Alors tout commence lors de la planification d’un road trip en minivan pour découvrir les Asturies. Et quelle fut ma surprise quand j’ai découvert que c’était le lieu du championnat du monde de palm en 2022 ! J’ai rêvé jour et nuit des truites Asturiennes. Mais, mes rêves se sont sitôt évaporé lorsque j’ai appris que c’est quasiment impossible d’avoir un permis de pêche en Espagne quand on est pas espagnol ni hispanophone. Et évidement il était trop tard pour avoir un guide de pêche sur place.
Tenace que je suis, je prends ma canne et je me donne une journée, pendant séjour, pour pouvoir essayer d’approcher l’administration Espagnole. Et essayer d’avoir un petit bout de papier qui m’autoriserait de pêcher ne serait ce qu’une petite heure.
Alors j’ai commencé par demandé à l’Office de tourisme à Cangas de Onis, qui m’ont dirigé ensuite vers Registro auxiliar en la Oficina Comarcal de Cangas de Onis. Là-bas je tombe sur des dames très gentilles qui m’explique que c’est possible d’avoir une licences pour pêcher et qui ont essayé par tout les moyens de réussir à rentrer toutes les données dans leur logiciel. Mais, à un moment j’arrive à comprendre tant bien que mal que c’est pour la pêche en mer ! Et là retour à l’étape zéro ! Mais les dames étaient si gentille qu’elles m’ont dirigé cette fois ci vers Arriondas à la direccion generale de recursos naturales y proteccion ambiental. Une fois arrivé là-bas, je tombe encore sur des agents très gentils avec qui j’essaye encore de communiquer pour expliquer la situation. Et là je vous laisse imaginer l’émotion de voir renaître mes rêves de pêche dans les rivières d’Asturies. Ils saisissent mes infos, me donne les papiers pour ensuite aller payer 25€ à la banque. Et puis c’est tout. Oui, c’est TOUT, j’ai eu un permis de pêche pour pêcher la truite (hors saumon et truite de mer) aux Asturies en Espagne.
Ensuite direction Infiesto, où passe ma rivière Piloña. J’ai pu voir quelques jolies truites qui sont malheureusement très très vigilantes. Deux jours plus tard et juste avant d’entamer le chemin retour nous somme repassé par Arriondas ou j’ai pu pêcher la Sella à la sortie de la ville entre weux passage de kayak. Encore une fois bredouille, mais absolument pas déçu. Parce que au final c’était une super expérience de découvrir une administration étrangere dans une langue que je ne maîtrise absolument pas et puis surtout découvrir la gentillesse des espagnol.e.s et leurs serviabilité.
Merci à @Ben et @B65130 pour leurs explications et infos sur d’autre poste qui m’ont permis de voir plus clair dans la réglementation espagnole.
Désolé pour la longueur du poste, mais je tenais à détailler ce petit parcours en espérant que cla servira à d’autres gobnautes.
NB : j’essayerais de faire un poste de présentation prochain
Quand on est sur place, c’est bien plus simple effectivement, mais on perd une journée pour traiter l’administratif.
Certaines provinces font désormais appel au Certificado Digital et là, si on a pas de DNI espagnol c’est complètement cuit… car tout ce fait par Internet plus de presenciel.
Je connais très bien le secteur ù tu as pêcher, je l’ai pratiquer il y a une dizaine d’année plusieurs années d’affilée. Malheureusement comme dans beaucoup de secteurs d’Europe de l’ouest, ça décline… et les Asturies ne font pas exception à la règle.
En mai/juin c’est quand même meilleur, en plus les Asturies ont un déficit en eau très important cette année. Quand au saumon, je vous raconte même pas. Le Campanu (1er saumon vendu en Asturie de l’année) est arrivé bien tard cette année.
A part la pêche, les Asturies restent une des plus belle région d’Espagne
Bonjour @Ben
Effectivement ça prend du temps une fois sur place, mais c’est une expérience assez « drôle » qui se rajoute à la recherche de spots et la compréhension de la réglementation.
J’ai croisé peu de pêcheurs là où j’ai pêché, mais malheureusement je n’ai pas pu avoir de longue conversation sur l’état des rivières et les techniques qu’ils préconisent faute maîtrise d’Espagnol .
J’ai oublié de précisé que j’y étais fin mai, et les quelques poissons que j’ai vu étaient effectivement posté ou entrain de gober (si je ne me trompe pas sur mon analyse de débutant)
J’ai clairement eu une coup de coeur pour la région, et je n’exclu pas le fait d’y retourner que ce soit pour les rando, l’observation de la faune sauvage (vautour, gypaète, ours, loup…) ou la pêche évidemment
Perso j’ai une expérience très similaire en Italie du Nord … Quasiment le même Mic Mac dans les administrations. De bureau en bureau avec des gens supers sympa. Ca cause ca cause , c’est l’Italie …Mais au final pas réussi à avoir un permis . Dans le dernier bureau un Italien m’a dit " mais vous êtes Français, pourquoi vous voulez prendre un permis ? "
Ce jour là je m’étais dit qu’en France on se plaignait souvent de l’administration mais que finalement il y avait bien pire
Salut @oliv19
Dommage que tu n’aies pas pû pêcher, après l’expérience en soit de s’aventurer dans l’administration d’un autre pays est sympa et évidemment permet de tomber sur des gens gentils.
Effectivement en France la procédure pour avoir un permis de pêche est relativement très simple, mais je me demande à quelle point une procédure complexe permet de conserver mieux le milieu aquatique et sensibilise et responsabilise les pêcheurs.
Dans le cas espagnol, ce n’est pas fait consciemment c’est l’administration qui a est comme ça depuis des années. Ils s’en foutent des pêcheurs étrangers
Effectivement @Ben, je doute bien, et comme mentionne @vulgata, il y a une diminution des populations de salmonidés partout. Mais au moins en Espagne ils ont encore du saumons et truites de mer qui montent dans les rivières, chose qui se raréfie en France (ou du moins c’est ce qu’on lit en cherchant sur le sujet).
Nous étions un peu partout …En mode road trip en camion comme d’habitude . Tout le nord de l’Italie , les grands lac jusqu’en Slovénie .
En Italie de mémoire j’avais vu qu’il fallait aller voir dans les « mairies » pour remplir un document , puis acheter un truc genre timbre fiscal.
Mais trois " mairies" et je ne sais combien de bureaux … Pas de réponses, pas de solutions