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Décrocher et manipuler un ombre en douceur


#1

Bonjour à tous.

C’est la saison de l’ombre, et nous sommes quelques-un à avoir le bonheur de pouvoir nous en délecter.
Cela étant, une question importante se pose pour moi en ce qui concerne la façon de manipuler avec le moins de préjudice possible ces magnifiques compagnons de “jeu” : l’ombre étant un poisson qui a la mauvaise habitude de se tortiller frénétiquement (et puissamment) quand on essaie de s’en saisir (simplement pour le décrocher et plus encore lorsque c’est pour le prendre en photo), comment faites-vous pour les décrocher en douceur et/ou pour les tenir en main, lorsque l’occasion le mérite ? Sachant qu’il s’agit d’un poisson particulièrement sensible et au manque d’oxygène et à la pression sur la partie ventrale, je me demande toujours comment certains réussissent à les prendre en photo en toute tranquillité, comme si le poisson tenait la pose ou était apprivoisé. J’ai pour ma part très rarement rencontré des ombres aussi coopératifs, et c’était malheureusement souvent après de (trop) longs combats : ils étaient tout simplement exténués.
Et même sans ardillon, le décrochage sans se saisir trop énergiquement du poisson pose aussi des problèmes, la bouche molle de l’ombre rendant l’opération souvent plus compliquée que pour la truite, même pour un décrochage dans l’eau, sans toucher le poisson.

Comment vous y prenez-vous ?

Pour ma part, la meilleure solution m’a semblé pour le moment la mise à l’épuisette systématique, lors de laquelle l’hameçon se décroche le plus souvent de lui-même. Ensuite, si photo souhaitée, en attendant un peu, le poisson finit parfois par se calmer et par se laisser tranquillement photographier, comme ici. Mais dans la frénésie des gobages (quand il y a), on n’a guère le temps de le faire à chaque fois.


#2

Personnellement, j’oppose une pression ferme derrières les nageoires pectorales et celà se passe bien dans 95% des cas parceque le décrochage prends quelques secondes. Ce qui tue les poissons c’est quand celà dure alors autant y aller vite et sans fioriture…

A+
J


#3

J’ai pris l’habitude de ne plus prendre mes prises en photo, pour limiter le temps de stress des poissons.
J’essaie au maximum de les décrocher immergés fil tendu avec ma pince pour saisir la mouche un quart de tour et c’est joué sans les toucher à la main.


#4

J’ai ouï(e) dire que tous les ombres n’étaient pas manipulés en douceur

ouie


#5

D’accord, merci, mais lorsque le poisson est épuisé ? Il m’est arrivé de décrocher ainsi un poisson dans l’eau, croyant le libérer dans les meilleures conditions, et de le voir repartir sur le ventre emporté par le courant… heureusement un coup d’épuisette m’a permis de le rattraper in extremis. Peut-être cela arrive-t-il plus souvent qu’on ne le pense, et sans qu’on s’en aperçoive. On mésestime parfois l’état de forme du poisson, surtout lorsqu’il s’agit de beaux poissons particulièrement combattifs qui ont beaucoup donné, même lorsqu’on s’emploie à les ramener le plus vite possible. D’où, dans mon cas, l’épuisette, qui permet de s’assurer de l’état du poisson. La question mérite d’être posée.


#6

Malheureusement ! Combien aussi de bouches sévèrement amochées ?


#7

En le mettant à l’envers il bouge beaucoup moins, juste le temps de le décrocher et le remettre à l’eau.