Canicule 2026

…à voir les archives 1940-50, ce n’est visiblement pas nouveau . Mais qu’a t’on fait pour changer et tirer leçons §§?? :face_with_diagonal_mouth:

Enfin y’a d’autres régions avec des habitations prochent des forêts qui ne brûlent pas systématiquement tous les ans . Dans les Landes et la monoculture de pins le probleme vient surtout de la foret de monoculture. D’une espece tres inflamable en plus qui produit peut d’humus et une couche d’épine et pomme de pin au sol elle meme tres inflamable . Comme les forêts d’eucalyptus pour la pâte à papier au portugal par exemple . On fait pousser des torches qui n’attendent que d’etre allumées pour s’embraser directement de facon strictement incontrôlable

Les forêts plus naturelles avec du mix d’espece et une bonne production d’humus s’embrasent nettement moins .Et quand ca arrive quand meme, les feux sont beaucoup moins dingo

Et bientôt les tempêtes hivernales qui vont aussi coucher beaucoup les arbres en foret de monoculture comme tous les ans. C’est pareil ce mode de culture n’est pas non plus efficace pour résister au tempête… ca fait domino quand le vent rentre dedans tout tombe. La nature ne fait jamais( presque jamais) pousser une seule espece d’arbre c’est pas pour rien

2 « J'aime »

Tu diras ça à la forêt de fontainebleau qui est composée à 60 de feuillus !
il faut rappeler que cet été 75% des feux sont d’origines criminelles et que quoi que tu fasses, un été très chaud et des malades de l’allumette ça donnera un mauvais résultat.

1 « J'aime »

Depuis hier nous ne sommes plus en vigilance orange , et pourtant , même si les températures baissent , aujourd’hui encore 37° annoncer en Drôme . :woozy_face:

Avec les nouveaux sites de paris en ligne sur les surfaces brûlées c’est pas prêt de s’arrêter.

Fred

1 « J'aime »

La seule chose dont on n’est sur qu’elle soit infinie, comme l’a dit le grand Albert.

2 « J'aime »

la connerie humaine, ça c’est une certitude ! :unamused_face:

Je n’ai pas écrit que ca n’arrivait jamais si tu me lis bien .

Cependant ta remarqué est intéressante puisque justement l’incendie de la foret de Fontainbleau cet été a touché principalement de grandes zones de pins sylvestres et bouleaux sur sol sableux et particulièrement la zone des Trois-Pignons. Et beaucoup moins les zones de feuillus

Les incendie de foret mixte et feuillus c’est sans commune mesure avec l’ampleur des feux et la surface brûlée en monoculture .
Et ce n’est pas un scoop , dans les Landes il n’y a quasiment jamais d’années sans incendie de foret en fait .

La monoculture industrielle en général , de résineux encore pire ou eucalyptus c’est une poudrière qui ne demande qu’à s’embraser et aussitôt allumé devient incontrôlable .

2 « J'aime »

C’est compréhensible si on considère qu’on ne veut rien changer à nos modes de vie, centrés sur le plaisir, et qu’on se fiche des conditions de vie de nos descendants (ils se débrouilleront avec ce qu’on leur laisse). Ta question met en jeu le risque pour la vie d’un pompier et ne parle pas, donc de fait sacrifie, les écosystèmes et les populations de vivant sauvage. Et elle ne met même pas en opposition le risque pour les pompiers en intervention versus le risque pour les habitants de déprimer de l’absence de vie autour d’eux, de souffrir de la chaleur et donc aussi de risquer leur vie. Regarder par un bout de la lorgnette et occulter ainsi les questions conduit l’humanité à transformer la planète vivante telle que l’humanité l’a connu en planète artificialisée et sans vie (enfin, ça n’existe pas, on aura pléthore d’invasions et des déséquilibres sans écosystème stable). Accuser le vivant (en l’occurrence les broussailles) et l’éliminer parce qu’il nous gêne ou nous menace, c’est un réflexe bien humain (en fait animal primitif, sans réflexion et sans empathie). Beaucoup de vies seraient épargnées si on avait mis une taxe carbone il y a 50 ans, comme cela avait été pensée, et si on développait moins le progrès pour les plaisirs immédiats. C’est plutôt de ça que j’ai envie de parler. Les politiques préfèrent toujours régler des problèmes simples sans véritable importance et mettent sous le tapis des problèmes de fond dont les réponses sont compliquées. Ca aussi, c’est très humain et pas très courageux.

Je ne sais pas si je suis dans la polémique ou l’explication, désolé… :wink:

Sinon pour les anecdotes, il y a une douzaines d’années, j’ai vu un beau crapaud essayer de rentrer dans ma cave par le soupirail, à mon avis attiré par l’air frais. Il me paraissait en hyperventilation et souffrir de la chaleur. Depuis, des maisons se sont construites autour de moi, des zones humides ont disparu et je n’ai jamais revu de crapaud. La semaine dernière, un merle hyperventilait sur notre terrasse au coucher du soleil, on lui a donné eau et fruit. Je ne sais pas s’il avait subi une attaque, typiquement de chat, ou si c’était seulement la canicule, mais il était mal en point. Avec les vagues de chaleur, on n’entendait et ne voyait plus ni les oiseaux ni les insectes. Une heure après, le merle était mort sur la terrasse.

Mon problème avec le monde actuel n’est pas le risque pris par ceux qui luttent contre les conséquences de notre mode de vie, mais la cause de ce risque, le mode de vie de dingues de l’humanité. Pour quelques pompiers sauvés des risques, on rend inhabitable une partie de la planète, avec les millions de morts causés et la disparition du vivant non humain et non domestiqué. Pas très équilibré… Mais à court terme, ça marche.

5 « J'aime »

Campagne de fauchage des talus ici, blocage de la route principale une matinée, pour 3 herbes de 25 cm qui avaient réussi à survivre et croître un petit peu a la faveur de deux orages, au bout de 3 mois de sécheresse ..

Ça ne devrait pas s’arranger, si on suit ce point de vue. Aux dernières nouvelles, les habitants sinistrés vont accéder à des renouvellements de permis de construire accélérés, pour pouvoir reconstruire à l’identique au milieu de la forêt. Mais, ils ne prévoient peut-être pas de replanter le même type de forêt autour (?)

2 « J'aime »

Bonjour,

Effectivement, le but de l’O.L.D est de créer une discontinuité entre les zones construites et les zones dites naturelles combustibles.

Un peu l’idée de la clairière en plus grand.

Zones construites qui peuvent (et doivent être) végétalisées.

En effet, entre essences moins combustibles, bonne alimentation en eau naturelle ou artificielle, couverture bitumée limitant l’évaporation (même si elle réduit très fortement l’infiltration) et surtout espacement et entretien, le risque incendie y est très faible.

A la condition bien sûr de respecter une distance minima conseillée de 3 m entre le bâti et la végétation des arbres, branches notamment. Des amis ont perdu la leur, la seule du patelin qui a brûlé : l’onde de chaleur venue d’une trentaine de mètres a enflammé un arbre d’une essence hautement combustible littéralement collé contre la maison.

L’O.L.D crée une servitude sur les fonds voisins, ce qui veut dire que vous pouvez et devez débroussailler chez le voisin qui ne peut s’y opposer.

Elle est de 50 m et peut être portée à 200 m sur délibération du conseil municipal.

C’est là que réside le problème, car on imagine les embrouilles entre voisins, l’un qui craint pour sa maison et les autres amoureux de tous les arbres (même malades, on a ça chez nous !) ou qui s’en tapent.

On a vécu cela dans ma commune suite au grand incendie de 2002 qui a failli très mal tourner dans une pinède de 1 600 ha, plantés comme la plupart essentiellement dans les années 1950 et 1960, et mitée sur une partie par des lotissements et villas.

Les Services de l’Etat (Etat qui paye une bonne par de la lutte contre les incendies) avait imposé un débroussaillage autour de la zone habitée la plus sensible sur environ 50 m et une diminution progressive de la densité des arbres sur une profondeur d’environ 200 m pour diminuer la masse combustible et donc l’énergie d’un éventuel incendie. Ainsi qu’une piste d’accès aux secours.

Levée de bouclier de la municipalité (dans la continuité de celles qui avait participé et pour certains profité de ce mitage) qui avait introduit des recours et fait trainer les travaux réalisé mi 2010. Ainsi que de beaucoup d’habitants y compris ceux de la pinède terrorisés lors de l’incendie : « vous aller massacrer nôtre pinède ! ».

Trois millions de travaux plus loin et encore beaucoup de « Vous avez massacré nôtre pinède !» plus tard, les inévitables mises à feu sont rapidement maîtrisées et les quelques hectares brûlés sont maintenant replantés par l’actuelle municipalité en feuillus. Feuillus, bien sûr critiqués …

Les travaux continuent avec une diminution de la densité des arbres (fruit du semis naturel en foule des divers incendies précédents) et l’élagage des branches basses chargées d’aiguilles, (le pin d’Alep s’élaguant naturellement par le haut).
Heureusement nôtre commune de 11 000 habitants en a les moyens ; pas le cas des villages de 500 habitants …

Si on ajoute qu’entre onde de chaleur et saute de feu fortement augmentées dans les feux de résineux, une O.L.D de 200 m, comme prévue dans les textes, serait souhaitable en commune à pinèdes …

C’est dire que si l’on veut voir cette obligation récente fonctionner (2024 pour les textes d’application), il faudra bien une planification type P.L.U ou autres schémas d’urbanisme.

Mais sujet sensible et souvent clochemerlesque , il est donc urgent d’attendre !

Bref, c’est pas gagné.

Un document plutôt bien fait :

Le problème des incendies est plus vaste, plus multi-factoriel et très systémique. Il est a relier à notre gestion de la forêt (ou souvent plutôt son absence de gestion) et à celle, ubuesque, de l’eau (bien décrite sur nôtre site).

D’ailleurs les cartes des inondations, sécheresse et incendie se superposent quasi parfaitement pour la plupart des territoires de nôtre pays.

Et si on ajoute, en plus, le dérèglement climatique ….
Dérèglement, car pour nous, c’est réchauffement + absence de pluies significatives depuis quatre mois.

à +

Re,

Certains parlent ici, comme la presse, de forêt des Landes, plus exactement des Landes de Gascogne.

Landes de Gascogne sont partagées administrativement entre les départements des Landes et de la Gironde.
Et c’est en surtout en Gironde que ça brûle plutôt régulièrement ….
Plutôt autour d’Arcachon avec l’originalité d’une forêt usagère. (Voir sa problématique juridico-socio-économique intenable de nos jours ….

Pour y avoir passé mes week-ends dans les annèes 1970, c’était déjà le barthas …..

Logiquement, même de pins maritimes, les forêts de rapport brûlent moins que les forêts décoratives comme nos pinèdes de pin d’Alep car elles ont les moyens de l’entretien et de la surveillance. Et avec des densités finales d’arbres à 250 arbres / ha, la masse combustible y est plus basse que celle des pinèdes non entretenables à 1 500 arbres / ha.

Chez nous, dans les annèes 1950, il y avait au moins un troupeau dans chaque village et même en ville, avec les communaux comme parcours.
Aujourd’hui, la pinède a envahi les communaux et les troupeaux ont disparu.
Et les candidats à l’installation en élevage doivent, sauf suite familiale, partir ailleurs ou renoncer.

Suite au méga-feu de l’an passé, de plus en plus pensent que la Corbière se portait mieux quand elle était, encore après-guerre, une vaste zone de parcours avec ses bosquets de chênes. Au plan économique comme surtout environnemental.

à +

La conception de la nature, de sa gestion est quelque-chose de quasiment philosophique avec des répercussions politiques.

Très pratique d’invoquer la sécurité incendie pour imposer de vision de la gestion de la nature.

Fred

1 « J'aime »

On oublie que nos forêts ont longtemps été naturellement très bien gérées par …. une faune abondante !

Castors près des cours d’eau, aurochs, bisons et autres ongulés divers et variés, rongeurs, insectes etc,

Aujourd’hui, ces bestioles ne sont pas les bienvenues et, à part les sanglochons qui s’en servent d’abri, il n’y a plus grand chose.

à +

Et du lot et garonne…

1 « J'aime »

Et par les incendies… Ces phénomènes sont naturels et façonnent de temps en temps les étendues boisées. D’ailleurs en Amérique du Nord ils ont une approche totalement différente de la nôtre. Sauf présence d’infrastructures humaines, ils laissent faire. Ils connaissent les capacités naturelles de régénération et le cycle qui va avec. Les incendies permettent à ces milieux de s’ouvrir de temps en temps et à certaines espèces de disposer d’habitats ouverts temporairement favorables. Car la forêt dense sensus stricto est un milieu assez pauvre d’un point de vue biodiversité.

l’Europe est trop densément peuplée pour adopter cette approche mais incendies ou crues ont des aspects bénéfiques pour les milieux naturels.

Fred

2 « J'aime »

Bonsoir,

Et, bien sûr, du Lot et Garonne !

Autant pour moi ….

Difficile à entendre pour beaucoup qui rêvent ou ont réalisé leur rêve de la maison dans les arbres ou au bord de l’eau. Ceux qui pensent que la nature est, par essence, gentille et toujours accueillante ….

Encore plus pour ceux qui ont vu leur bien inondé ou brûlé et qui ne comprennent pas ce qui leur arrive …. Lit majeur, lit mineur, essence pyrophile (ou pyrophyte), etc leurs sont totalement inconnus ….

Difficile à entendre, mais si vrai !

Ce qui augure mal d’une vrai politique de gestion des espaces naturels où il y aurait tant à faire.

Chez nous entre méga-feu de l’été dernier et coup de vent de mars dernier qui a vu cyprès et pins d’Alep tomber comme des quilles, on a été servi. Mais on repart sur le même modèle de gestion du territoire : on enlève un peu de bois brûlé ( ? ? ?), les chênes se régénéreront dans leur coin et, pour les pins d’Alep, on compte sur le semis naturel de l’incendie qui devrait fonctionner comme pour l’incendie précédent.

Un modèle naturel où l’espèce pionnière reste toujours pionnière, pourquoi pas ?

Sauf la contradiction d’une forte anthropisation avec des sinistrés qui entendent bien reconstruire au même endroit, démarche encouragée par certains contrats d’assurances (indemnisation reconstruction à neuf > indemnisation de la perte de la maison, car déduction de la vétusté).

Pour ceux qui voudraient partir sur un modèle économique, le seul débouché de nos pins d’Alep, la pâte à papier, est à oublier : les usines proches ont fermé (Tarascon sur Rhône) ou en cours de fermeture (St Gaudens). Et de toutes façons le coût du transport était plus cher que la pâte payée …

Du coup, pas de ressources pour un minimum d’entretien : comment fait une commune de 500 hab qui a 1 000 ha de pinède sur les bras ? Et pour l’entretien par les troupeaux, les éleveurs ne sont pas enthousiastes. On les comprend …

Bon, plus que trois mois à attendre pour les inondations. Rassurons nous nos pinèdes resteront à peu près sèches : l’eau sera en bas ! Comme en 1999 et ses 650 mm en deux jours où, quatre jours après, nos chaussures de footing n’étaient même pas crottées …

Et neuf mois pour le prochain été bien sec. Car c’est couillon l’eau - qui ne s’est pas infiltrée, n’a pas été retenue par des sous-bois quasi morts biologiquement et que l’on a conduit le plus vite possible vers aval - n’a pas le bon goût de remonter la pente l’été ! :rofl:

2 « J'aime »

Un « expert » raconte bien pourquoi traiter chaque problème isolément (comme exiger de débroussailler dans un périmètre X autour des maisons) est une approche en trompe l’oeil, qui ne résoud pas (tous) les problèmes.

2 « J'aime »