Débutant à la mouche sèche et nymphe questions existentielles

Bonjour à tous,

Je m’appelle Julien, j’ai 30 ans et je pêche depuis l’âge de 4 ans.

Au fil des années, je me suis intéressé à pratiquement toutes les pêches et à la plupart des carnassiers et salmonidés. En revanche, je ne pêche ni la carpe ni le poisson blanc. Je pratique essentiellement le no-kill, même si je garde une ou deux truites arc-en-ciel par an pour la consommation.

Cette année, je me suis enfin lancé dans la pêche à la mouche. C’est une technique qui me faisait envie depuis très longtemps, mais que je repoussais parce qu’elle me semblait particulièrement complexe. N’ayant quasiment personne dans mon entourage pour me transmettre les bases, j’ai appris la plupart des techniques de pêche en autodidacte. Avec la mouche, en revanche, j’ai vraiment l’impression de repartir de zéro tant cet univers est vaste.

Je rejoins donc le forum avec l’envie d’apprendre, de progresser et de profiter de l’expérience des pêcheurs qui pratiquent cette discipline depuis plus longtemps que moi.

J’aurais quelques questions.

La première concerne le passage de la pêche en nymphe à la pêche en sèche. Comment faites-vous concrètement au bord de l’eau ? Existe-t-il un montage qui permette de passer facilement de l’une à l’autre avec la même canne, sans devoir tout refaire à chaque fois ? J’imagine que cela dépend aussi de l’activité des poissons, mais je ne sais pas vraiment comment vous gérez cette transition.

Ensuite, concernant la sèche, faut-il attendre de voir des éclosions et des gobages pour s’y mettre, ou est-ce que vous prospectez parfois en sèche même lorsqu’il ne se passe rien de visible en surface ?

Enfin, c’est surtout la pêche en nymphe qui me pose question. J’ai du mal à comprendre comment on aborde un poste. Est-ce qu’on pêche principalement à courte distance, un peu comme au toc, en laissant dériver la nymphe devant soi ou légèrement de trois quarts amont ? Ou bien est-ce qu’on peut aussi prospecter plus loin ?

Je me demande aussi comment vous détectez les touches. Pêchez-vous principalement à l’indicateur, au fil tendu, ou ressentez-vous parfois les touches directement dans la canne, un peu comme à la pêche au toc ? J’ai regardé pas mal de vidéos, mais j’ai encore du mal à comprendre la logique de prospection, la détection des touches et la manière d’aborder efficacement une rivière.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront le temps de me répondre. Tous les conseils sont les bienvenus, même ceux qui peuvent paraître évidents, car je préfère repartir sur de bonnes bases plutôt que de prendre de mauvaises habitudes.

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Bonjour @juju et bienvenu sur le forum de Gobages.com !
Ce sont des questions très pertinentes que tu pose là, je suis certain que les Gobnautes vont t"apporter tout leur savoir acquit au bord de l’eau et ainsi t’aider à progresser.

Bonjour, je suppose que tu parles de nymphe au fil tendu dans ton post, sinon ce qui suit ne s’applique pas.

Voici mon avis :
2 cannes est l’ideal si tu veux alterner les 2 techniques avec la meilleure efficacité.
Sinon, comme beaucoup d’entre nous je pense, une canne pas trop mauvaise pour les 2. Soit typée plus sèche, ou plutôt nymphe, selon la technique privilégiée selon les goûts persos et/ou la rivière. Les heures au bord de l’eau sont irremplaçables.
Dans ce cadre, deux bobines interchangeables sont pour moi plus efficaces qu’une seule bobine avec un bas de ligne polyvalent type Yannick Rivière, parce que je pratique la Naf sans soie. Que celle ci a une influence importante dans la dérive des lors que l’on utilise des lestages inférieurs à 4 mm et qu’on ne peche pas « sous la canne » ou à proximité immédiate. Mais d’autres par idéologie garderont une soie malgré la perte d’efficacité, c’est un choix personnel. Le passage d’une technique à l’autre avec 2 bobines n’est pas pour moi rédhibitoire, autour de 5 min.

Quand passer de l’une à l’autre ?
En nymphe si pas d’éclosions/ gobages/matins frais et inversement en sèche n’est pas une règle absolue. Encore une fois, la vérité est au bord de l’eau.
Et surtout au goût de chacun : celui qui est la pour prendre un maximum de prises privilégiera la Naf quand pas d’activité en surface, un autre sera en sèche la plupart de la journee même sans activité et pêchera l’eau. Technique la encore qui peut s’avérer efficace aussi, en fonction des rivières, pas de vérité absolue.

Comment se positionner pour une bonne détection et une bonne gestion de la bannière lors de la dérive ?
Idéalement travers du poste, pour un lancer plus ou moins amont en fonction du temps de la mise en place des nymphes dans la striking zone, et une dérive au maximum aval avant de draguer, conditionnée principalement par la longueur de la canne, et les lestages. C’est le meilleur positionnement pour gérer sa dérive et détecter la touche.
Mais les conditions ne permettent pas toujours cette approche travers, peu discrète. Une peche plein amont sera la seule solution à ce moment là, et la gestion du fil/soie ( récupération rapide fonction du courant pour garer une tension minimale) et la détection visuelle de la touche est plus difficile. La tension du fil doit être minimale, avec un plus ou moins léger arc dans ta bannière à la surface, signe que tu portes ta ligne et l’accompagne, et non pas que tu traines et suspends tes nymphes sous l’eau.

Comment détecter une touche en Naf ?
Idéalement à toute anomalie dans le comportement de la bannière lors de la dérive : ralentissement, accélération, enfoncement, écart latéral, même infime, doit être sanctionné d’un ferrage.
Mais le préalable indispensable est de prendre contact avec ses nymphes des la mise en place de celles ci dans la colonne d’eau. C’est à dire ne pas laisser de surplus de soie/fil s’installer apes la mise en place des nymphes au fond, voire même accompagner cette mise en place pour être des l’entrée dans l’eau au «contact » jusqu’à leur positionnement au fond et ne jamais perdre ce « contact » tout le long de la dérive, cela demande de l’entraînement, et cela est plus ou moins facilité par les lestages utilisés et la distance de peche. C’est facile avec une bille de 3.8mm sous la canne, c’est de plus en plus fin et technique au fur et à mesure de la distance qui augmente et de l’allègement des lestages.
Dans quelques cas, on peut être amenés à pêcher un peu plus lourd que nécessaire : dans des fosses profondes, sur des postes éloignés ou on ne peut plus s’approcher et ou le lestage est renforcé pour propulser jusque là, dans des spots rapides et courts ou il faut se mette en place tout de suite, et dans ce cadre la, on peut être amenés à sentir la touche, parce que le contact avec les nymphes est renforcé. Ce n’est jamais une bonne chose, le poisson recrachant très vite, mais on peut dans certains cas arriver à prendre le poisson, qui se sera plus oui moins ferré tout seul si le courant est fort pas exemple.
J’ai été très long, je m’en excuse, mais le sujet est vaste, on pourrait en rajouter encore beaucoup, et ce n’est que ma vision.

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Bonjour @Juju, et sois le bienvenu sur le forum,

De quel coin es tu et sur quelles rivières pratiques tu ?

Si ce sont des eaux rapides ou lentes, si les rivières sont étroites et encombrées ou bien larges et dégagées, les techniques d’approche diffèrent un peu, mais il faut retenir deux choses fondamentales : les poissons sont économes de leur énergie et se tiennent là où ils ont à manger,

Soit des poches d’eaux calmes en torrent, des parties plus courantes en eaux calmes, plus les parties profondes et pouvant offrir des cachettes à proximité, un peu partout,

Une encyclopédie ne suffirait pas, mais en utilisant la fonction recherche ( la petite loupe en haut à droite ), tu peux avoir accès à plein de sujets déjà traités comme les différents bas de ligne ou les changements “ sèche et nymphe “,

Au plaisir d’échanger, bien cordialement,

J’en attendais pas tant merci beaucoup pour l’instant j’ai 2 canne une 9 “ soie de 5 que j’utilise en sèche sur les chevenne dans une petite rivière de chez moi ( j’attrape des chubs de 10 à 20cm avec un peu compliqué de se rendre compte d’un combat à la mouche pour l’instant) et une 10“ soie de 4 que j’ai trouvé en vide grenier que je comptais utiliser pour la nymphe mais effectivement 2 bobines pourraient être sympas !

Concernant la NAF quand vous dites aller plus loin vous pensez à quelle distance ?

Bonjour,

merci beaucoup pour la réponse je vis en Ariège je pêche principalement l’Ariege, Le Touyre, et Douctouyre et les lacs de montagne. La plupart du temps ce sont des rivières moyennes à petites, relativement facile d’accès.

Je ne me suis pas encore attaqué aux truites je m’e rêve pour l’instant sur les chevesnes mais ce samedi j’aimerais y aller faire un tour tôt le matin et le soir.

Dur de donner une distance. On va dire qu’au delà de 6/8m, c’est technique, et max 12/15 mètres. Apres tout dépend le niveau, la longueur de canne, les lestages ..

En general je suis a 3 m de moi un peu comme au toc merci beaucoup pour ces renseignements je vais mettre tout cas en application dès ce week-end !

Si tu ne pêches qu’à cette distance et ne souhaite pas évoluer dans cette pratique, une 9 pieds sèche suffit amplement, puissance en fonction du milieu/poissons rencontrés et lestages communément utilisés.
Si tu veux évoluer un peu dans ta pratique nymphe, une 10 pieds soie 3/4 type Marryat Tactical Pro par exemple, mais il y en a plein d’autres.

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Ça tombe assez bien j’ai justement un 10” soie de 4 pour l’instant le truc c’est que j’arrive pas vraiment à lancer plus loin et faisant une bonne dérive :joy:

C’est parfait, c’est une bonne longueur et une bonne puissance, assez polyvalente pour la plupart des situations, pêches tu en nymphe “ au fil “ c’est à dire sans soie, ou bien avec une soie ( qui te permettrait aussi de passer en sèche ) ?

Au fil ( ou à l’espagnole ), c’est la masse des nymphes qui propulse le système, puisqu’il n’y a pas de soie, il faut ensuite rapidement prendre contact et conduire la dérive canne légèrement en aval,

Toute la subtilité est dans le bon choix des lestages et le fil tenu “ ni trop tendu, ni trop mou “, c’est un coup à prendre, afin que la dérive des nymphes dans la veine d’eau soit la plus naturelle possible,

Plus loin, que 3 m ? :face_with_monocle:

Je comprend pas le sens de la question ? :joy: je suis pas très au fait des lancer je suis vraiment un grand débutant la dessus je viens principalement du leurre et du toc et du jig en mer donc je sais pas trop quelle sont les « normes » dans la NAF.

Pour le coup j’ai deux moulinet un avec une soie j’me wf4 et l’autre que j’ai vidé et rempli avec un backing et du nylon et du 16/100 pour finir en bdl en 14 ou 12 en fonctions des rivières et surtout des populations que je pourrais rencontrer

Je ne comprends pas pourquoi tu parles de bdl sur ta bobine remplie uniquement de backing et de monofilament. Dans ce cas, un micro anneaux 1.5 mm à la fin de ton 16/100 et zou.
Quant au lancer, tu dis ne pas lancer plus loin , je suppose que tu fais référence au 3 m que tu évoques précédemment dans ta peche en nymphe. Et si c’est bien le cas , c’est incompréhensible. La technique de base et une rotation du poignet et un jeté plus ou moins en cloche fonction de la mise en place des nymphes voulues, c’est le lancer classique compétiteur. Pour ma part, je pratique le tuck cast, un lancer proche d’un fouetté de soie, tu peux trouver facilement sur YT. (Old dominion Trout explique bien )

Je viens de regarder la vidéo de Old Dominion Trout effectivement rien à voir avec mon lancer je fais sautiller les nymphes sur l’eau pour charger la canne en gardant la canne relativement basse je vais essayer ça ce week-end. Concernant le bas de ligne c’est une habitude de mettre toujours une pointe en fluoro à la fin d’un diamètre plus fin pour un peu plus de discrétion et en cas de casse casser le plus proche possible des Hameçons. Je ne pensais pas que c’était inutile avec la nymphe au fil.

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Si c’est juste une pointe et pas un bas de ligne à noeuds comme je l’ai supposé, ok. Avec un micro anneau ou une micro boucle, tu changes de pointe en cas de casse ou changement de spots à cet endroit.
Perso je ne crois pas dans le fluoro, ne descend que rarement en 10/00, et pas pour des raisons de visibilité en tout cas, mais de dérive naturelle dans des cas extrêmes à l’étiage.
Je prends autant de poissons si ce n’est plus en pêchant en 12/00 et 15/100 l’écrasante majorité du temps.
Mais ça se respecte bien sûr.

Bonjour Juju

J’utilise une canne quand je ne veux pas trimballer 2 cannes avec 1 moulinet et 2 bobines, Marryat Tactical HX10’3 # 3/4 mais également 2 cannes une 10’9 #2/3et comme toi une 10’#4 pour la sèche. Avec deux cannes pas de prises de tête s’il y a un gobage, avec une canne le fait de changer de bobine implique une activité de surface avérée. Comme nous ne sommes pas en compétition j’ai une bobine uniquement équipée de fil bi color 18/100ème ,micro boucle et pointe en nylon(10 12/14 en fonction)

Pour le placement l’idéal est perpendiculaire au courant et dérive d’amont en aval, canne haute, la canne suit la dérive , j’utilise du Neon WAX comme indidicateur(ci dessous)

J’adapte la longueur du repère en fonction de la profondeur.

Concernant le lestage cela j’utilise en majorité 2.5/2.8/3.2/3.5/3.8/ et JAVI très dense et destiné aux gros courants.

Remarques;

Une canne de puissance 2/3 est destinée à lancer des nymphes légère et 3/4 plus lourde. Concernant la distance c’est le poids de la nymphe qui lance contrairement en sèche ou c’est la soie qui propulse. En gros plus c’est lourd plus tu va loin. Après attention à la dérive qui doit être nickel . Donc il vaut mieux commencer par pêcher propre court, c’est vrai en sèche également. Repérer la touche n’est pas toujours facile, surtout avec une mauvaise vue, en principe arrêt du fil, sensation d’accrochage, tirée et touche comme au toc, des fois induites , au moindre doute ne pas hésiter, ferrage.

LE VENT CHANGE LA DONNE et cela devient difficile s’il est fort. Pêcher amont en plaqué, ou semi plaqué…Ou changer de technique …

Concernant la sèche, effectivement après un moment d’attente et si absence de gobage , pêcher l’eau c’est comme cela que l’on dit peut se révéler judicieux.

La pêche en noyée et/ou en sèche nymphe(pompon) sont également des alternatives.

Pas de vérité absolu dans ma réponse, c’est au bord de l’eau et en pratiquant,

Voila

:waving_hand: :fishing_pole:

Pour passer de sèche / nymphe je monte sur mon moulinet 6/7 m de fil pour la nymphe ça évite que ma soie ne sorte ou rentre à chaque lancer . ( après mon bas de ligne )

Si je dois pêcher en sèche il me suffit d’enlever ces 6/7 m de fil ( je les met sur bobine mousse ) j’ai plus qu à rajouter ma pointe et c’est réglé .

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Merci beaucoup pour ces infos il me tarde demain de mettre en application !

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