Pêcher avec un train de mouche noyées

Bonjour à tous,

Je n’y connais quasiment rien en pratique de la noyée, mais à l’occasion d’un léger coup d’eau, j’ai décidé de m’y remettre.

Je n’en avais qu’une seule sous la main, une black pennel qui trainait dans ma boîte depuis des années.

Une fois nouée, je balance un peu vers l’aval et fais un mending pour essayer de la couler au mieux en m’aidant du courant… moi qui passe mon temps à essayer de faire flotter ma sèche sans qu’elle coule… là, d’un coup, je me rends compte qu’il n’est parfois pas facile de faire couler une noyée ! :grin:le monde à l’envers :zany_face:

Bref, au final, ça ne marche pas trop mal et j’arrive à faire des poissons assez rapidement. Mais avec un nombre de décrochages qui frise le record du monde (malgré un réaffutage nickel de l’hameçon).

La sensation est très différente de la sèche et le coup ressenti dans le poignet au moment de la touche est génial :+1: (même avec des blancs de taille modeste, sur du matériel léger, ça le fait bien :blush:)

Comme je n’avais qu’une mouche, je n’ai pas pu essayer de combinaison avec une, ou deux, autres… mais pour m’y remettre, je pense que c’est mieux, car gérer un train de mouches, ça doit être parfois bien galère pour un débutant :smiling_face_with_tear:

En tout cas, cette technique fonctionne très bien sur des blancs en arrière-saison et elle est très agréable à pratiquer :+1:

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C’est clair perso ça me fatigue …je fini toujours par faire des noeuds … j’aime bien mieux une seule mouche

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Équilibrer un bas de ligne pour pêcher à trois mouches n’est pas chose simple en effet.

Mais si l’agressivité du bas de ligne est adaptée et la répartition des masses des mouches bien réalisée, on peut pêcher des heures avec un train de trois noyées sans soucis pour peu que les boucles soient amples au lancé.

Pêcher avec trois mouches multiplie les chances de capture car avec trois modèles différents on a deux fois plus de chances d’intéresser les poissons.

Fred

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Puis j’ai de mauvais réflexes de pêcheur en sèche. Dès que le roulé ne suffit plus, j’allonge en serrant trop mes boucles… et bim, c’est des noeuds garantis :frowning:

Faudrait faire plus ample, comme écrit par « fly.only », ou rester sur une seule mouche. Pour le moment je fais comme ça.

Si j’insiste sur cette technique, qui me plaît de plus en plus, il faudra que je m’entraine :+1:

Entre une mouche et trois il y a … deux :wink: . Ca permet d’avoir une meilleure conduite de la ligne tout en évitant une grosse partie des emmêlements.

Je l’ai dit à maintes reprises, c’est très intéressant et beaucoup plus subtil que beaucoup veulent le faire croire.

A plus,

Patrick

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À une ou deux mouches aussi. Une pêche subtile et des touches coup de fusil : tout ce qu’on aime !

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Bas de ligne noyées;

Quel type de BDL utilise tu Fred? Tu peux expliquer agressivité du BDL SVP

J’utilise cette formule qui me convient certainement perfectible..

Centième 45 35 25 20 potence en 18 ou (16)

Longueur 45 35 35 20 micro anneau 30cm première potence 70 deuxième potence 70 mouche de pointe

Résine UV sur l’intersection du brin qui crée la potence (ca c’est préparé à la maison).en action de pêche, des fois je met la sauteuse directement sur le brin du nœud au micro anneau …

L’ennemi du pêcheur en noyée c’est la cassure qui se forme souvent entre le bas de ligne dégressif et la pointe qui porte les mouches.

Il faut donc une continuité parfaite dans la dissipation de l’énergie tout au long du déploiement de la soie puis du bas de ligne puis de la pointe.

Il faut donc que le bas de ligne ait la bonne ” agressivité” pour transmettre l’énergie du lancer à la pointe.

Après il ne peut y avoir de formule toute faite car tout le monde espace ses mouches différemment et les rapports masses/résistances à l’air des imitations employées sont différentes.

Certains ne lestent pas les noyées, d’autres si, certains espacent les mouches de 70 cm quand je les positionne à 1m40 les unes des autres.

Donc chaque cas est particulier mais la règle de base est qu’il ne faut pas de cassure entre bas de ligne et pointe sinon pêcher en noyée devient un supplice chinois.

Fred

Bonjour,

Merci pour ce fil de discussion dédié à la noyée.

J’ai toujours été surpris par les differences de pratique entre NAF et noyée : dans la première, il est de règle de ne pas couper la veine d’eau et d’éviter un dragage, dans la seconde, c’est au contraire traditionnellement un posé 3/4 aval et on coupe différentes veines d’eau lors de la dérive. Pour avoir testé des nymphes légères plutôt destinées à la NAF, sur trains de noyées, ça fonctionne (poisson).

D’autres ont testés ? Intéressé par votre retour d’expérience

Je crains que tu n’aies pas saisi les subtilités de la NAF. :face_with_monocle:

Car les deux partagent ce point commun.

Pour en revenir à la noyée le plus important à saisir et qui en fait sa difficulté comme le souligne @patpeche , c’est que la réussite dépend grandement de la vitesse à laquelle les mouches dérivent. Trop vite et ce n’est pas naturel alors que trop lentement c’est des touches à vide la plupart du temps. Comme souvent dans l’espèce humaine, l’apprentissage vient avec la pratique. Des dizaines, des centaines, des milliers d’heures de pratique permettent la maîtrise de la dérive

Cette technique est redoutable pour prospecter des courants.

Fred

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Merci Fred pour l’explication, le profil de la rivière entre en compte également je trouve qu’il est plus difficile de pratiquer la noyée en petite que grande rivière.

Ne pas hésiter à utiliser une pointe de bon diamètre, pour la transmission de l’énergie mais aussi pour éviter la casse à la touche. Je descends rarement, même pour nos petits poissons en dessous de 20%

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Je te crois. Mais à relire les autres postes dédiés NAF, je ne comprends pas davantage.

Pour revenir à la noyée, uniquement 2 mouches pour moi. Espacement selon largeur rivière et longueur de derives d’une part et différence de poids des mouches d’autre part.

Oui la noyée en grande rivière à des particularités comme la pêche à trois mouches sur une pointe de 2,80 m qui permet à chaque dérive de couvrir de très grandes surfaces (de tête environ 50 m2 si je ne me trompe pas).

Dimanche je pêchais en 21,5 centièmes et vu les baffes qu’ils mettaient aux mouches., ça ne les dérangeait pas le moins du monde.

Oui il y a les forums et la vraie vie, le cul dans l’eau à regarder la dérive de ses nymphes. :wink:

Fred

@fly.only en noyée sur la Dordogne les meilleurs moment (en moyenne) c’est plutôt mars avril et octobre novembre ? J’aimerais beaucoup revenir faire un stage en noyée avec Mathias ou Mickael. Car faire des stages en noyée ce n’est pas commun en France.

Tout dépend de l’objectif que tu cherches. Si c’est pour prendre des grosses truites, c’est plutôt mars mais quand tu as deux touches dans la journée, c’est beau ; des ombres, après l’ouverture mi mai ou à l’automne.

Et si tu veux apprendre, c’est en juin/juillet car tu auras des touches à plus savoir qu’en faire avec les vandoises.

Donc pour moi pour vraiment progresser, c’est fin juin début juillet sur les blancs sur le bas avec la possibilité de toucher ombres et truites en remontant un peu.

Fred

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Sans compter qu’en octobre/novembre il y a par définition beaucoup de feuilles mortes sur et dans l’eau. C’est très embêtant, en noyée, les feuilles mortes..

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Tout à fait d’accord avec @fly.only . Ca permet aussi d’affiner la pêche avec des mouches plus petites et de sentir vraiment les mouches travailler et les touches y compris sur des petits poissons.

A plus,

Patrick

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Merci à vous deux @fly.only et @patpeche

Je pensais justement venir dans ces eaux là l’année prochaine pour changer de Novembre. Et j’aimerais bien faire les coups du soir aussi je pense que sur juin il doit y avoir pas mal d’espèces de mouches.

Par plus petites Patrick ton train tu le fais avec quelle taille, je fais avec 14 et 16 en sauteuse pour ma part

:waving_hand::fishing_pole: