Choix de couleurs pour les streamers

Salut les gars ! Comment choisissez-vous vos coloris de streamer pour le brochet et avez-vous des coloris fétiches ? Je me suis posé cette question cet après midi en prenant une grosse déculotté sur mon lac :joy: grosse remise en question face aux pécheurs aux leurres qui « enchaînaient » et à un moucheur qui ma fait un pike sous le nez après être passé 15 fois dessus :sweat_smile: Bon je m’en tirerai quand même avec deux poissons, mais parfois j’ai l’impression d’être à coté de la plaque… pour info le ciel était gris et l’eau teinté verte/blanche… j’ai sorti les coloris chartreux (deux poissons sur un piker’s point) et rien sur les coloris blanc, orange, firetiger, peu importe le type de streamer et la profondeur…Merci pour vos éclaircissements :wink:

Bonsoir,
Vaste sujet dont je ne maîtrise pas moi non plus tous les tenants et aboutissants. Ma couleur favorite est le chartreux. Celle avec laquelle je pêche le plus aussi et donc prends le plus de poisson. Je l’utilise en cas de temps couvert et tôt le matin. Ensuite le blanc avec ou sans une pointe de rouge pour la journée. Le bleu pour les pêches profondes (3 mètres et plus). Le doré s’il y a des rotengles. L’olive pour les pêches en surface (grenouilles). J’ai un copain qui a de très bon succès au rose, je n’ai pas encore essayé mais je pense que cela sera mon prochain montage pour avoir une couleur bien voyante. Je ne sais pas si la couleur est si importante au brochet, la taille, la nage et la ressemblance avec ses proies me semble plus importantes mais je me trompe peut-être…,

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Merci pour ton retour ! Justement pour moi le rose est de loin mon coloris fétiche qui me permet parfois de vraiment me démarquer et parfois comme aujourd’hui rien… J’ai aussi pensé aux formes (j’ai changé de streamer, utilisé de gros tube…) J’ai pêche en s4, en intermédiaire rapide beaucoup plus lentement (je peche dans max 3/4m d’eau) et malgré tout il m’a manqué un truc aujourd’hui que les autres avaient alors que je connais le spot comme ma poche… Comme quoi rien n’est acquis…

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Je pense comme @Yannick, il faut respecter les bases de la pêche à la mouche : faire manger une imitation ressemblant aux proies du moment en s’appuyant sur les spécificités de la pêche à la mouche.

Donc première chose : ne pas se comparer avec les pêcheurs aux leurres. Ce n’est pas la même pêche. Si tu veux du rendement, passe au leurre.

Deuxième chose : comme en sèche, en nymphe, en noyée il faut trouver ce que bouffent les poissons et imiter. Et cela va bien au delà du simple choix d’une couleur. Il faut trouver d’autres signaux et surtout l’animation qui correspond à la proie. Si tu animes une imitation de perche comme une grenouille, les brochets sont pas cons. Tu as beau avoir les bonnes couleurs, tu n’as pas la bonne nage /dérive et ça ne peut pas marcher. Les poissons débiles c’était il y a 50 ans. Maintenant, ils connaissent la musique.

Je l’ai dit récemment, on peut toujours en pêchant n’importe comment faire quelques poissons. Dans une population bien fournie, il y a toujours des souvent jeunes poissons naïfs et excités qui vont sauter sur le premier streamer chartreuse qui passe. Mais combien de fois dans la semaine et combien de temps ? Juste assez pour te faire croire que c’est la solution en fait mais 99 % du temps, tu pêches à côté.

Le vrai révélateur pour savoir si tu es dedans, se sont les gros poissons on va dire les métrés. Si tu en touches avec régularité, tu as trouvé la bonne couleur. Mais au préalable, tu auras aussi et surtout trouvé la bonne proie, trouvé les bons signaux et la bonne animation.

J’ai longtemps cru que la clé du succès au stream était de jouer sur l’agressivité du poisson. Rien n’est plus faux. La clé du succès est de faire croire au poisson qu’il y a un truc qui se mange qui passe devant son nez.

Si tu as compris ça, tu pourras faire des poissons au stream dans toutes les conditions et pas seulement lors des moments favorables ou n’importe quel gars capable de lancer un leurre à 10 m va cartonner.

Fred

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Merci beaucoup pour tes explications :wink:, ça va donner des idées a plein de monde :earth_africa:
Bruno

Il faut voir aussi le cycle physiologique des poissons, en ce moment les femelles commencent à se remplir d’œuf, elles seront moins en clin à se nourrir d’une grosse proie car elles n’ont pas la place pour la digérer qu’au printemps où il faut qu’elles refassent rapidement de nouveau le plein de protéines. Maintenant un gardon de 25 cm cela reste une petite proie pour une femelle d’1 mètre…

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Oui sauf que des gardons de 25 cm, est ce que les brochets en voient beaucoup dans leur environnement ?

Ne voient-ils pas plus souvent des gardons de 10/12 cm ?

Quand je vois les gars lancer des trucs de 25 cm de long avec des wiggle tail pour rallonger la queue, je m’interroge sur la pertinence de la démarche. Un brochet français, sur parcours pêché aux leurres, il doit avoir très peur quand il voit passer ça. :rofl:

Je dis pas que c’est pas utile pour Niklas B en sortie de frai en Norvège mais chez nous ?

Pour la couleur vu que c’est la question initiale, c’est une question de proie et pour la tonalité générale, de milieu et des propriétés de la lumière pénétrante dans l’eau. C’est on ne peut plus logique. Ça répond juste à des règles de bases de l’optique et des mécanismes hormonaux en vigueur chez les animaux aquatiques quels qu’ils soient pour réguler leurs chromatophores.

On va toujours chercher midi à 14 h mais faut pas. On cherche des prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire. Leur caractéristique c’est de « binge » bouffer. Quand ils bouffent, ils s’empiffrent le plus souvent. Mais conséquence directe, surtout en eau froide, une fois qu’ils ont mangé, ils peuvent rester des jours sans être actifs.

Donc on peut choisir de pêcher avec des pompons chartreuse pour profiter des moments de folie alimentaire mais ça va durer 5 % du temps ou alors d’imiter des proies usuelles des brochets et gagner beaucoup beaucoup plus de temps de pêche.

Donc pour moi, de l’imitatif qui se fond dans le milieu, du simple et robuste facile à lancer et surtout beaucoup d’heures sur l’eau pour apprendre.

Fred

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Bonjour Fred,
Je suis tout à fait d’accord mais cela dépend des milieux, le lac où je pêche les rotengles font souvent 1 kg et les gardons plus proches de 30 que de 20, certes à l’automne il y a de gros rassemblement de poissons de l’année et là il faut du petit et encore les tous gros brochets il ne s’embêtent pas à chasser dedans et cible les bancs de plus gros, les perches et les autres brochets. Par contre en rivière il faut du plus petit c’est claire.

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Modestement et après les explications de Yannick et Fred, je vous livre 3 points issus de la lecture du livre Brochet à la mouche Voir ici
1-la mobilté du stream doit engendrer vibrations, ondulations et pulsations souvent obtenues par l’utilisation de fibres longues.
2-Le volume et des corps charpentés « bougent l’eau »
3- Tête massive qui donne de sérieuses turbulences.

Quant à la question première du sujet, l’auteur précise:
Sujet épineux, car on peut prendre des brochets avec quasiment toutes les
couleurs.Couleurs claires, blanche, jaune = valeurs sûres qui correspondent aux
couleurs du poisson fourrage et bien visibles.Vert chartreuse, jaune fluo, orange= bon rendement en eaux chaudes et turbides. Bleu et rose= eaux froides et claires. Coloris sombres et ternes comme le noir ou olive= eaux chargées ou très pêchées.
Une touche d’orange/rouge sous la tête est un signal supplémentaire.

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Bon tout d’abord merci pour l’intérêt que vous portez à ce post et pour ces explications :slightly_smiling_face:. @fly.only comment fais-tu pour utiliser de l’imitatif (coloris naturels donc)quand les eaux sont sales, tu y adjoint un signal particulier ou une vibration particulière afin que le poisson visualise mieux ton imitation ? Personnellement j’utilise de l’imitatif avec de bon résultats quand les eaux sont claires et j’avoue que je n’avais pas pensé à utiliser ces coloris autrement. En ce qui concerne tes explications sur l’animation et ce que mange les poissons, je les partage pleinement et c’est justement la raison qui me pousse à me remettre en question car les animations de gros blancs léthargiques n’ont pas eu l’air de les décider plus que ça… C’est un « grand » lac que je pêche plusieurs fois par semaines depuis longtemps et je pense savoir sur quoi les brochets sont (après te dire s’ils sont sur les tanches, les carassins, ou sur des rotengles du kilo, je n’en aurai pas la certitude malheureusement) ce qui est certain c’est qu’on est sur du blanc de plus de 20 cm :sweat_smile: Avec ou sans Wiggle je n’ai pas forcement vu de différence flagrante, ça dépend des jours… Ça fait pas mal de pistes de réflexion à explorer tout ça ^^ :sweat_smile:

Merci pour ton retour CDC25 ! Oui j’ai peut être pas mis assez de volume, c’est une possibilité à laquelle j’ai pensé et c’est pour cette raison que j’aurais pensé toucher du poissons sur mes gros tube (plus proche des blancs du lac en terme de gabarit) plutôt que sur un piker’s point (longues fibres).

Les brochets sont des machines à repérer les proies.

Je ne fais rien de particulier. Je compte sur leurs capteurs au niveau de la ligne latérale. Certains mettent du brillant, des rattles. Ça marche un temps. Mais en fin de saison où tous ces poissons ont vu tous les leurres de la terre (parcours public), je choisis la discrétion même en eau trouble. Tout au plus je monte d’une taille de mouche.

Fred

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Et bah ça c’est une précieuse information :+1: ! Merci à toi :wink: je vais m’empresser de tester ça !

Bonjour

Entièrement d’accord avec les conceptions de fly onĺy. Je pense effectivement qu’à l’instar des autres techniques de pêche à la mouche ( sèche, nymphe, noyée) on doit présenter au brochet des streamers qui évoquent ses proies coutumières, avec tout le mimetisme de leur livraie naturelle qui les rend presque invisibles aux yeux des prédateurs , mais qui les rend visible lorsqu’ils sortent de leur territoire ou cadre de référence: ce qui est perçu comme quelque chose d’anormal par le prédateur dont la fonction naturelle est précisément de réguler ces anomalies comportementales.
Aussi me semble-t-il qu’on doit s’efforcer de reproduire ce genre de situation en présentant au prédateur ses proies coutumières en dehors de leur territoire, dans une zone où ils ne devraient normalement jamais se trouver.
Le web est envahi de tutos émanant de pays où contrairement à la France, les brochets sont nombreux et gros. On voit des montages de toutes tailles et de toutes couleurs, n’hésitant pas à donner dans la fantaisie et l’exuberance, à se demander si certains monteurs ont encore le temps d’aller à la pêche. Or il faut bien faire marcher le commerce…
Personnellement, que ce soit pour la truite, le black, le brochet, et même les espèces tropicales, je me limite à un certain classicisme basique que je décline en trois teintes générales : gris clair, Avec quelques flashes pour les eaux claires et fond clair, olive lorsqu’il y a des herbiers, et brun, lorsque l’eau est légèrement teintée.
La taille de mes streamers ? Conforme à celle des proies naturelles des espèces recherchées.
Quant aux fluos, et autres guirlandes de sapin de noël armées, on peut les réserver aux jours ou rien ne semble marcher…

A plus

B

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Merci pour ton message (vos messages) franchement, je vais me concentrer sur un choix plus naturel quelques soient les conditions. Je pense en effet que c’est peut être ce qui joue parfois en ma défaveur de vouloir leur proposer des « barbes à papa » dès que l’eau se teinte. Et à y réfléchir, je touche souvent plus de poissons par eau claires mais aussi du coup aves des coloris plus naturels… Je mettais ça sur le compte de la clarté mais pas si sûr finalement ! Encore merci à vous, d’avoir pris le temps de m’éclairer :+1:

Houla non, les eaux teintées abaissent les limites territoriales des prédateurs. Comme ils ne se voient plus, ils se concentrent et on peut en attraper plein en peu d’espace. Et ce sont donc de très bonnes conditions pour pêcher (dans une certaine limite de turbidité).

Fred

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Après faut bien se dire que les poissons ne perçoivent pas les couleurs comme nous. A priori ils ont un champ de vision moindre dans les rouges et infra-rouge et plus important vers les UV. Ce qui peut expliquer le succès de certaines couleurs qui pour nous ne sont pas du tout naturelles…

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