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Truite AEC dans nos rivières, quel avenir, quel interet?


#1

Bonjour à tous, suite à l’intervention de de certain sur le sujet de la reproduction des truites AEC sur le DRAC, on peut voir que ces dernières ne sont pas forcement des plus désirées dans nos rivières aux vus des dégats qu’elles feraient.

Qu’en est-il réellement? Les ARC sont des prédateurs donc forcément cela va se ressentir sur d’autres espèces mais à quelle échelle ( la taille des individus doit jouer aussi). Sur les rares rivières ou je trouve ces poissons, qui sont lachés pour l’ouverture afin de contenter les ventres affamés, leur présence n’est que temporaire avec la pression de pêche et les coups d’eau possible. Si il y a une influence, elle est très faible.
Pour les rivières equipées de zone de NK surdensitaire ce n’est pas la même musique je suppose.

D’ailleurs d’où vient cette “tradition” de lacher des arcs à manchettes à l’ouverture?


#2

la tradition c’est que le pecheur d’ouverture fasse du poisson… pourquoi des arc ? C’est moins cher que les farios,(ca pousse plus vite) ca répond bien à une pêche rapide artificielle et pas de risque de pollution génétique… (mais bon ca c’est pas le plus important lol)

et pour les nokill surdensitaires avec AEC le mal est déjà fait généralement… donc pas ou peu d’impact à mon sens


#3

L’interet de l’arc reside dans son cout econimique …il permet dans des contextes de moyens assez simple d’assurer un minimun de satisfaction alimentaire pour des pêcheurs qui veulent prelever …et il permet aussi dans des contextes halieutiques et surdensitaires de limiter l’impact des derives et d’alimenter de maniere plus regulier ces parcours …d’autant que ce sont souvent des zones non conformes…


#4

Pour moi, l’arc en ciel de bonne qualité est un superbe poisson à pêcher à la mouche.


#5

L’idée que les AEC puissent nuire aux populations de fario est a ranger au rayon “mythe&légende” de la bibliothèque des pecheurs (un rayon tres tres fournis) !

Un simple voyage dans l’Ouest des US où en NZ démontre que les deux espèces peuvent cohabiter parfaitement bien et que souvent c’est même les fario qui prends le dessus :

  • L’AEC a un régime alimentaire différent de la fario, se nourrisant davantage dans ce qui dérive (“drift” = insectivore) alors que la fario a un régime alimentaire davantage prédateur, piscivore.
  • Elles n’occupent pas non plus les même postes, les fario davantage les bordures, les AEC davantage les courants.
  • Le timing de la reproduction est aussi différent, la fraie au printemps de l’AEC rend l’espèce plus résiliente dans les rivières soumissent a de fort aléa climatique hivernaux (crue, secheresse).

=> En fait, se sont 2 espèces plus complémentaires que compétitrices sur des milieux suffisament vastes et productifs, c’est d’ailleurs une des raisons de la qualité de peche tres élevée de ces parcours mixtes aux USA et en NZ…

A+
J


#6

Pas besoin d’aller jusqu’au us ou nz pour voir que ces deux poissons co-habitent, en tout cas vous avez parfaitement bien résumé le sujet ! :slight_smile:


#7

Est ce que vous pourriez développer ce que vous entendez par limiter l’impact des dérives et zones non conformes?


#8

Il est claire que c’est un poisson plaisant à pêcher ( quel poisson ne l’est pas?:yum:), mais en effet, en fonction d’ou on le pêche on peut se retrouver avec des poissons de qualités aléatoires. Les réservoirs proposes d’ailleurs un échantillonnage de cette qualité.


#9

Pour vous repondre nepe …zone non conforme c’est à dire sur lequel une gestion patrimoniale n’est pas conseillé …en somme des secteurs ou gestion halieutique peut etre mise en place…de fait investir dans des arcs présentent l’avantage d’introduire un poisson à faible cout economique par rapport à la production de fario de qualité …des zones qui servent soit à satisfaire un acte de prelevement , soit à la creation de parcours practice dont on sait que le controle se revele difficile …et au vue aujourd’hui du nombre d’irrespect trés important des regles par les pratiquants …à minima cela coutera moins d’euro…


#10

Oui, je pense que l’arc-en-ciel présente bien plus de concurrence pour l’ombre que pour la truite fario. Dans beaucoup de rivières de l’Est de l’Europe au tourisme halieutique très développé (Slovénie, Autriche) on trouve les trois espèces qui cohabitent, la répartition spatial est assez similaire entre l’ombre et l’arc-en-ciel mais cette dernière est plus souvent en surface alors que l’ombre ne monte que pour gober. La fario reste essentiellement en bordure.


#11

Toutafait @Yannick je pense qu’une des clés de la qualité halieutique de ces parcours c’est d’abriter 3 voire 4 espèces différentes de salmonidé qui ont des envelopes écologiques complémentaires (et non concurente). Mécaniquement ca permet d’augmenter la quantité de poisson présent. C’est un point qu’on a du mal a accepter en France où la fario demeure le poisson roi, celui concentrant l’essentiel des attentions en matière de gestion en 1er catégorie…

A+
J


#12

Il me semble avoir lu que 80% des insectes auraient disparu. On le constate d’ailleurs en roulant de nuit, les voitures ne sont plus dans l’état qu’elles l’étaient. Si on introduit plus de poissons et qu’il y a moins de nourriture, ne risque t’on pas à terme de voir une espèce dominer les autres ? :thinking:


#13

Notez que dans bon nombre de rivières, 80 % des poissons ont également disparu … :disappointed_relieved:


#14

on y viendra, que ça plaise ou non, ne serait-ce que pour “protèger” les dernières souches de fario. Nous y songeons dans notre aappma d’introduire des alevins AEC stériles.


#15

Bonjour Fisheur25,
Autant je suis pour l’introduction de truites arc-en-ciel prêtes à pêcher qui ne restent en général pas plus de 15 jours dans la rivière et ne présentent en aucun cas un danger ou une concurrence pour les truites fario ou ombre, autant je suis perplexe sur l’introduction d’alevin de truite arc-en-ciel stérile ou non et ce pour deux raisons:

  • cela servira surtout à nourrir les fario en place et le résultat économique sera catastrophique
  • celles qui vivront feront une concurrence alimentaire sur tout le cycle de vie aux alevins de fario ou d’ombre
    Cette histoire de sauvegarde des souches de fario est louable mais dans la réalité le taux d’introgression de gène reste faible et là où il est important c’est parce que la souche originelle avait été décimée par la pollution ou des crues dévastatrice. Quoi qu’il arrive c’est le milieu qui va sélectionner la souche, les individus les moins adaptés ne survivant pas. Le risque de disparition ou d’affaiblissement d’une population va être plutôt dû à des changements du milieu (climatiques, hydrauliques, environnementaux…), là où une souche qui s’était adapté pendant des miliers d’année peut ne pas survivre à de tels changements surtout s’ils sont radicaux et rapides.

#16

ben on essaiera quand meme


#17

Il y a la place en France pour l’introduction de l’aec non stérile, il y a un milieu pour cette espece


#18

Bonjour à tous ,
L Espagne ne fait elle pas une utilisation des aec pour faire vivre ses rivieres d une maniere economique a certain endroit et cela permet de garder des pecheurs ,des cotisations et d exister en tant que utilisateur de la rivières.
C est peut être par là que il faudra passer pour sauver notre loisir .


#19

N’étant pas scientifique, je ne vais pas me lancer dans des considérations sur la complémentarité ou la concurrence des espèces de salmonicoles dans une rivière. Mais mon point de vue de pêcheur c’est que l’AEC est un superbe poisson de sport, qu’il peut présenter de superbes nageoires non rognées et qu’il peut parfaitement cohabiter avec les farios et les ombres selon mon expérience.
Pour ces raisons, je considère qu’à condition de rester raisonnable dans les déversements ( ce qui n’est pas le cas sur certaines rivières de Slovénie par exemple), c’est un plus indéniable pour le pêcheur sportif.


#20

Dans mon esprit, quand je parlais de réhabiliter la truite AEC c’était plutôt en créeant des parcours régulièrement empoissonné en individus adultes, par exemple ce type de parcours :

A+
J