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Fermeture des maisons Guy Plas et Laurent Val ?


#21

Salut,

J’ai eu Laurent au téléphone il y a quelques semaines. Ce qu’il m’a expliqué, c’est que la DSV les considérait comme les élevages industriels. Je ne voudrais pas me tromper en rapportant ses propos mais de mémoire, c’était sas de décontamination et désinfection totale régulière (ce que peuvent faire les élevages qui prennent des poussins à 1 jour, les font grossir sur grosso modo 1 mois et abattent tout ensuite).

Difficile , en plus de ce qu’évoque Fred (la liberté des coqs) de “faire le vide” quand le but est justement de garder des lignées…
Ceux qui veulent avoir une idée plus précise de ce que font les éleveurs de coqs Limousins peuvent regarder les vidéos que j’ai tournées avec Laurent, je pense qu’il explique tout.

Je pensais qu’ils arriveraient à trouver un terrain d’entente, la réaction de Vincent montre hélas que ce n’est pas le cas :disappointed_relieved:

Je suis très triste pour tout ceux qui maintenaient et développaient ce fleuron de nos campagnes. Y’aura t-il un Neuvic 2019 ? :disappointed_relieved:

A plus,

Patrick


#22

Difficile à comprendre cette histoire, il y a des seuils dans la réglementation, seuil de declaration simple, seuil d’autorisation (élevages industriels sans commune mesure avec un cheptel de coqs de peche ) il doit y avoir d’autres choses qui nous échappent, suivi vétérinaire peut être… en tous cas c’est un monument qui s’effondre, quel dommage…


#23

Je n’arrive pas à croire qu’ils abandonnent le combat si « facilement » …si j’ai bien compris, apparement ils ont lutté pour ne pas avoir à respecter les nouvelles normes… - en quoi sont-elles « strictement » incompatibles avec l’élevage des coqs de pêche?? Pourquoi ne pas essayer de s’y conformer? En quoi est-ce si compliqué? Trop d’investissement? Ne s’appliquent-elles pas à tous les éleveurs commerçants de plumes? ( je n’y connais rien, mais je me pose tout de même ces questions… car même si certaines lois ou normes sont parfois débiles la seule solution consiste généralement de s’y plier, pas d’essayer de les contourner…)

En espèrant qu’ils trouvent le courage de « renaître », bon vent et bon courage à eux!


#24

En gros ils arrêtent parce qu’ils ne veulent pas faire les travaux demandés … - c’est sur cette idée que se termine le texte en tout cas…


#25

Oui, comme vous, pow et Marius, je suis assez mitigé sur la question. Dans tous les cas, il est hasardeux de se faire une opinion sans connaitre les tenants et aboutissants. Ces investissements sont-ils vraiment aussi conséquents pour qu’ils ne puissent pas être faits, surtout au vu du carnet de commande ?


#26

Il existe bien des élevages en plein air pour les volailles de consommation … ou bien les étiquettes mentent…

Par ailleurs, en liberté et en cages individuelles ce n’est pas la même chose…

Pour moi, à première vue cette histoire n’est pas claire… cela ressemble plus à un coup de gueule, un ras le bol de passer à la caisse sur un coup de tête…

En tout cas si ces nouvelles normes sont vraiment incompatibles avec l’élevage des coqs de pêche et nuisent à la qualité du plumage ou bien cette pratique est condamnée et tous les éleveurs devront plier bagage tôt ou tard… ou bien un jour ou l’autre le Parlement devra en débattre et trouver un moyen pour que cela puisse continuer - il s’agit tout de même d’une activité faisant partie du patrimoine…


#27

Cela a peut-être un lien avec les épidémies dans le Sud-Ouest. Car apparemment ces mesures ne concernent pas tous les éleveurs en France, pour l’instant …

Est-ce qu’il y a un risque de contamination à l’homme par la grippe aviaire, uniquement en touchant des plumes.
En tout cas cela m’inquiète, car ce sont peut-être, à terme toutes les volières qui seront concernées :
Paon, perdrix, faisan, canard,…


#28

Non ce n’est pas un coup de tête de Vincent, pour avoir lu le courrier attentivement, les délais demandés pour mettre les deux élevages aux normes étaient très cours, avec dés juillet une interdiction de ventes des plumes, le montant de mise à niveau était très élevé et si malgré ça ils faisaient les travaux ils n’avaient pas l’autorisation d’exporter aux us et pas sûr de l’obtenir un jour, c’est un peu rapidement résumé mais c’est la réalité
Yves


#29

Cela a été le même problème pour les petits éleveurs de canards avec la grippe aviaire on leurs a demandé des investissements énormes et impossibles maintenant il reste les gros groupes ou ceux qui se sont endettés jusqu’au cou et pour qui se sera très dur.


#30

Salut , ce qui m’attriste est que derrière ces élevages, il y a des gens vraiment passionnés qui ont un savoir faire et des connaissances uniques et tout cela risque de disparaître. Et ça, ça n’a pas de prix.
Pour avoir visité l’élevage de Laurent Val , il m’a fait penser à tout , sauf à un élevage industriel.


#31

Tout dépends des variants, du type de souche. Certaines sont transmissibles a l’homme, la grippe espagnole de 1918 qui a fait des millions de mort en Europe était une grippe aviaire. La grippe se transmet aussi par contact avec des surfaces contaminées comme des plumes, même si le risque semble faible, la durée de vie du virus étant brêve…

A+
J


#32

Ça sent pas bon cette histoire


#33

La grippe espagnole c’est juste 50 millions de morts il y a 100 ans.

Aujourd’hui les scientifiques tablent sur 150 millions de victimes si une telle pandémie se reproduisait.

Ça vaut peut être le coup de respecter les normes.

Fred


#34

Bonjour,

Affaire curieuse où l’on a le sentiment de ne pas tout savoir …

J’achète mes poulets (bio) chez un éleveur qui élève en plein air et il n’est pas le seul dans cette configuration d’élevage …

D’expérience les services de l’Etat en la matière, avertissent en général d’abord, laisse un peu de temps et mettent en demeure après …

Quid du rôle de la concurrence ? Au fait le cambriolage d’il y a deux ans apparemment commis par des connaisseurs, où en est l’enquête ?

Ce coin de la France aurait-il quelques agents de l’Etat qui auraient leur propre lecture des textes ?

A suivre

à +


#35

Bonjour Jean-Yves.

L’autorisation d’exporter au US ?

Ce qui m’intéresse c’est l’autorisation en France,


#36

J’ignore les aménagements à effectuer pour mettre aux normes, mais nul doute que pour ce type d’élevage, qui du point de vue pratique est parfaitement adapté,je pense qu’ il doit falloir investir. ( ancien (?) élevage de B.Boulard à Plo.)


#37

Oui pour toi oui mais pour Vincent les us c’est un marché de 100000$ donc vital pour lui


#38

Quand on voit ces montants, on n’ose pas imaginer le coût d’une mise au norme qui semble hors de portée pour ces éleveurs.

Après, je sais que les éleveurs bovins ont eu des soucis sur la densité du bétail. Une vache c’est une prime donc ils avaient tout intérêt à en avoir beaucoup d’où des problèmes de surpâturage. La PAC leur a imposé des densités maximales et certains ont dû réduire leur cheptel ou trouver des locations.

Dans le cas de l’élevage de coq, les quarantaines imposées vont certainement poser les mêmes problèmes. Quand tu as 300 cages pleines en permanence, 4 mois de quarantaine par an pour un parc comme c’est le cas en volaille bio, c’est un tiers du cheptel en trop pour vider des cages par tiers.

Mais bon, comme on ne connaît pas vraiment les détails techniques, on fait des hypothèses.

Fred


#39

Ce qui me surprend c’ est le délai, normalement l’ administration est plus compréhensive, visite, courrier, délai, contrôle, recommandé etc. Après je ne connais pas les tailles des élevages, mais en se mettant autour d une table il doit bien avoir moyen de trouver des solutions légales et pas très cher. Si le marché existe, si on peut sortir un chiffre qui fait vivre l entreprise, un petit crédit et tout cela devient pérenne pour plusieurs années. Faut pas lâcher !


#40

Non non je le répète pour avoir lu le courrier de l’administration la mise en demeure était à mi septembre pour un contrôle a début juillet et avec interdiction de vendre plumes et mouches dès la notification et un investissement très élevé pour tel élevage, Vincent n’a pas jeté l’éponge sans avoir vu toutes les solutions… et il n’en a pas point final
Yves