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Gobages

Mettre au point une mouche


#61

[quote=“fly.only, post:50, topic:10441”]
Les savoirs sur la pêche à la mouche en sèche n’ont rien d’infini.
[/quote

Si c’est vrai, c’est bien dommage car je trouvais l’impression de ne jamais pouvoir épuiser ces savoirs, extrêmement stimulante et passionnante…


#62

“Mais si vous n’êtes pas trop vieux vous avez encore des années pour vous améliorer”

Beh moi, je me pose des questions sur tes connaissances en neurosciences, parce qu’un temps de réaction, ça se compresse pas, aussi longues soient les années que tu peux essayer de consacrer à les améliorer…

C’est dingue cette histoire. Si parce qu’un pêcheur ne pique des poissons qu’au bord (ou à 90% au bord), il considère que c’est comme ça que ça se passe en matière de pêche à la mouche, et qu’il n’envisage pas une seconde que quelque chose ne va pas (ou pas aussi loin que ça pourrait) dans ses protocoles globaux de pêche, le souci d’estime de soi et d’égo est peut-être avant tout à chercher de son côté, plutôt que chez celui qui explique que si tu vas au bout ça rentre, point barre.

Par ailleurs, au sujet des questions d’humilité des grands, bien malin qui peut expliquer sans être dans leur tête quels sont les mécanismes qui interviennent dans la manière dont ils se comportent. Etre humble (ou faire preuve de fausse modestie - le frontière est ténue), ça permet avant tout de s’affranchir des problématiques de rejet de la part de la masse des autres pêcheurs, comme le cas présent l’illustre parfaitement. Jouer à l’idiot ou au modeste pour éviter les emmerdes, ça peut aussi et surtout être une question de confort, voire une démarche populiste, plus qu’une façon d’être profondément sincère.

Bref, autant je suis pas client systématique des interventions de fly.only, autant là dans les échanges qui ont lieu depuis quelques jours, je suis effaré par l’absence massive de compréhension de son propos, et la mauvais foi utilisée pour le dénigrer…

Matt


#63

Et bien ca sent la fermeture de la pêche … et de ce post !

Juste une petite remarque au sujet de l’engamage des mouches, Le fait que celles ci soient aspirées en profondeur marque bien une forme d’appétence et/ou d’absence de méfiance.

il suffit de voir comment les ombrets et les truitelles sont systématiquement pris plus profond que les individus plus éduqués ou/et plus âgés.

Ca n’a rien a voir avec la rapidité du ferrage, sur des poissons méfiants, si tu ferres trop tard de toute façon tu ferres dans le vide…et pas au fond du gosier !


#64

Je partage entièrement les propos de Matt:

(je suis pas client systématique des interventions de fly.only, autant là dans les échanges qui ont lieu depuis quelques jours, je suis effaré par l’absence massive de compréhension de son propos, et la mauvais foi utilisée pour le dénigrer…)


#65

Je trouve certaines interventions un tantinet prétentieuses. Moi je lance la mouche que j’ai choisie et le Bon Dieu fait le reste…ou pas. Pas de quoi se prendre le chou avec cela!


#66

Bonsoir, je m étais promis de ne pas mettre mon grain de sel et de ne rien écrire sur ce sujet, mais là la dérive est elle que j essaie et ne m en voulez pas de rentré un peu d ordre:
La question est cerques ou pas cerques dans le montage de mouche. On est loin du ferrage et de l engamage.
J ai eu la chance lors d un échange de matériaux anciens que Fred sans le connaître m envoie deux exemplaires de mouches, tellement dépouillées que le montage m à interpeller : un hameçon recouvert d un seul matériau et un peu de cdc
J ai observé cette imitation sous toutes les coutures et l essentiel était là Rien à ajouter
J ai appris à pêcher sur la Vis au cirque de Navacelles il y a bientôt 40ans
Je la pêchais trois à quatre fois par semaine si bien que ma boîte ne contenait que 2 modèles de mouches qui couvraient les éclosions
Ma force était de connaître la rivière de prendre des bredouilles et à analyser mes échecs
En philigranne Fred veut peut être nous dire que la Palm te donnera ce que tu veux bien lui donner.
Pour la Vis oreille de lièvre peu fournie entre 16 et 18
Seul le cerclage diffère en fonction des éclosions
Aujourd’hui je vis près du Lot et du Tarn par choix pour aller à la Peche tous les jours de repos
Je refais ma quête de la mouche du Lot cela fais 10 ans que je la peaufine, il me reste encore du chemin
Bonne soirée
Patrick


#67

ah ben désolé, moi j’aurai dit introuvable, mais bon reste les pdf


#68

ah ben marius pour me faire pardonner je peux t’envoyer le pdf et a orpailleur aussi.
suffit de demander et de me donner vos avis apres lecture.


#69

Je m’autorise une comparaison avec une œuvre d’art: on dit d’une œuvre d’art qu’elle approche la perfection quand on ne peut plus rien lui enlever. Je pense que c’est pareil pour une mouche sèche: elle devient bonne quand elle est épurée au point de ne plus pouvoir rien lui enlever…


#70

Pas de soucis @norman merci mais @lunefish est en train de me le préparer :wink:
Effectivement j’avais écrit « improbable » car peu probable à trouver :blush:


#71

Très volontiers norman!


#72

Je ne sais pas s’il on peu comparer la création de mouche avec une “oeuvre d’art” mais la recherche de l’épure dansun dessin ou une peinture “par exemple” t’amène souvent dans une impasse.


#73

Oeuvre d’art ? Certaines oui …
Il y a encore mieux mais je n’arrive pas à remettre la … souris dessus …


#74

Je te remercie d’avoir prit le temps de me répondre.
Est ce que tu peux développer un peu plus cela stp si cela est possible.

Qu’entends tu par hiérarchie? y a t’il aussi une hiérarchie en fonction du stade?
De plus tu parles d’épurer au maximum les montages, que les matériaux ont une fonction bien précise peux tu donner un exemple par rapport a la photo de la mouche que tu as posté. Qu’est ce qui t’a conduit à ce choix si épuré?


#75

La question est-elle : comment mettre au point une mouche, ou comment diable Fred met-il au point les siennes ? J’ai l’impression que le sujet devient plus l’occasion fantasmée d’une pêche miraculeuse à l’information que celle d’une réelle réflexion et d’un partage de pratiques et d’expériences de la part de chacun. Les “papes” ne sont jamais autoproclamés : c’est les autres qui les élisent. Comment mettre au point une mouche ? Et si tout le monde y mettait du sien ?


#76

Ce post très intéressant fourmille d’informations importantes. Je ne connais pas @fly.only et c’est bien dommage car tu dois être un puits de science en matière de pêche à la mouche. Tu possèdes également la qualité d’irriter ton auditoire avec des propos prétentieux et provocateur. Ceci fait peut-être partie du personnage mais il est difficile de déterminer le degrés auquel on doit prendre tes affirmations. Je ne comprend pas non plus le paradoxe entre ta présence sur ce forum et ta volonté de conserver certaines informations.

Tu cites la bible. Mets une pointe de bienveillance dans tes interventions ce sera divin :innocent:


#77

Si Fred est le pape je suis enfant de cœur.:rofl:
Je pêche que sur la belle exclusivement maintenant et même si je suis très loin d’avoir le métier et les connaissances de certains mes petits voiliers ressemblent à la photo de Fred.
La plus grosse différence est que je les monte avec des cerques. Pourquoi car mon corp est uniquement fait en fil de montage 6-0 et que cela m’aide a donner une forme conique a mon abdomen.Ces cerques je les coupe ou pas en fonction des reactions des poissons.Mon torax est aussi plus marqué et 2 utilités premièrement donner une allure plus naturelle et deuxiement cela me permet de mettre en appuis ma plume de cdc pour lui donner la bonne inclinaison.
Pourquoi aussi dépouillé car le superflu est comme son nom l’indique inutile.Je suis pas un grand monteur de mouche et il fallai que je sois capable de refaire facilement mes mouches à l’identique.
Je ne monte que très peu d’araignées car j’ai de meilleurs résultats avec des mouches flotants très basses sur l’eau.La Dordogne c’est pas un torrent de montagne.
Jérôme


#78

Je suis bien d’accord.
Et je rajouterai que les cerques ont aussi une importance capitale pour la capacité à flotter de la mouche.
A ce propos, je crois halluciner lorsque je lis que certains canards hybrides produisent des plumes qui permettent à une mouche sans cerque de flotter encore après 2 jours et 17 poissons, et ce sans le moindre coup de sopalin.
Ces canards seraient-ils coupés de polystyrène ? :joy: :joy: :joy:


#79

Pour les cul de canards, aussi je n’utilise plus que ceux que je tue moi - même, je trouve effectivement que c’est bien meilleure en therme de flottaison que ceux du commerce.


#80

Le premier principe pour moi est qu’une mouche doit se faire à partir de l’eau, et non à partir de l’étau (encore pire à partir d’un manuel ou d’un catalogue généraliste qui n’a rien à voir avec notre rivière). C’est-à-dire que les meilleures mouches sont celles qui sont montées dans la foulée d’une vraie sortie de pêche, où l’on a regardé, cherché, sué, réfléchi et encore cherché, et où l’on a remarqué que ce qu’on avait dans la boîte n’était pas suffisant, ou du moins n’avait pas permis de coller parfaitement à la pêche. L’idéal étant alors de pouvoir retourner au plus vite sur les lieux pour vérifier, dans des conditions analogues, l’efficacité du nouveau modèle ou des ajustements apportés au modèle précédent.

Le principe suivant, ce serait pour moi qu’il faut, autant que possible, éviter les automatismes et les formules prêtes à l’emploi (même si, pour être arrivées jusqu’à nous, elles doivent avoir leur utilité générale), et tout orienter en fonction du but : qu’a-t-on vraiment observé sur l’eau (les insectes vus in situ diffèrent souvent considérablement de ce qu’on trouve dans les livres, notamment en termes de taille et d’intensité des couleurs) ? Quel stade souhaiterait-on imiter ? Comment flottait l’insecte dans la dérive ? Et du coup : quels matériaux et quel équilibre permettraient de s’approcher de cette présentation ? On prend des photos au bord de l’eau, on récolte des spécimens, on essaie de reproduire tout cela tant bien que mal (pas l’insecte nu, mais l’air qu’il a sur ou dans l’eau) en s’aidant par exemple d’un verre d’eau qui permette d’observer la pellicule et, surtout, de regarder d’en dessous !

Mon troisième principe, ensuite - mais là c’est un péché inavouable - c’est que la mouche doit aussi plaire au pêcheur, parce qu’elle en incarne pour ainsi dire le rêve et l’émotion. Cette émotion, elle n’est pas uniquement esthétique (elle serait inopérante), elle est aussi sauvage. Et c’est en cela qu’elle permettra de s’accorder au monde naturel. Il y a des mouches que je me réjouis plus que d’autres de poser sur l’eau. Ce ne sera pas toujours les plus efficaces, quoique. Le plaisir que l’on éprouve à nouer telle ou telle mouche au bout de sa pointe participe pour beaucoup à la qualité, mais surtout à l’intensité avec laquelle on pêche. Et cette intensité est décisive.