Intelligence artificielle

Faudrait lui demander de nous donner la formule d’une bonne émergente de sulphure. Le jour où l’IA me sort la formule de ma mouche je veux bien me ranger aux thèses transhumanistes.

En attendant c’est pas demain la veille qu’elle saura pêcher au stream ou faire des truffes. Et c’est ça le plus important.

Fred

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Ça n’engage que celui qui le dit , car on ne pourra jamais le verifier​:joy::rofl:

JY: que sais tu d’hetagenia sulfurea

CHATGPT: Je suis désolé, mais je n’ai pas de connaissance sur « heptagenia sulfurea ». Pourriez-vous me dire de quoi il s’agit ?

JY: pardon j’ai fait une faute d’orthographe .

CHATGPT: Heptagenia sulphurea est une espèce de mouche de la famille des Heptageniidae. Elle se trouve principalement en Amérique du Nord et en Europe, et se nourrit principalement de végétation aquatique. Les nymphes de cette espèce se développent dans les eaux douces et sont fréquemment utilisées comme appâts pour la pêche à la mouche. Elles sont également connues sous le nom de « nymphes de sulfuron ». Je ne suis pas en mesure de vous en dire plus sur cette espèce, mais je peux essayer de vous aider à trouver des informations supplémentaires si vous le souhaitez.

On dirait un homme politique qui parle. :rofl:

Spécialiste de rien mais variable de déblatérer des généralités approximatives sur tout et n’importe quoi.

Visiblement la nuance de l’utilisation de mouches artificielles et non de larves naturelles lui échappe un peu lorsqu’elle parle de pêche à la mouche mais elle a quelques notons d’entomologie.

Fred

… déjà, çà, çà me plait bien …? : :dotted_line_face:

Y a pas besoin de lui demander la formule de la bonne émergente de sulfure, on sait tous que tu l’as, ça va faire 10 ans que tu nous le répètes :joy:

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moi ce qui me surprend le plus, c’est qu’il arrive à se tromper sur une équation aussi simple (2p + 4(40 - p) = 134), alors qu’il a trouvé sans problème la méthode de résolution

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a-t-il fait exprès de se tromper ? …

Sur le montage de mouches je n’ai rien à dire. Sur l’intelligence artificielle, c’est un oxymore : l’intelligence, c’est tout ce qui n’est pas artificiel. Hormis les performances il n’y a aucune différence entre les rouages de la machine à calculer de Blaise Pascal et le plus performant de nos ordinateurs : ils sont le produit de leur organisateur-programmateur et ne lui échappent pas car ils n’ont pas de conscience, laquelle dépend du biologique. L’intelligence c’est avant tout la capacité de dire « non » à sa propre programmation : éducation, culture, sociétale en un mot.
Arrêtons les scénarios pour roman ou film de science-fiction : un ordinateur, même le plus performant, n’est que le résultat de sa programmation, et l’intelligence, ce n’est pas la performance.

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Ce n’est pas la question. La question c’est est-elle assez intelligente pour la créer ?

Visiblement non. Elle ne fait qu’agréger des contenus préexistants même si elle le fait habilement.

Elle est incapable de faire une synthèse exacte des bonnes caractéristiques que doit posséder une telle mouche. Et encore moins capable de la mettre à l’épreuve des faits.

En gros, si on ne la nourrit pas, elle ne sait rien inventer.

Donc ne la nourrissont pas et le problème est réglé.

Fred

On peut avoir une vision « philosophique », voir créationniste de l’intelligence.
Dans la pratique l’intelligence c’est la capacité à comprendre et à résoudre des problèmes, à apprendre à partir de l’expérience, à comprendre les concepts abstraits, à raisonner de manière logique, à planifier et à résoudre des problèmes de manière efficace, à comprendre les relations sociales et à s’adapter à des situations nouvelles et changeantes.

En ce sens certain programme informatique se comportent de façon intelligente, c’est à dire que sans modification de leur mode de fonctionnement, ils sont capables d’adapter leurs réponses en fonction de leur apprentissage. Par exemple les antispams les plus efficaces commencent par laisser passer tous les mails, puis progressivement ils finissent par déterminer la forme des mails légitimes de celle de ceux qui ne le sont pas par l’analyse du contenu des mails. (Mais sans schéma fixe préétabli)
Ca peut paraître basique, mais c’est extrêmement complexe à réaliser.

Les programmes dit d’intelligence artificielle ne font que mimer le fonctionnement de notre cerveau. A moins d’avoir une conception, de l’ordre du sur naturelles, notre cerveau n’est qu’un réseau de neurone avec des réactions chimiques. Ce qui est limitant aujourd’hui sur l’IA c’est la puissance de nos ordinateurs.

De quoi notre cerveau est-t’il le résultat ?

Comme nous.

C’est quoi le problème ?

Nous ne sommes pas des « animaux-machines » dont on pourrait prendre le contrôle. Il n’y a ni philosophie ni religion dans le constat que nous ne sommes pas qu’un réseau câblé à assimiler à un réseau électrique. La preuve : mon câblage refuse, il doit sûrement manquer de connections. Mais le jour où un ordinateur sera amoureux, on en reparlera. Là aussi ce ne serait que philosophie ou religion? En fait, penser que la machine peut rendre compte de l’intelligence et de l’humain est de l’ordre de la foi et d’une vision religieuse de la science. Et si l’humain peut programmer une machine et dire qu’elle est « intelligente », pourquoi la machine ne peut-elle pas programmer l’humain?

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C’est bien toi qui a posé la question non ? Il ne m’est jamais venu a l’idée de demander a une machine de créer ma mouche alors que cela me passionne de l’inventer ou l’imiter, comme Josselin il faut remettre la machine à sa place, elle sert comme Google a répondre aux questions ou notre savoir est absent pour le reste je vivais très bien sans et finirais ma vie sans aussi :grin:

Openai qui propose chatgpt s’est fait connaître du grand public avec dall-E 2 (DALL·E 2).
Un artiste l’a utilisé à la foire annuelle de l’État du Colorado et il a gagné. Il ne s’agit pas d’un concours prestigieux, mais c’est quand même une prouesse : Une peinture créée par une intelligence artificielle remporte un concours et provoque la colère des artistes | Vanity Fair

dall-E génère des images à partir d’une simple phrase.

Ce qui a été récompensé, c’est sans doute bien plus la performance de l’ordinateur que son résultat sur le plan artistique, sorte de salmigondis pour film « heroic fantasy », et dans le style pompier XIXéme siècle, un genre de faux Gustave Moreau un peu imbibé par l’absinthe. Il est tout-à-fait compréhensible que des artistes se soient mis en colère, car franchement cette peinture est tartignolle. Souvenons-nous, à l’inverse sur le plan du résultat formel, du « Coucher de soleil de soleil sur l’Adriatique » qui fut encensé par la critique et qui avait été peint par la queue d’un âne se promenant sur la palette puis sur la toile. Et pour ceux qui aiment le style « foutage de gueule » de « l’art-comptant-pour-rien », il y cette drôlissime pièce de Yasmina Reza : « ART », avec Luccini, Arditti et Vaneck.

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Personne ne savait que c’était le travail d’un ordinateur au moment du jugement. Ca a été révélé par la suite.

Et ce n’est pas parce que les américains sont le plus souvent incultes et avec des gouts de chiotte que cela doit nous servir de référence. Allez au MOMA, vous y retrouverez le Centre Pompidou, en pire!

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En fait et pour recentrer sur le concept d’intelligence, il y a lieu de ne pas confondre le moteur et toutes ses connections avec le pilote qui s’en sert.
Et que les organisateurs n’aient pas su « qui » avait réalisé cette croute ne change rien au fait qu’elle en soit une. C’était la même chose pour la toile de Boronali : ils n’ont même pas vu que ce nom est l’anagramme d’Aliboron.

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