Home .:. Pêche mouche .:. Matériel .:. Communauté .:. Montage mouche .:. Voyages pêche .:. Milieu .:. Vidéos

Peche mouche - Gobages.com

Enquête - conservation et usages des espèces menacées

#1

Chers membres du forum,

Ce message et l’objet qu’il porte est le fruit d’une collaboration entre l’équipe du forum Gobages* et moi-même, chercheur en économie de l’environnement (Irstea Bordeaux).

Vous trouverez ci-dessous un questionnaire destiné à alimenter un travail dans le cadre d’un projet de recherche qui aborde la question des usages et de la conservation des espèces menacées.

Ce projet est coordonné par Irstea Bordeaux (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, ex-Cemagref) en partenariat avec l’Inra St-Pée sur Nivelle et l’Université de Pau.

Plusieurs disciplines participent (écologie, biologie, génétique), ainsi que des sciences sociales, qui nous concernent particulièrement ici.

Nous nous focalisons sur les poissons migrateurs amphihalins comme cas d’étude, dont la plupart des espèces sont menacées ou en voie d’extinction.

L’enjeu de cet axe du projet est de s’intéresser à l’influence de l’information/la connaissance sur le comportement du pêcheur en termes de pratiques, de soutien (ou non) aux politiques publiques, et de son comportement vis-à-vis des enjeux de conservation.

L’idée derrière tout ça : quelles sont les alternatives au tout réglementaire, et quel est l’impact de la sensibilisation, l’éducation…et comment organiser un accompagnement ? Un terrain non ou peu exploité est la part prise par le numérique, et en l’occurrence les forums de discussion dans justement la circulation de la connaissance et des idées.

Ce questionnaire dont voici le lien ci-dessous prendra environ 8 minutes de votre temps. Je vous remercie par avance de l’intérêt que vous pourriez porter à ce travail.

https://sondage.irstea.fr/index.php/434251?lang=fr

*Je tiens à remercier chaleureusement l’équipe du forum Gobages : Frédéric, Patrick et Jean-Yves pour leur intérêt dès le début du projet, leur esprit collaboratif et leur bienveillance vis-à-vis de mes sollicitations (et bien souvent de mes messages à rallonge:smile:).

Je me tiens à votre disposition pour tout commentaires, suggestions, informations…

Bien cordialement,

Christophe Boschet
Unité de Recherche Environnement, Territoires et Infrastructures
www.irstea.fr

3 Likes

a épinglé ce sujet #3
0 Likes

#4

Formulaire complété et renvoyé.
J’ai hâte de savoir ce qu’il en ressortira.

0 Likes

#5

Bonjour formulaire remplit ,et curieux de savoir les résultats

0 Likes

#6

Formulaire complété .

0 Likes

#7

C’est fait, le formulaire est remplit.

0 Likes

#8

Idem j’ai complété le questionnaire, plutôt satisfait de pouvoir y contribuer ! Merci Gobages et Irstea ! :blush:

0 Likes

#9

J’y ai répondu mais pour ma part encore une énième initiative quand on connait déjà les solutions au problème et que les moyens ne suivent jamais.Rien de révolutionnaire dans ce sondage.

0 Likes

#10

répondu en espérant que beaucoup fassent de même : mais ou cela nous emmènera t’il??

0 Likes

#11

Bonjour à tous,

Merci à tous ceux qui ont déjà rempli le questionnaire !!
Je vais tenter de répondre autant que possible aux commentaires.

Une bonne journée à vous tous,
Christophe

0 Likes

#12

Bonjour Eric06,

Bien sûr ce travail n’a pas la prétention de révolutionner les choses. Pour autant il tente de relever deux défis : i) prendre en compte la mutation des vecteurs de prise de parole (le numérique versus les assemblées traditionnelles), ii) dégager des connaissances sur l’appropriation des enjeux par les usagers des espèces.
En revanche si les problèmes environnementaux sont connus, la complexité des enjeux qui sous-tendent “les solutions” sont de plus en plus complexes…je ne sais pas justement si on les connaît vraiment.

Au plaisir de vous lire et d’en discuter,
Christophe

0 Likes

#13

Bien sure que les chercheurs connaissent la complexité des enjeux qui sous entendent des solutions de plus en plus complexes.
il y a quelques mois j’ai participé à une conférence sur la protection du loup et surtout le moratoire sur le mérou.
Rapproche toi de ces chercheurs et il t’expliqueront que la complexité c’est de mettre une interdiction ou restriction de pêche qui vas jouer sur un tas d’emplois,du pêcheur pro à la pêche de loisirs.Par contre la pollution qui se déverse dans la mer venant des cours d’eau c’est pas trop leurs problèmes,leur secteur d’étude c’est la mer .
Bilan de la séance,pour un pêcheur professionnel présent c’est les pêcheurs de loisir qui lui volent son poisson(faudrait interdire la vente de leurres d’après lui),pour le président d’un club de pêche en mer(pêcheur de loisir de thon),a force de protéger les mérous il y en a trop et c’est lui qui mange une parti du poisson,pour un des scientifiques d’après une de ses recherche il s’est vendu 110000 fusils harpon en 2017 à multiplier par X kg de poissons…encore les pêcheurs de loisir.Les grosses unités de pêche difficile vu les emplois à la clef et moi qui a dis pratiquer le no kill en rivière comme en mer on m’a répondu que je ferais mieux d’arrêter de pêcher.
En tout cas je suis pour soutenir la recherche et les scientifiques mais pour pas mal d’entre eux on dirait que cela leur permet de voyager à travers le monde au frais de la princesse.
En fin de séance j’en sais pas plus de leurs propositions pour la conservation du loup et du mérou en Méditerranée.
Si tu pense que ta contribution permet de changer les choses tu as tout mon soutient.
Coté positif j’y ai quand même appris des choses qui sans la recherche on le saurait pas.

0 Likes

#14

Puissant raisonement :+1::+1::+1::+1::+1::+1::+1:

J’ai remplis, je sens qu’il va y avoir des surprises dans ce questionnaire ! Et juste un mot sur le coté “tout réglementaire” évoqué par Christophe. Se serait super si déjà la loi était juste respectée. Sur la Dordogne, le principal problème pour les migrateurs c’est la continuité en long => tant que les barrages du Bergeracois ne seront pas rendu facilement franchissable, on ne reverra pas aloses, lamproies et saumon sur le BV. On peut légiférer tant qu’on veut et/ou faire changer les mentalités des usagers, tant que les poissons seront bloqués devant les ouvrages, celà ne changera strictement rien…

A+
J

1 Like

#15

Bonjour John,

La question centrale est là : finalement est-ce que la loi/le règlement permet d’orienter les comportements? Pour une partie oui, mais on se rends quand même compte que plus il y a de règles, plus elles sont contournées. D’autres outils doivent être mobilisés.

Sur la question de la continuité, non comment, on est d’accord.

@Eric06 : le raisonnement sur la conférence et l’expression des différents intérêts est un bel exemple des “enjeux qui sous-tendent les solutions”. C’est bien cette complexité dont je parlais, de l’économie politique à plusieurs niveaux.
Après…effectivement nous voyageons, le nombre de visioconférences explose, mais on ne peut pas tout régler comme ça…

Bonne journée,

Christophe

0 Likes

#16

Milieu des années 90, les barrages étaient en place, ils étaient tout aussi problématiques qu’aujourd’hui à passer (voire plus) et pourtant, il fallait faire attention à ne pas écraser les lamproies à Argentat lorsqu’elles frayaient et EpiDor devait mettre des affiches pour expliquer que les aloses mortes sur les plages c’était normal.

Le problème ne réside malheureusement pas que dans la problématique de franchissement des barrages. Les filets ne sont malheureusement équipés de passes à poissons.

Au 5/04, on a 19 saumons qui ont grimpé Mauzac et pour les autres espèces migratrices, c’est 0, 0 et 0 (source MiGaDo).

Fred

0 Likes

#17

J’ai répondu et comme souvent pour moi les 3 criteres problématiques pour les migrateurs sont :

  • Qualité de l’eau
  • Franchissement des ouvrages d’arts
  • Braconnage au niveau des réserves et / ouvrages à franchir

A+
T

0 Likes

#18

Dans la continuité de mon message précedent …

https://www.sudouest.fr/2019/04/16/les-lacs-et-rivieres-du-sud-ouest-pollues-aux-pesticides-et-perturbateurs-endocriniens-5993684-4696.php

A+
T

0 Likes

#19

Bah oui mais ça, c’était avant les modifications climatiques. A ce niveau typologique, c’est +0.5/+1 °C par décennie en Tmoy. Fais le calcul. Il y a de tres forte chance pour que la zone aval Tuilière ne soit plus propice a la survie des alosons et des ammocètes de lamproie marine. La seule issue possible pour ces espèces c’est de remonter la rivière et de passer les barrages pour trouver des portions de rivière plus propice a la repro. A l’heure actuelle, c’est très difficilement possible. On pourra cesser toutes exploitations au filet celà ne changera rien du tout a la situation, c’est le cas pour l’alose depuis 2008 sans aucun résultat tangible…

A+
J

0 Likes

#20

Formulaire rempli aujourd’hui

0 Likes

#21

Bonjour à tous et merci mouche 19,

Selon les premiers chiffres, il apparaît que seulement les 2/3 de ceux qui ont répondu ne vont pas au bout. Cela peut être dû à la question où il est demandé les infos “utilisateurs” (sujets émis, réponses, etc…) car il est nécessaire de se connecter.
Si vous n’êtes pas membre ou plus lecteur que contributeur, dans ce cas-là je vous invite à remplir les cases par des 0. Cela ne bloquera pas votre démarche de réponse au questionnaire.
Par contre effectivement, si vous êtes un gros contributeur, ça fausse l’enquête…

Merci en tout cas à ceux qui ont rempli (34 personnes) et/ou commencé (64) à remplir le questionnaire,

Bien à vous,
Christophe

0 Likes