Quelques idées de travaux, réalisés dans la haute vallée de l’Aude, en s’inspirant de ce que peut faire la nature, en l’occurrence le castor,
Il semble que ces micro retenues et ces aménagements améliorent le fonctionnement de la rivière, je tâcherai de faire un tour sur ce cours d’eau l’an prochain, je ne crois pas l’avoir déjà pêché, lui préférant l’Aude toute proche,
A en croire feu John Gierach, certains étangs à castors ( de chez lui, aux “ States “ ), sont de merveilleux réservoirs de biodiversité, et réussissent à abriter de fort jolis poissons, j’espère qu’il en sera de même chez nous !
On peut aussi prendre les choses en main à l’échelle individuelle et ne pas attendre sur les décisions des pouvoirs publics, les agendas politiques et les budgets.
Parfois, il ne faut rien attendre de qui que ce soit et ne rien demander à personne.
Deux bras suffisent pour revitaliser de petits tronçons avec les matériaux naturels trouvés à proximité immédiate du cours d’eau.
Ici, un petit tronçon d’un modeste cours d’eau dont le fond était trop lisse, trop uniforme, colmaté, sans aucune profondeur (15-20 cm max.) ni caches, ni variété, ni postes d’oxygénation.
Un jour après, la rivière a déjà creusé et transformé son lit sous l’action des nouveaux courants créés.
L’action autonome, dans l’angle mort de la société, a aussi ses vertus.
Oui Orpailleur, c’est très vrai. Mais encore faut-il savoir “lire” les cours d’eau.
J’ai déjà vu des initiatives tout à fait contre-productives.
Pour comprendre (et entreprendre) il est nécessaire de passer du temps de non-pêche au bord de l’eau, à toutes saisons et dans différents milieux, et observer. Se renseigner également sur les techniques disponibles, et expérimenter.
N’hésite pas à y retourner et voir comment évolue ce tronçon. Au 1er regard il semble que cela soit (temporairement ) réussi.
Tu as raison, et c’est vrai de tous les domaines. Pour redonner vie, il faut avoir longuement observé le vivant. Et encore, il restera toujours des choses qui nous échappent malgré nos choix les plus réfléchis. Les milliers d’heures passées dans la nature et au bord de différents cours d’eau finissent par former une empreinte dans la rétine, permettant de faire les choses de manière plus judicieuse.
Oui, le temps me le dira. L’aménagement est assez modeste et pas très “lourd” (on pourrait s’attendre à ce que la première crue balaie tout), mais la nature du cours d’eau le permet : débit faible et très constant au long de l’année, jamais très important même lors des grandes crues de la rivière dont ce petit bras émane. C’est bien le problème, d’ailleurs. J’ai adapté le volume des pierres et souches en harmonisant avec ce que j’ai pu observer sur les tronçons bien vivants du même cours d’eau.
La validation (ou non) arrivera bientôt, dès le début de la fraie. Ce coin n’était jamais occupé par les poissons alors même qu’il pourrait être potentiellement intéressant (avec quelques changements). J’ai analysé les postes où les truites frayaient de préférence les années précédentes, et m’en suis inspiré. Reste à attendre la remontée.
Comme déjà dit, il n’y a ici pas de risque qu’une crue “balaie tout” comme tu l’as écrit. C’est un tributaire au débit très modeste (même en période de crue), et la plupart des enrochements et embâcles présents depuis des années sans bouger ont ce gabarit, voire moins.
Le problème, c’est justement qu’il y a généralement un débit bien trop faible.
Encore un bel exemple, je me doutais bien qu’il fallait des études avant de lancer un projet de cette envergure, deux ans de travail en amont, mais le résultat semble valoir la peine,