Exact, c’était le sens de mon message, à chaque nouvelle espèce l’apocalypse nous est promise et jusqu’alors aucune hypothèse des biologistes ne se confirme dans nos eaux. Donc gros décalage entre prévisions et déroulements des faits, et pourtant à chaque fois on nous remet le couvert…
Donc tant que les scientifiques ne tirent pas la sonnette d’alarme on est tranquille? Et si ils le font c’est trop tard mais c’est pas grave car ca relève du cas particulier. Une hypothèse n’a pas à être anxiogène, elle est le démarrage de questionnements. Donc c’est plutôt sains de se poser les questions. Après perso quand je suis anxieux je vais à la pêche
Ah parceque les introductions d’écrevisses exotiques pour la peche n’a au aucun impact sur les espèces autochtones d’écrevisses ?
L’impact du saumon de fontaine sur les amphibiens en montagne celà n’existe pas non plus.
L’effet du silure sur les populations de lamproie et peut etre d’alose ?
Et le pseudo-rasbora qui en plus de compétition directe transmets un champignon pathogène responsable d’énorme perte dans les élevages et dont on commence seulement a documenter les effets sur les populations de poissons sauvages. etc etc…
Il y a des tas d’exemples et de preuves des effets négatifs des introductions en France où nos ecosystèmes sont pourtant déjà massivement dégradés et où il n’y a souvent déjà plus grand chose a sauver. C’est dire l’impact massif que peuve avoir ces introductions dans des milieux où les enjeux de conservation sont importants…
A+
J
Sans parler des effets systémiques dévastateurs de l’arrivée de la moule zébrée puis de la moule Quagga sur les écosystèmes des grands lacs, dont on commence à prendre de plus en plus la mesure ces dernières années…
Ce ne sont pas toujours les plus gros qui sont les plus dangereux.
On peut donc rajouter a la liste des espèces invasives le pseudo-rasbora, la moule zébrées et la moule Quagga. Cette liste commence a être très longue.Ah! j’oubliais la corbicule
Tu oublies de dire que les écrevisses exotiques dont les populations sont en effet très importantes sont bénéfiques à l’expansion de la loutre qui s’en gave, alors qu’auparavant avec les pates blanches déjà rares, les populations de loutres étaient faméliques dans le massif central. C’est donc bien plus nuancé que tes visions de fin du monde que tu nous sors à chaque fois.
Il ne faut pas oublier que nous regardons tout cela avec notre œil d’humain, qui prend en compte nos propres affectes, nos propres convictions, et notre propre conscience.
Demain, un héron vient déposer un brin de jussie coincé dans sa patte dans un étang que nous considérons comme stable (rien n’est stable, on ne vie pas assez vieux pour nous en rendre compte). Et bien nous allons tous commencer à chercher qui est le responsable, nous aurons tous notre coupable idéal. Mais la nature continuera son évolution, comme depuis que la vie est sur terre.
Oui, il faut que l’on réfléchisse avant d’introduire une nouvelle espèce dans un milieu existant. Mais notre volonté de tout maîtriser et de diriger le vivant… pure vue de l’esprit humain.
Je vous invite à lire le livre de Marc-André Selosse, « Nature et Préjugés ». Une belle remise de pendule à l’heure, des découvertes, des axes de réflexions individuelles et collectives, brefs, un incontournable pour celui ou celle qui n’a pas peur d’être remis à sa place