Dordogne la rivière espérance

Effectivement un livre passionnant à découvrir

J’ai d’ailleurs été très surpris d’apprendre dans ce livre que la chaine des 5 grands barrages, et la trentaine des ouvrages secondaires des affluents de la Dordogne ne participent qu’à hauteur de 1 % de la production d’énergie en France (nucléaire inclus) . C’est finalement très peu …

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Soit à peu près autant que les près de 2500 microcentrales françaises qui participent à déglinguer nos cours d’eau.

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ils ont un rôle dans la production de pointe pour compenser par exemple la perte d’éoliennes et de panneaux solaires. Leur utilité n’est pas tant ce % produit dans l’absolu.

Tout à fait, c’est aussi ce que j’ai lu dans le bouquin dont j’ai parlé plus haut.

Après, heureusement que ces barrages ont une fonction autre que leur faible production énergétique :wink:

;…Ahn bon ??? heureusement oui !! :kissing:

Càd. ? explique un peu plus

La courbe de production d’électricité est prévue du jour pour le lendemain d’après les prévisions météorologiques. Cela permet aux producteurs de régler la production de base via les centrales nucléaires. Ensuite ils rajoutent la production hydroélectrique subie (barrages au fil de l’eau), les prévisions de production du solaire, de l’éolien…

Mais voilà, cette courbe de production théorique peut ne pas correspondre à la réalité de la demande. Qu’un nuage passe sur Paris et fasse baisser la température de 1 degré et cela créé un pic de consommation non prévu qu’il faut produire très rapidement.

Les centrales nucléaires ne peuvent pas le faire. Elle se programment avec des pas de temps horaires.

Pour produire instantanément, tu as des turbines à gaz par exemple ou plus sûrement les barrages réservoirs autorisés à faire des éclusées.

Donc un parc éolien s’arrête de produire faute de vent, il faut compenser. Pareil pour le solaire en cas de couverture nuageuse ou lorsqu’une tranche nucléaire se met en sécurité. Il faut instantanément compenser. L’ordi à Toulouse ouvre les vannes de la chaine de la Dordogne et aussitôt le courant est fabriqué.

La chaine de la Dordogne fait partie avec le Truyère et au moins une chaîne des Alpes des installations garantes de la sécurité du système électrique français. À pleine puissance elle produit autant qu’une centrale nucléaire.

Ce système permet de faire les pics de consommation de manière aisée et moins émettrice de CO2 qu’une centrale à charbon qui peut aussi avoir ce rôle.

Fred

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Quand même pas …

Comme on le disait plus haut, ok sur le fait que les barrages sont bien plus réactifs que les centrales. Il est évident qu’il est beaucoup plus rapide d’ouvrir des vannes que de monter en puissance des réacteurs.

Par contre, au niveau de la productibilité entre les barrages de la Dordogne et une centrale, on est loin du compte. En moyenne, la productibilité d’une centrale est de 20 TWH ( 360 TWH pour 18 centrales).

Quant à la productibilité totale des 5 barrages sur la Dordogne, elle est de 1,8 TWH, soit 10 fois moins qu’une centrale « moyenne ». Et même une « petite » centrale voisine (Civaux) a une productibilité 2 fois supérieure.

Donc, il est clair que les barrages dépannent bien, mais il sont bien moins performants en termes de productibilité.

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Pas centrale pardon, un réacteur nucléaire. Il y a aussi tous les affluents qui peuvent être sollicités en plus de la chaîne principale.

Fred

C’est pas le même usage comme l a très bien expliqué fred. In fine ça évite que le réseau ne se casse la figure.
Les allemands ont fait un autrechoix, ils crament massivement du charbon.

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Infos glanées sur Sud ouest 24/01/2023: de Vincent Marmonier directeur du groupement hydraulique EDF vallée de la Dordogne

Q : Que représente la vallée de la Dordogne et ses affluents en termes de production hydroélectrique ?

R : Ce sont 58 barrages et 28 centrales hydroélectriques. La puissance installée fournit 1 500 mégawatts, l’équivalent de deux tranches nucléaires. Cela représente 1 milliard de m³ d’eau stockée, soit la moitié du bassin Adour-Garonne. En termes de production, c’est un des plus gros complexes du pays, on peut le comparer aux installations du Rhin ou de la chaîne de la Durance. Elles jouent un rôle majeur dans l’équilibre du système électrique français. Le principe est simple : il faut qu’à tout moment la production soit égale à la consommation. Or, cette consommation est variable, très variable d’un jour à l’autre et d’une heure à l’autre. Les trois grandes centrales sur la Dordogne, les barrages de Bort, de L’Aigle et du Chastang, sont téléconduites depuis Toulouse. Elles sont à la disposition du réseau électrique en fonction des besoins.

J’étais pas loin du compte. Vu que le nucléaire est une énergie formidable et prioritaire en France, pourquoi ne pas profiter de ce gigantesque volume d’eau froide pour construire de nouveaux EPR dans la vallée. On pourrait les mettre dans la plaine de Vergnole.

Avec toute cette eau froide on n’aurait pas de problème l’été avec le réchauffement de la température de l’eau qui devient un facteur limitant dans pas mal d’endroits.

Ça ferait de l’emploi dans la vallée et on pourrait exporter encore plus d’électricité.

Me cherchez pas, je suis loin, très loin. :see_no_evil:

Fred

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Personnellement, je n’ai pas dit ça; je me suis juste borné à comparer la productibilité entre les barrages et les centrales.

Bon allez retour des pluies. Cela devrait nous prémunir des débits très faible et nous garantir de l’eau pour l’ouverture voire au delà.

Pour finir avec l’épisode des baisses à 35 cubes du 6 au 9 février on a les données des débits reconstitués. Ils étaient bien entre 60 et 65 m3. Dommage d’avoir stérilisé certaines plages pour deux trois jours alors que si ça se trouve, on n’aura plus de débits aussi faible d’ici le mois de juillet.

Ainsi va la vie.

Fred

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C’est vrai que de notre point de vue l’économie d’eau réalisée sur une soixantaine d’heures semblent bien ridicule! Surtout quand la perte écologique était évitable avec un différentiel de quelques 10 aines de M3 sur les mêmes 60 h…

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Va bientôt y avoir un manque d’eau pour les cormorans…

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La construction du barrage de Bort les Orgues

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Merci pour le document.
La convention a globalement amélioré la situation sur la Dordogne mais l’hydroélectricité ne sera jamais aussi « verte » qu’on veut nous la vendre.