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Gobages

Mettre au point une mouche


#1

une petite question pour fred pour l’avoir souvent lu dans tes posts très intéressants merci au passage et donc pour une fois pour le voir confirmé en photo et là encore merci du partage, tu ne mets pratiquement jamais de cerques a tes mouches à ce qu’il m’a semblé retenir de tes interventions. Contrairement a toi et la plupart des photos de ce post le montre on en met tous.
Est ce un tort selon toi et l’absence de cerques a-t-elle une influence sur la flottaison ?
Pour ma part la présence de cerques sur mes mouches est essentiellement là pour me rassurer sur leur flottaison.
Merci d’avance pour ta réponse
sylvain


Montrez nous les photos de vos mouches
#2

La plupart des mouches de ce post ont aussi beaucoup de composants, sont aussi très fournies, ressemblent beaucoup aux insectes…

Pour moi, faire une mouche de pêche, c’est suggérer la vie aux poissons. Pas représenter fidèlement un insecte.

Un poisson, ça a un cerveau pas gros comme un petit pois. Les ombres en ce moment, ils mangent plusieurs centaines d’éphémères par jour. Ils réagissent à des stimuli basiques : forme, tonalité, volume, brillance, niveau de flotaison…

Les composants de la mouche doivent être au service de la représentation de ces stimuli basiques, pas de la représentation de l’insecte.

Exemple si je mets des cerques sur une mouche, c’est uniquement pour rectifier sa flotaison. Rien d’autre. Les cerques c’est pas bien ou mal, ça a une fonction. Pareil pour le thorax, si j’en mets un, ce n’est pas pour faire joli ou imiter celui des insectes mais juste pour régler l’inclinaison de mon aile. S’il n’y en a pas besoin, pourquoi en mettre un ? Vous croyez réellement que le poisson le voit ?

Autre règle, plus une mouche est compliquée à faire, moins elle est facile à reproduire à l’identique. Or, quand un modèle marche, il faut qu’il soit reproduit facilement à l’infini.

Mes mouches sont des mouches de pêche, rien d’autres. Il ne reste que l’essentiel : les signaux qui déclenchent les poissons à la prendre. Il m’a fallu 30 ans de pêche intensive et de mise au point de mouche en parallèle pour comprendre le rôle de chaque composant, les propriétés de chaque matériau. Cela donne une collection de mouches uniques, personnelles, dépouillées mais très très très (trop ?) efficaces.

La maxime qui dit qu’on y est arrivé lorsqu’il n’y a plus rien à enlever se vérifie aussi dans le domaine du montage mouche.

Une bonne mouche c’est souvent un hameçon, du fil et maximum un ou deux autres composants. Si tu en as besoin de plus pour figurer tes signaux basiques, c’est que tu n’as pas employé les bons matériaux.

Fred


#3

On s’éloigne du sujet (à priori monter ses mouches).
Mais ce post est très intéressant et je suis 100% d’accord avec Frédéric

Pour moi (quasi) tout est dit :ok_hand:


#4

Bonjour ,
Les mouches de Monsieur fly .only , c’est comme le disait la célèbre publicité avec " les appâts Dudule , le poisson pullule" .Moi je vous conseille d’arrêter la masturbation cérébrale . Çà n’existe pas des mouches très très très , trop dixit fly only efficaces . Bien souvent , un bon placement , un lancer courbe , un premier lancer discret , un leurre puisque nous parlons de leurrer un poisson , et l’humeur du poisson fera le reste … J’ai connu quelques théseux dans ma vie de pêcheurs , mais là on frôle le ridicule . Désolé Monsieur … Je peux mourir tranquille , j’ai enfin rencontrer le pape de le pêche à la mouche , bénissez moi mon dieu , moi qui ne suis je qu’un pauvre pêcheur…


#5

Je considère qu’une mouche est trop efficace non pas parce qu’elle prend beaucoup de poissons mais quand il faut un dégorgeoir une fois sur deux pour la sortir de la gueule du poisson. Le but, c’est pas de tuer des poissons.

Cela m’est encore arrivé hier soir. Les poissons devaient être d’humeur suicidaire.

@jac, on parle uniquement de design de mouche. Bien sûr qu’avec un bon lancer, une bonne dérive et une bonne approche 80 % du boulot est fait sur la première dérive. Mais c’est pas le sujet ici. Pour ce qui est de la mouche, je maintiens ce que j’ai dit même si ça ne plaît pas à tout le monde.

Fred


#6

ben moi je pêche avec mes mouches a moi celles en qui je crois car elles ont été validées par le poisson (enfin pas tous)je me fiche bien que telle ou telle personne veuille ou pas montrer ses mouches puisque de toute façon je ne serai les monter a l identique .par contre je peux m “inspirer” de vos réalisations que j adapte puis que je teste par contre j aime bien l idée du partage de “sa” conception de ce que doit être une mouche artificielle et il y aura autant d idées que de pêcheurs .
merci gobages merci fly only.

ps je me souviens d un coup avec un copain nous l avons aborde avec deux mouches diamétralement différentes et intérieurement je rigolais sachant très bien qu il ne ferait jamais monter ce poisson en poste … j ai tenté le premier et j ai échoué quant a lui il fait le job au premier passage. Maintenant j aborde la pêche différemment.


#7

Bonjour ,
C’est effectivement un phénomène que l’on rencontre le plus souvent en début ou fin de saison quand les proies deviennent rares et que le besoin de nourriture se fait sentir , le type de mouches style voilier que vous employé tend aussi vers cela puisqu’il pêche dans la pellicule d’eau et fais donc appel a un phénomène de succion et souvent un ferrage retardé , on pourrai aussi parler de la tension de la pellicule de l’eau plus ou moins difficile à percer , mais là on commence à se prendre le chou , pour ce qui est de vos mouches , permettez moi d’émettre de sérieux doutes sur vos dires , j’ai eu l’immense honneur de fréquenter dans ma vie quelques illustres pêcheurs , certains maitre en entomologie , mais jamais aucuns ne ce serait livré à de telles inepties , parlant même d’ insectes imparfaits plus à même d’intéressez nos partenaires de jeu que de mouches trop efficaces …


#8

Il y a différentes écoles dans le montage comme dans l’enthomologie. Je suis partisan de la mouche d’ensemble. Certains sont plus partisans de la mouche exacte.

L’important est de se faire plaisir. Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité loin de là. J’expose juste mon point de vue pour faire progresser les débutants qui suivent ce post et qui s’embarrassent souvent de détails superflus.

Pas besoin d’être si violent à mon égard dans vos réponses.

Fred


#9

Bonjour ,
Je ne crois pas être violent dans mes propos , je trouve même que j’y mets les formes , relisez certaines de vos réponses dans bien des sujets … ai je blesser votre égo surdimensionné? si tel est le cas je m’en excuse , je ne crois pas que vous rendez de précieux services aux débutants en théorisant ainsi , d’aucuns ne détient la vérité et c’est très bien ainsi … Voilà que maintenant vous nous parlez de mouches d’ensemble , après nous avoir fait l’apologie de mouches très très , voire trop efficaces et dont vous seul avait le secret …


#10

Bonjour Jac,

Je ne vois pas où est le paradoxe entre la mouche d’ensemble et la mouche très très très efficace,. Au contraire, dans mouche d’ensemble il s’agit d’une mouche sans superflue qui peut suggérer plusieurs insectes. Après c’est le poisson qui décide…


#11

En effet une mouche d’ensemble peut nécessiter une très grande attention dans le choix des matériaux, la conception et la réalisation. Et les signaux qu’elle délivre peuvent correspondre à plusieurs insectes.

La perception des gens dépend aussi du poisson qu’ils pêchent. Pêcher la truite en torrent ne présente pas les mêmes contraintes que les ombres en fin de saison sur des grands lisses sans courant.

Pour ce qui est de la violence des propos, relisez votre message sur le pape de la pêche à la mouche de ce matin. Je ne pense pas faire d’erreur d’appréciation pour dire qu’il est violent à mon égard. Mais j’accepte volontiers vos excuses.

Fred


#12

Pour moi le paradoxe se situe plutôt entre ce simple discours qui affirme que les mouches dont parle et avec lesquelles nous « chambre » @fly.only sont des mouches « classiques » qui se trouvent dans tous les catalogues, livres de montage ou posts dédiés - et le discours hyperbolique et quelque peu exagéré selon lequel leur mise au point lui a demandé des heures, des jours, des années de travail et de réflexion sur le choix des matériaux… et leur présentation comme des « formules one » - mais c’est compréhensible et cela fait partie du jeu d’autant plus que « le choix de la mouche » est une question quasi-métaphysique :sunglasses:

en tout cas je trouve ce débat très intéressant - merci d’avoir enfin partagé l’une de vos mouches Fred!:+1:


#13

Et surtout ces propos! Ça c’est du partage! :+1::+1::+1::+1::+1::+1::+1::+1::+1::+1:
Merci Fred! Cela devrait figurer dans un livre - en tout cas cela me donne envie de l’imprimer ou de le recopier sur un marque-page à insérer dans le livre de Henry Pethe - je trouve ce résumé sur la conception des « mouches d’ensemble » juste parfait :ok_hand:
:pray:

:rainbow:« Pour moi, faire une mouche de pêche, c’est suggérer la vie aux poissons. Pas représenter fidèlement un insecte.

Un poisson, ça a un cerveau pas gros, comme un petit pois. Les ombres en ce moment, ils mangent plusieurs centaines d’éphémères par jour. Ils réagissent à des stimuli basiques : forme, tonalité, volume, brillance, niveau de flotaison…

Les composants de la mouche doivent être au service de la représentation de ces stimuli basiques, pas de la représentation de l’insecte.

Exemple si je mets des cerques sur une mouche, c’est uniquement pour rectifier sa flotaison. Rien d’autre. Les cerques c’est pas bien ou mal, ça a une fonction. Pareil pour le thorax, si j’en mets un, ce n’est pas pour faire joli ou imiter celui des insectes mais juste pour régler l’inclinaison de mon aile. S’il n’y en a pas besoin, pourquoi en mettre un ? Vous croyez réellement que le poisson le voit ?

Autre règle, plus une mouche est compliquée à faire, moins elle est facile à reproduire à l’identique. Or, quand un modèle marche, il faut qu’il soit reproduit facilement à l’infini.

Mes mouches sont des mouches de pêche, rien d’autres. Il ne reste que l’essentiel : les signaux qui déclenchent les poissons à la prendre. Il m’a fallu 30 ans de pêche intensive et de mise au point de mouche en parallèle pour comprendre le rôle de chaque composant, les propriétés de chaque matériau. Cela donne une collection de mouches uniques, personnelles, dépouillées mais très très très (trop ?) efficaces.

La maxime qui dit qu’on y est arrivé lorsqu’il n’y a plus rien à enlever se vérifie aussi dans le domaine du montage mouche.

Une bonne mouche c’est souvent un hameçon, du fil et maximum un ou deux autres composants. Si tu en as besoin de plus pour figurer tes signaux basiques, c’est que tu n’as pas employé les bons matériaux.

Fred »:rainbow:


#14

Bon et bien maintenant que tu es lancé, fais nous voir ta sulphure :blush:


#15

“Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour. Apprends lui à pêcher, il se nourrira toute sa vie.”

Vous montrer certains montages originaux vous servirait juste à vous nourrir une fois. Il serait bien plus profitable comme l’a fait LSD sur l’intérêt des cerques, de vous poser des questions sur l’intérêt de telle ou telle partie d’une mouche qu’on reproduit depuis la nuit des temps sans se poser de questions. Quand je fais ça sur une imitation, ça implique quoi pour le signal que je veux envoyer au poisson?

Pareil pour les matériaux. On devrait en connaitre les propriétés avant de les utiliser.

C’est à ce prix qu’on peut maîtriser le montage de ses mouches et en créer des adaptées à chaque situation particulière.

Il n’y a aucune gloire à ça, c’est juste une démarche intellectuelle que font certains. Un jour, on a fini et on passe à un autre chantier.

Fred


#16

C’était une blague :wink:

Perso ca fait bien longtemps que je ne crois plus en la mouche miracle et que j’utilise que des mouches d’ensemble que j’ai validé moi même :slight_smile:


#17

@fly.only : Le problème c’est que tu tiens un discours très contradictoire.

Tu commences par dire qu’il n’y a pas de mouche miraculeuse :

Puis tu dis que tu as mis 30 ans pour développer une collection de mouches uniques !

Quoi qu’il en soit j’aime bien ta vision du montage d’après ce que j’ai pû lire ici. Et j’ai l’impression que tu pourrais nous apprendre plein de choses. Tout le monde n’aura pas la chance de pêcher pendant 30 ans…
En tout cas, j’espère que chacun est bien libre de partager ce qu’il souhaite sur ce forum.


#18

Le diable se loge dans les détails. Un palmer imite plein de choses mais il y a des cas où on est limité avec les trois modèles cités (palmer, voilier et pheasant tail).

Les sedges émergents, les spents, les sulphures émergentes, les chiros, les fourmis sont des cas particuliers où il faut créer des imitations adaptées. Le problème se pose moins sur la truite en torrent mais dès qu’il y a des lisses, il faut affiner.

C’est très stimulant de faire cette démarche de création / adaptation d’un modèle. Après une imitation de fourmi reste une imitation de fourmi. La silhouette, les composants (corps, aile, colerette) sont communs à de nombreux modèles. Mais rien qu’en choisissant avec soin les angles et les matériaux on peut changer plein de choses sur un modèle aussi convenu. Et au final, tous les modèles ne se valent pas en particulier sur ces retombées de fourmis qui peuvent être problématiques.

Et c’est ce qui fait que toutes les collections de mouches des pêcheurs monteurs sont quelque part uniques. Tous ces choix fait en connaissance de cause ou pas par les monteurs lorsqu’ils sont devant leur étau.

Fred


#19

Moi non plus je ne crois plus en LA mouche, mouche d’ensemble , oui sur des courants, plus d’exactitude selon le degré d’éducation des poissons, de la vitesse du courant et de la hauteur d’eau, bref, à la pêche je pêche avec la mouche dans laquelle je “crois” et sur ce forum j’ 'apprécie ce généreux partage qui est fait sur les montages.


#20

Merci fred d’avoir scinder et je préfère 1000 fois te lire dans ce registre.
C’est plutôt une silhouette et une forme général que nos chers poissons doivent percevoir. Une taille particulière des pattes ou non et des ailes ou pas.
J’ais appris à pêcher avec un guide qui a exactement la même vision que toi et donc aujourd’hui je n’ais en nymphe que des phaisants tail en 5 tailles et billes tungstene et pour pêcher en sèche le voilier que tu as montrer en photo en 12 14 16 18 20 en différents coloris.Je monte tous mes cdc avec des cerques et je les coupe en action de pêche au besoin.Des fois c’est mieux avec et des fois sans.
Cela est valable pour moi avec ma pauvre technique de lancer.La mouche est importante mais dans l’alphabet c’est la lettre w pour attraper un fish.L’endroit le moment le lancer le poser sont autant d’élément qui sont beaucoup plus important.
Je ne fais presque que 1 modèle en sèche et en nymphe donc elles sont très simples et dépouillées et j’arrive à les reproduire identiquement. Les matériaux sont très importants notamment les plumes.Trouver de bonnes cdc est une gageure et je cherche encore pour trouver celles qui ne sont pas sponsorisées par sopalin ou spontex.
Jérôme