Aux US, ils prennent le même type de poissons dans les affluents des grands lacs qui donnent des populations d’arcs migratrices. Poissons maigres et agressifs après le frai.
Fred
Aux US, ils prennent le même type de poissons dans les affluents des grands lacs qui donnent des populations d’arcs migratrices. Poissons maigres et agressifs après le frai.
Fred
Salut @le_ptio
Il y a en effet des ressemblances, à ceci près que les truites lacustres ont frayé il y a plusieurs mois et dévalent ici beaucoup plus tôt (dès fin novembre-début décembre, au plus tard en janvier). Chaque année cependant, quelques rares poissons restent dans la rivière et ne suivent pas leurs congénères. Certaines s’installent même parfois définitivement dans les eaux vives et deviennent le mythe des pêcheurs. En période d’ouverture, ces poissons sont très rares, et leur quête est un véritable sacerdoce, surtout quand on s’est mis en tête de les traquer à vue (avec d’autres techniques, il est possible de les chercher en aveugle dans les grands bouillons et les fosses où elles ont tendance à se trouver).
Mais tu ne t’y trompes pas : ce poisson avait tout du saumon. Un véritable joyau d’argent pur. Je l’avais repéré pour la première fois en septembre l’année passée : il se trouve donc en rivière depuis longtemps, et était là avant la remontée de ses congénères. Mais après s’être montré un matin juste avant la fermeture l’année dernière, il n’était plus sorti pendant des mois. Je n’ai jamais réussi à identifier précisément où se trouvait sa cache, et ai fini par en déduire qu’il avait disparu. Mais l’autre jour, à la faveur d’un ciel bas, sombre et légèrement pluvieux, une intuition m’a poussé à retourner sur le poste et je l’ai enfin deviné à nouveau. Frisson. Poisson collé sous une bordure creuse, dans l’ombre, couvert par du lierre retombant. Je ne pouvais distinguer… qu’une pectorale, et encore fallait-il savoir ce qu’on cherchait. La magie d’une nymphe en #14 planant à la bonne hauteur pour qu’elle la voie a fait le reste.
Un poisson d’une puissance tout simplement phénoménale et un combat explosif et violent, très incertain jusqu’à la dernière seconde.
Ce que je voyais (cherchez la pectorale) :
Et voici quelques images supplémentaires du poisson :
Sacré poisson bravo ![]()
Je suis étonné qu elle ait gardée ses couleurs avec plusieurs mois voir année de rivière.
Même étonnement pour moi. Je m’attendais à une robe beaucoup plus foncée. Le dos en revanche est vraiment devenu brun.
A un moment, je me suis demandé si je m’étais trompé de poisson, mais les possibilités du poste et la morphologie du poisson rendent cette hypothèse peu vraisemblable, et il est de toute façon impossible que ce poisson soit remonté récemment vu les niveaux très bas de la rivière depuis des mois.
Orpailleur jolie lacustre !
le cote fusiforme du crane sur la derniere photo fait penser a un huchon. concevable dans ce coin ?
tres beau poisson et merité!
Merci @GLX.
Salut @Oairel
Au niveau de la gueule, la ressemblance avec un huchon m’a également frappé. Mais nous n’avons pas la chance d’avoir ce poisson ici, et il s’agit bien d’une truite lacustre.
Salut,
Je ne sais pas sur quelle rivière tu pêches ces magnifiques poissons mais le huchon a été introduit dans de nombreux pays avec ponctuellement des populations établies en France, en suisse et même en Espagne.
En France la Loue, le Doubs, haut bassin du Rhône en haute savoie … Il est quasi éteint mais il resterait encore quelques spécimen … Alors pourquoi pas .
Mouais cepafo. Cette caudale bien colorée ressemble plus à celle d’un huchon qu’à celle d’une truite.
Fred
J’ai jamais entendu parler de population de huchon en France, quelques introduction il y a longtemps mais sans succès. Jamais vu de photo non plus. Je doute qu’il en soit autrement en Suisse (??). A ma connaissance, un seul cours d’eau en Espagne dans la province de Salamanque en contient et il s’agit d’alevinage régulier…
Bravo pour cette lacustre Orpailleur, les photos sont top ! ![]()
A+
J
Idem, hormis la photo du Huchon pris par Norbert Morillas en nymphe sur Chenecey je n’en ai jamais vu passer d’autres, la population ne s’est pas implantée sur la Loue en effet.
Oui en effet, c’est un bien ou un mal / quelle idée …
Il y a eu en effet des tentatives d’introduction/acclimatation du huchon en Suisse sur la Sarine notamment. Marc Petitjean me racontait récemment que des poissons y avaient été déversés dans les années 1960 pour y « détruire les nases » qui, selon les locaux, y « proliféraient ». Il n’y a cependant pas eu besoin des huchons (vite disparus) pour que les nases, comme les saumons endémiques avant eux, y soient éradiqués : la construction d’un nombre considérable de barrages en quelques décennies aura eu le dernier mot.
Quant à moi, cela m’aurait fait plaisir de prendre un huchon en nymphe à vue, mais, pour des raisons liées à ma connaissance de la rivière concernée que je ne détaillerai pas ici, je crois pouvoir assurer avec certitude qu’il s’agit d’une truite lacustre à la robe sans doute particulière en raison de son long séjour dans la rivière, malgré une morphologie qui, pour le coup, rappelle en effet son magnifique cousin danubien, considéré, me semble-t-il, comme disparu des eaux helvétiques.
Il y a bien eu ponctuellement des populations établie en France, en suisse et en Espagne. alors même si elles ne se sont pas maintenues avec les poissons les surprises de revoir ponctuellement des individus, pourquoi pas …
A +
Bonsoir,
Il y a eu des essais dans les années 1950 au Maroc dans le fleuve Wansifen (Oum Errabiâ). S’ils ne s’y étaient jamais reproduits (besoin d’une espèce de vernalisation ?), le grossissement y était très rapide.
La truite (proche macrostigma) est historiquement présente dans le bassin de ce fleuve.
à +
Y a une quinzaine d’années j’ai bien pris un esturgeon en nymphe a vue sur la garonne espagnole…
Tout est possible!! ![]()
Adrien,
Il y a un élevage d’esturgeon à Les.
Il s’en était échapper pas mal avec la crue de 2013.
En tous cas, elle est intrigante cette superbe prise.
Cette truite lacustre qui a beaucoup de caractéristiques… D’ un huchon.
Ca ne peut pas en être un puisque il n’y en a pas dans ces eaux, mais ce n’est pas comme si il n’y en avait jamais eu…
Un des rares survivants qui hante le lac à proximité ? Le doute et le rêve semblent permis.
Tu résumes très bien les choses @Eric-ochet
Il eût fallu prélever une écaille. Disons que cela permet de préserver le mystère et cette part de rêve que tu évoques.
En attendant, voici les restes d’un gros bécard, clairement de truite lacustre celui-ci, mort non loin de là des suites de la fraie en novembre dernier.
Reliques de poisson-totem.