bonne gestion”, les truites ont jamais eu besoin de l’homme pour se gérer toutes seules. Dans le second cas, les bénévoles n’ont guèrre de choix, ils doivent mettre du poisson d’élevage, tenter de sauvegarder le peu de poisson sauvage qu’il reste, en ne se faisant guèrre d’illusion sur leur avenir. C’est exactement pareil avec les traditions halieutiques locales, dans des régions où la peche au toc est fortement ancrée type Pyrénnée, il est tres difficile de faire accepter l’idée du bannissement des appats naturels. C’est beaucoup simple dans des régions traditionnellement acquises a la mouche type Jura par exemple.

=> La gestion halieutique c’est pas un truc hors-sols, le contexte écologique et sociologique est hyper-important, on est davantage dans des compromis locaux, au cas par cas, que dans l’application d’une recette magique et universelle. On devrait davantage discuter des tenants et des aboutissants de tel ou tel mesure plutôt que d’aller filer des bons et des mauvais points a telle ou telle aappma sans prendre en compte le contexte local…

A+
J


#41

:raised_hands: :raised_hands: :raised_hands: :raised_hands: :raised_hands: :raised_hands:

Pour une fois je trouve ton message mesuré et du coup je suis tout à fait d’accord avec ça ! :wink:

Je rajouterai que c’est la même chose chose pour le no-kill et beaucoup d’autres choses, il y’a le problème de l’état du biotop, les considérations humaines, la tradition…

Personnellement je serai à 100% contre l’empoissonnement de surdensitaires, je pratique un no-kill à 100%… et pourtant quand je discute avec les bénévoles de mon aappma (tous retraités) et ceux de la fédé (tous retraités également), tous pécheurs au toc ou au bulle d’eau, je suis obligé pour les comprendre d’accepter le bassinage, le prélèvement etc…

Il ne faut pas oublier que ce sont ces bénévoles, certes d’une autre génération, avec une autre vision de la pêche, mais qui se battent eux aussi pour les débits réservés, contre les micro-centrales, etc… et que sans eux, nous pêcheurs au temps limité par notre activité pro, nous ne pourrions probablement pas faire tourner seul ces aappma. Le milieu associatif demande du temps et un certain “don de soi”.

C’est la différence entre le rêve et la réalité !