Restauration, par ou commencer?

Bonjour,

Que peut-on faire à son niveau individuel et/ou aappma pour essayer d’agrader une rivière?

Comment peut-on se rendre utile?

Par ou commencer?

Avec qui ?

Merci

Bonjour @akkratos

Louable initiative, bravo !

En se rapprochant d’une association, d’un club et / ou d’une AAPPMA, tu pourras avoir une idée assez générale des actions qui sont menées, et en proposer d’autres, si tu le souhaites,

Comme dit dans d’autres sujets, il ne s’agit pas de balancer des troncs d’arbres dans l’eau, mais par exemple participer à la pose de caches, de blocs, etc…

A titre individuel, tu peux choisir de ramasser les déchets qui trainent et trier correctement, perso, à chaque sortie je me dis “ toujours ça de moins dans la rivière “ !

Bonnes recherches, bien cordialement,

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Selon moi, la première étape a une échelle locale c’est avant tout de ne pas dégrader l’existant :

  • Ne pas détruire la ripysylve ou enlever les débris ligneux sous prétexte d’entretenir la rivière.
  • En finir avec ces alevinages qui ne servent a rien et a l’introduction de nouvelles espèces de poissons sous prétexte que les pecheurs le désirent.
  • Organiser une forme de « vieille citoyenne » pour détecter en amont les projets destructeurs pour l’ecosystème, avertir si une pollution ou une dégradation intervient.

Se sont des exemples parmi d’autres, il faut je crois sortir de l’idée qu’on va pouvoir « réparer » la nature avec des aménagements alors que la priorité des priorités c’est surtout de conserver ce qui est encore en bon état (et on y arrive pas !).

A+
J

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Pardon mais je pense ne pas avoir été clair dans le sujet.

L’aappma dont je ferai partis l’année prochaine avec ses quelques anciens bénévoles ne font pas ça, ils empoissonnement 2 fois par an et ils ont au moins le mérite de le faire

Je suis sur une fin de 1ère catégorie.

Je qualifierais la rivière de:

En mauvais état mais qui je suis moi pour dire ça? Mes observations c’est :

Pietinage bovins, fond ensablé, ripysilve inexistante ou rasée sur beaucoup de portions et je parle même pas de thermie parce que j’y connais rien.

C’est pour ça que je pose la question ici si parmis cette communauté certains se sont engagées dans des actions concrètes pour la rivière, par ou ont ils commencé? Avec qui ont-ils échanger ?

Merci

Ben déjà commencer par se poser la question de l’utilité. Après le piétinement des bovins, il faut aller voir le propriétaire ou l’exploitant des parcelles concernés pour faire des aménagements.

Bon courage.

Fred

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?? Pas sûr que ce soit l’idée du siècle, bien que très à la mode, il faut bien vendre des cartes. Facile et coûteux. Utile?

Je suis d’accord et même bien plus extrême dans les choix que je ferais mais peu importe c’est pas le sujet pour le moment.

La question c’est plus est-ce qu’on met de l’énergie à tenté de faire un petit quelque chose pour que la rivière se porte mieux ou pas? Et d’ailleurs est-ce qu’il y a quelque chose à faire?

Il y a forcément des choses à faire afin que la rivière se porte mieux, des professionnels sont là pour t’aider, je pense aux techniciens de la Fédé par exemple, de la Chambre d’Agriculture, d’un syndicat de bassin, ou de l’OFB, tu devrais trouver des gens formés à ces problématiques,

Après, il faut savoir amener les bonnes idées auprès des personnes les plus concernées, et leur expliquer quels bénéfices ils pourront en tirer, avec éventuellement des aides financières à la clé ( dossiers à monter )

Remise en état de la ripisylve, par exemple, plus d’abris pour les animaux auxiliaires ( bénéfiques pour les cultures ), plus d’ombre pour les cours d’eau ( diminution de la hausse des températures ), ralentissement de l’érosion et meilleure retenue de l’eau ( dans le cas des haies ), caches et abris divers, etc…

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Déjà il doit y avoir un plan de gestion piscicole pour cette rivière. Dedans, il y a l’état de la rivière qui a été diagnostiqué et les causes de dégradation.

C’est une très bonne base de travail pour commencer à faire un bon diagnostic et prioriser les actions.

Fred

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Merci messieurs c’est exactement ce que je recherchais, je vais creuser la piste

Merci

Rapproche toi de ta Fédération. Il existe beaucoup d’exemples d’AAPPMA qui se font financer en grande partie des opérations de diversification des habitats piscicoles sur des cours d’eau qui bénéficient d’un Contrat Territorial en cours d’exécution. Les Fédérations se portent souvent Maitre d’Ouvrage pour la réalisation des travaux.

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Salut,

dans quel département es-tu? de quel bassin versant s’agit-il?

Il est possible qu’un arrêté préf oblige l’agri à mettre les berges en défend du bétail sur ton secteur: un petit rappel cordial à l’agri qui laisse divaguer son bétail. Si ce n’est pas le cas, l’AAPPMA peut provoquer un rdv avec l’exploitant (si elle détient les droits de pêche ce n’est que mieux) et peut proposer son aide sur la pose de la clôture et de prendre en charge quelques “passages pêcheurs”.

Le cours d’eau peut aussi potentiellement bénéficier d’une contractualisation avec la collectivité compétente GEMAPI: EPCI, syndicat de bassin, … Tu peux alors les contacter et leur demander ce qui est envisagé en terme de restauration sur le secteur.

Pour revenir à ton constat, une clôture bien posée permet à la ripisylve de se régénérer toute seule et rapidement. Et comme évoqué plus haut cela permet une remédiation passive de plusieurs compartiments du cours d’eau.

A++

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Si elle ne détient pas les droits de pêche, les pêcheurs autres que ceux autorisés par l’agriculteur n’ont rien à faire sur ce linéaire. Si elle les détient, elle risque de les perdre si elle contrarie le monsieur.

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Alors ne faisons rien :wink:

Qu’est-ce qui compte vraiment? aller à la pêche sur un linéaire pourri (sans poisson) ou ne plus aller pêcher sur un linéaire “vivant”?

A++

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C’était juste pour dire que c’est compliqué, qu’il n’y a pas de solution miracle. Les pêcheurs et leurs instances ont leur part de responsabilité dans la baisse des peuplements, beaucoup moins dans la dégradation des cours d’eau. La restauration, si elle est possible, n’est pas vraiment à leur portée. S’opposer au monde agricole, à EDF et dérivés, aux micro centrales, bon courage. Alors oui, nettoyons les rivières, seul ou en groupe, respectons les poissons sauvages qui existent encore, mettons en place une gestion patrimoniale partout où c’est encore possible, opposons-nous aux “gestionnaires agréés” surtout soucieux de vendre un max de cartes et qui font tout pour ça.

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Bonjour,

Merci pour vos interventions instructives.

J’ai eu le technicien rivière ce matin au téléphone, c’était bien la personne a qui parlé il connait toute les rivières de son département, il suit la thermie des cours d’eau, les pèches électriques et toute les actions entreprise sur la rivière.

Il m’a fait un petit constat rapide de l’état de mon secteur;

C’est pas jojo du tout je répète ce qu’il m’a dit du secteur, zone intermédiaire avec une zone a Salmonidés très en amont, j’ai pas la vraie distance mais environ 15-20 km et la zone lentique bien en aval plutôt 30 km.

Il m’a dit aussi que sur le secteur en bas de chez moi la thermie n’était pas favorable mais juste a 19 degrés pendant 1 mois. Ce qui est très mauvais on s’entends mais je suis impressionné par la résilience de la nature parce qu’au vu de comment la rivière est maltraité je pensais que c’était bien pire.

Donc maintenant la question c’est est ce que ça sert a quelque chose de dépenser de l’énergie dans cette cause ou pas ?

J’ai contacté le technicien du département amont pour faire un point avec lui aussi et voir si quelque chose peut être fait la haut.

En bref affaire à suivre

@le_ptio je te réponds en mp, j’ai pas envie de voir la France débarquer au paradis du chevesne :rofl:

Salut,

Si on n’y connaît pas grand-chose et que l’on souhaiterait pouvoir agir, il faut, comme en tout, commencer par essayer d’en savoir un peu plus, histoire de se donner les moyens de la compréhension et de l’action. Se cultiver sur un sujet est la première étape du chemin, bien que l’on pense de plus en plus aujourd’hui pouvoir s’en passer.

A cet effet, tu trouveras déjà quelques informations intéressantes en ligne, notamment dans ce manuel qui offre plusieurs pistes de réflexion, d’analyse, et d’action. Ça date un peu (2007), mais la plupart des éléments restent tout à fait pertinents aujourd’hui.

De manière générale, si tu veux approfondir tes connaissances, tu peux effectuer des recherches sur l’hydromorphologie, l’hydrobiologie, et, bien sûr, la restauration/renaturation/revitalisation des cours d’eau.

Il me semble par ailleurs tout aussi important de combiner ces informations théoriques avec sa propre pratique et expérience du terrain, si possible assidues : c’est-à-dire se balader les yeux bien ouverts au bord et aux alentours des cours d’eau, apprendre à les regarder vraiment, à les interroger, les comprendre, les sentir. Et cultiver le goût des comparaisons et de la variété (une activité toujours très révélatrice), en essayant de comprendre pourquoi telle rivière semble plus vivante que telle autre, quels sont les tronçons, les secteurs qui respirent, lesquels semblent à l’agonie, en cherchant toujours à comprendre pourquoi. La nature est riche de leçons et d’enseignements pour qui sait l’observer.

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Mais oui bien sur que ca vaut le coup. Humainement c’est super enrichissant de vouloir faire « le bien » , s’inscrire dans une démarche collective pour sauver un patrimoine commun. C’est même une prolongation naturelle de l’acte de pécher. Il faut pas hésiter…

A+
J

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:folded_hands: :folded_hands: :folded_hands:

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Il me semble clair que ce sont les responsables de la pêche qui doivent être moteurs. C’est le code de l’environnement qui régit la réglementation qui doit être mise en œuvre par les AAPPMA. Pour autant la fédé nationale comme de nombreuses fédé et AAPPMA locales sont plutôt obsédées par le nombre de cartes vendues. Jurassien, je constate que les qqs sociétés qui se battent réellement pour la préservation du milieu et la préservation du cheptel survivant des truites et ombres sont peut soutenues. Les services chargé de la police de l’eau et des contrôles (DDE, OFB) sont peut actifs et leur hiérarchie peut encline à contrarier le lobby agricole. Je complète avec ce titre du journal le Monde: La criminalité environnementale reste peu traitée par rapport aux besoins ». Dans un entretien au « Monde », Jean-Philippe Rivaud, président de l’Association française des magistrats pour la justice environnementale, explique que le droit français « est illisible, et parfois tellement complexe qu’on ne sait même pas comment qualifier efficacement certaines infractions ». Les élections des instances de la pêche doivent être renouvelées en 2026, avis aux volontaires!

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