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Gobages

Et soudain le vent s'est arrêté.


#1

#2

:clap: c’est tres bien raconté , bravo


#3

Damned!!! En meme temps c est une des beautes de la peche…

Petit question, c est quoi comme type d insecte qui eclot a ce moment de l annee ?

Merci!
Gurvan


#4

Beau recit Fred :+1:et belle sortie quand meme!
Ah ces grands poissons perdus ils nous hantent bien plus longtemps que ceux qui sont pris.
C est un grand Esox lucius qui m a fausse compagnie pour ma part ce matin et ce fut le seul…
Je te souhaite de le retrouver dimanche :wink:


#5

Ce sont principalement de petites éphémères de différentes espèces de baetidés. Il y en a de toute petites jaunes, des moyennes olives, il traîne encore quelques sulphures et il y a tout l’hiver de petits plécos.

@jl.klepper, tu penses avoir touché LA bête qui traîne dans le coin ? Celui qu’on a vu en photo récemment ?

Fred


#6

@fly.only je ne peux pas l affirmer je n ai pas pu le voir mais c etait lourd et tres puissant…


#7

Merci le poète!!! Quand je décroche je reste souvent 15 minutes assis à ne penser à rien juste sur la berge, je me repose, tendu, et puis je repasse le film en tentant de trouver la solution du pourquoi du comment, quand le paysage s’éclairci de bienfaisance de la nature, je reprends mon chemin …
Je m’en doute il faisait froid…mais je trouve ça mauvais perdant de partir sans une pensée poétique à l’issue de cette désillusion, et regagner sa voiture juste comme ça, sans rien!


#8

Je comprends la déception causée par la perte d’un beau poisson. Mais il faut relativiser… Tu as pris en une sortie bien plus de poissons que moi sur toute l’arrière saison. :wink:


#9

Salut,

Le pourquoi du comment, il est tout trouvé. Avec de si petits hameçons on atteint la limite de la résistance des tissus de la bouche des poissons lorsqu’il n’y a que très peu de chair qui est attrapée par la pointe de l’hameçon au moment du ferrage.
Entre la pointe et le corps, il y a un peu plus d’un millimètre pour accrocher. Ces hameçons sont minuscules mais c’était la bonne taille pour imiter les insectes présents. Tant que j’étais en 20, c’était la galère, dès que ça a matché au niveau taille ça prenait à tous les coups.
Mais toute médaille a son revers.

Est ce que c’est pour toi une bonne raison pour ne pas prendre le temps de papillonner un quart d’heure au bord de l’eau avant de monter dans la voiture ? C’est la fin du trimestre et c’est plus que chaud bouillant en ce moment. Les heures de pêche, je fais comme beaucoup d’entre vous, je les vole au rythme infernal imposé par la vie moderne. Donc quand c’est fini, c’est autre chose qui commence.

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@nevermind, oui il faut relativiser. Tu aurais été à ma place, tu en aurais sans doute pris beaucoup durant cette arrière saison. Quand on est une à trois fois par semaine dans l’eau à pêcher, on est dans une spirale de la gagne qui appelle les prises. On a les infos, les postes, les mouches et on est chaud techniquement. Pour bien pêcher, il faut pêcher il n’y a pas de secrets.

Mais c’est plié car ils ont ouvert les barrages sur tous les cours d’eau. Dordogne ouverte, Maronne et Cère au Yoyo… Je devais y faire un tour demain mais sur le bas ça va faire des pics à 120 cubes. Je connais des postes où il y aura des ronds mais les efforts à déployer pour prendre un poisson sont trop importants. On a eu un mois et demi de pêche exceptionnel, on s’est bien gavé. L’eau peut couler maintenant (même s’il y aura encore des fenêtres favorables).

Fred


#10

Merci de m’avoir expliqué ton contexte et je comprends…

Quand on est absorbé par l’action de pêche on voit rarement la même chose que posé au bord de l’eau et finalement des fois tu vois des choses en plus, la bonne veine d’eau, le comportement des poissons, enfin des idées pour encore mieux réussir la fois suivante et anticiper.

J’étais dans ton histoire et finalement combattre un tel poisson aux ras de toutes les limites, juste une veine d’eau un peu plus rapide peu te faire échouer l’issue du combat et ça moi j’arrive pas à le voir en même temps que je suis absorbé par le point que je suis des yeux…

J’aimerai avoir ta chance et excéller dans l’art de la pêche à l’ombre mais je ne le rencontre que ponctuellement en vacances, il est encore noyé dans son mystère pour moi.

Juste une question me turlupine: mais tu mets quel diamètre de pointe et de quelle marque sur une telle petite mouche?


#11

Avec cette taille de poisson présente, il n’en utilisera pas moins de 12/100…


#12

@fly.only, effectivement il faut pêcher et c’est loin d’être mon cas…

Je peux te résumer rapidement mon arrière saison :

Pêche sur l’Allier : 3 sorties autour de la Toussaint, les conditions étaient enfin réunies ( niveau d’eau, pluies et un week end en solo pour profiter).
Première sortie un samedi : je fais le tour de mes spots et pas d’insecte, quelques rares gobinages mais quasiment pas sortie de soie. Du vent, du froid et une belle gueule de bois aussi…

Deuxième sortie le lendemain, grosses averses et j’y crois. Déconvenue en arrivant, toujours pas d’insectes. Et le miracle arrive enfin vers 14h : un premier rond, et une belle éclosion. Des petits poissons malins comme des singes, 5 montées, 1 prise de 27cm environ. 2h de pêche à 2°C avec de l’eau jusqu’à la taille, j’ai mis 10 minutes à me réchauffer les jambes au bord de l’eau pour réussir à monter le talus qui me ramenait sur le chemin…

Troisième sortie : le jour de la Toussaint. J’y retourne et je retrouve une éclosion superbe, encore 5 ou 6 montées pour 2 prises.

Je garderai un souvenir impérissable de ces 2 sorties, tout d’abord pour avoir retrouvé des ombres dans ce secteur (bien en aval des coins connus…), les avoir pris sur un nouveau pool et surtout pour avoir assisté aux deux plus belles éclosions observées ces 3 dernières saisons.

En résumé pour moi l’arrière saison s’est limitée à 4 ou 5 heures de pêche en sèche… Alors forcément c’est pas facile de progresser. Et puis à chaque fois je crains que ce soit la dernière fois que je retrouve ces poissons filiformes qui affrontent tant de difficultés à survivre dans ce milieu qui leur est de moins en moins favorable.


#13

Bravo Fred… :wink:

on sait bien régalé en cette fin de saison, même si les gros pépères étaient planqués.
Ces conditions d’eau basse exceptionnelles nous ont permis de bien s’amuser et trouver un sacré cheptel d’ombres de 30 sur la partie basse…on a la chance de l’avoir… cette riviére… !

Allez, c’est pas encore fini!
Matthias


#14

Souvenir…


#15

Bonjour,

je ne vois pas ce que ça change que tu sois assis au bord de l’eau ou debout à proximité du banc d’ombres. Avec l’habitude, une fois qu’on a réglé tous les détails liés au matériel, au lancer, au choix de la mouche, le seul moment d’action de pêche qui demande de la concentration c’est le posé. Mais faire des posés sur un après midi, ça occupe 5% du temps. Un poisson, qui gobe, si tout se passe bien, en trois posés c’est réglé. Puis on en cherche un autre. Le plus souvent, on en attend un autre. Du coup, dans ces périodes de calme entre les poissons, on a du temps pour observer.
Il n’y a que si on rate un poisson à sa première montée, qu’on pêche à l’envers ou qu’on est sur des poissons très éduqués qu’on s’acharne au point de perdre sa lucidité. Mais cette situation doit constituer l’exception.

20% du temps, je suis en 16 centièmes comme à l’ouverture sur grosses mouches, 50% du temps, je pêche en 14 centièmes et si les débits sont faibles, je passe en 12 centièmes. Sur certains coup du soir je monte en 18 et en de très très rares occasion, si le fil bride la mouche, je passe en 10.

Pour moi, le seul truc qui compte, c’est la mouche. Car c’est le seul et unique truc que le poisson doit voir. La canne, la soie, le bas de ligne, la pointe, c’est pour le pêcheur. Il faut que tout ça soit en harmonie pour que le lancer soit parfaitement maîtrisé afin de bien présenter la mouche. Il faut toujours choisir le diamètre le plus élevé qui ne gène pas la dérive. La limitation de la durée des combats et donc les chances de survie du poisson en dépendent. L’attractivité de la mouche est la clé pour faire oublier le fil.

Samedi, j’ai pêché avec du 12 centièmes. Mais je suis sûr que ces poissons auraient pu se prendre avec du 14 centièmes si celui-ci ne bridait pas la dérive et si le fil rentrait dans l’œillet. Je prends du platil strong ou gold, je n’en sais plus rien car pour moi, ça n’a qu’une importance limitée. Je ne me pose plus de question de ce coté là. Il existe sans doute mieux mais ce fil me va car il est souple.

Sur ces secteurs très en aval des rivières, c’est tout juste le début de la période favorable pour l’ombre. Le top, c’est 15 novembre au 31 décembre. Mais il y a de plus en plus de FD qui pour des raisons plus ou moins valables ferment la pêche au meilleur moment de l’année.
L’an prochain, si les débits le permettent, va y faire un tour début décembre, tu m’en diras des nouvelles. C’est souvent un temps de merde et des conditions de pêche difficiles pour les pieds et les doigts, mais c’est le plein moment pour l’ombre.

Oh que oui Matt, on a de la chance d’avoir cette belle Dordogne si près de la maison. On en a bien profité, les souvenirs, tu les as mis sur la carte mémoire. On aurait bien pris un WE ou deux de plus pour prospecter encore plus en aval, mais c’est déjà par mal.

Par contre, ça sent le pâté.Tout crache grave. On va être à 200 cubes les jours prochains sur le bas. Ça va nous donner l’occasion de nous occuper un peu des brochets. :wink:

Fred


#16

Oui bien sûr. Mais le plus gros problème reste l’impact des épisodes cévenols… Cette année la crue est arrivée 2h après la fin de ma dernière sortie. Et les niveaux ne sont pas redevenus acceptables depuis…


#17

Juste. Mais je rajouterais : pêcher là où il y a du poisson. Sur la Dordogne cet automne, dès mi-octobre, où que tu te pointais sur les courants a ombre, ca gobait. Tout les jours. Parfois 1H, parfois non stop 6H durant. C’est pas pour autant que c’est la peche-au-canard, ils peuvent être vraiment diabolique a faire monter et a ferrer d’où le coté un peu addictif de l’exercice. Mais je vois personnellement ma progression sur 2 saisons où je suis passé d’1 ou 2 ombres par sortie au double facilement aujourd’hui rien qu’avec des trucs assez basique sur le placement, la façon d’aborder les groupes de poisson, ne jamais matraquer un poisson raté etc… Il faut aussi accepter de se défaire de certaines habitudes de pecheur de truite sur la prospection amont-aval par exemple. En fait se sont des choses assez évidente mais quand tu n’es pas confronté concrètement a du poisson, beaucoup de poissons, c’est dur je trouve de comprendre et de progresser.

PS : beau récit qui sonne vrai et bien écris @fly.only


#18

Je fais au mieux pour trouver des étendards pas trop loin de chez moi. Je me réconforte en me disant que je progresse sur la connaissance et la découverte des secteurs occupés, sur les conditions idoines pour trouver les insectes…

Dommage que je ne vive pas au bord de la Dordogne.


#19

Je peut te dire que tu n’est pas le seul … :grinning:


#20

J aime bien cette photo@matthias parre :+1::heart_eyes: