Sur ma faim en Slovenie

Tu peux très bien produire des arc ou fario en pisci ( bassin en terre extensifs) que tu auras bcp de mal a distinguer avec une sauvage née dans la rivière

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En effet, c’est exactement ma réflexion. Ça coûte simplement un peu plus cher, car on a besoin, notamment, de plus d’espace (moins de poissons au m3 pour éviter par exemple les dégâts aux nageoires).

Et les maladies certainement aussi

En France il y a qqs secteurs où en effet il y a de la repro (Bouillouses mais pas que…) ça reste globalement anecdotique mais il est probable que ça existe ailleurs.

Absolument. Qui y sont liées d’ailleurs, les nageoires atrophiées pouvant en résulter.

Les espagnols sortent de beaux poissons, il suffit de regarder sur Instagram :rofl:

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Des réponses circonstanciées à ta question m’intéressent :grinning: et plus largement, reste-t-il dans les Balkans (ou par extension pays de l’ex-Yougoslavie) des cours d’eau avec des populations de truites natives?? Quand on voit la qualité « apparente » des cours d’eau, on se dit qu’il y a tout ce qu’il faut pour que les populations soient autonomes (morphologie surtout, thermie également, …). L’ampleur et la généralisation du bassinage ont ils anéanti définitivement toute possibilité de développement de populations autochtones?
Mon questionnement est simplement factuel, scientifique, et non polémique.

Je ne suis pas sûr que la triute fario ait été très présente « nativement » sur certaines rivières des balkans que je connais (ribnik, pliva et d’autres), je pense que ce sont des rivières à peuplement d’ombres très dominants, d’ailleurs si bassinage il y a il ne doit concerner que les truites.

D’ailleurs sur d’autres cours d’eau que je ne citerai, où le tourisme pêche est peu développé, c’est farci d’ombres et les truites sont localisées sur des zones où je pense elles sont lâchées (en petites quantités, c’est pas la slovénie).

Bonjour,

Cet article pourrait t’intéresser.

Dans la plupart des zones amonts, des brassages importants ont déjà eu lieu, mais certaines truites migratrices du Danube remontent se reproduire sur des zones qui restent très aval et où elles ne se retrouvent jamais en contact avec les populations amont hybridées… ce qui semble les préserver… en tout cas, pour le moment.

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La réponse a ta question n’est pas simple et fait l’objet d’un débat scientifique passionnant depuis plus de 20 ans dont l’article de @Lolo_44 offre un bel échantillon. En fait le principal point d’achoppement c’est que l’on pas vraiment d’idée de la diversité génétique originelle du genre Salmo dans les Balkans et d’une manière générale de la partie orientale de la méditerranée (Adriatique, BV du Danube etc…). Et il y avait une très grosse diversité c’est clairement un hot-spot de biodiversité en salmonidé avec beaucoup d’endémisme et des scénario évolutifs fort complexe avec des remplacements naturels et des phénomènes de mélanges par recolonisation. A quoi est venu s’ajouter les alevinages mais c’est probablement pas un problème si aigu que ça, du moins pas insurmontable en terme de conservation. Par exemple on a longtemps pensé que la truite fario n’était pas présente ancestralement dans les rivières débouchant sur l’Adriatique, l’espèce sauvage étant la truite marbrée (« marmorata »). On sait désormais que c’est faux il y a bien des lignées spécifiques de truite fario endémique, non-issue d’alevinage…

A+
J

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L’impact de ces interdictions est complexe à étudier en effet. Néanmoins les scientifiques arrivent à reconstituer quelques éléments du puzzle.

Nulle doute qu’en Slovénie les impacts des lâchés massifs de truites ou d’ombres d’élevage seront un jour mis en évidence

Fred

Le verdissement des lacs d’altitude c’est l’augmentation de la thermie qui est le facteur déclenchant (loi du minimum de Liebig). Les vairons ca fait 50 ans qu’ils sont là et les lacs en question ne verdissaient pas…

A+
J

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Je comprends très bien mais au bout de combien de temps une arc de pisciculture devient sauvage ? Par ailleurs comment savoir si c’est une arc de pisciculture ou une arc sauvage née dans le ruisseau car cela existe de plus en plus ?
Il ya beaucoup de clichés autour de ces deux questions
Enfin que faut il penser des farios de pisciculture ?
Tout ça pour dire qu’il est préférable de ne pas mettre trop d’exclusive me semble t’il

Interessant d’en connaitre l’origine, je vais chercher sur maps ou est Kamloops .
Dans le meme esprit, en nouvelle zelande les truites ont été importées d’Angleterre
Les marmoratta s’élèvent tres bien aussi en pisciculture mais leur croissance est beaucoup plus lente que celle des farios ou des arcs

Ben jamais. Elle est née en pisciculture donc elle a été sélectionnée pour avoir des caractéristiques de poisson domestiqué. Elle est gentille, adaptée à l’élevage et parfaite pour flatter l’égo des pêcheurs.

Sauvage c’est être née et avoir grandi dans le milieu naturel.

Native c’est être née dans le milieu naturel d’une lignée ancestralement présente dans le milieu naturel.

Te poses pas de questions. Tu pêches en Slovénie, tu prends une arc ou un ombre de 50 cm, tous deux viennent obligatoirement de pisciculture.

Fred

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Meme les ombres ??? Merde j’avais un instant cru et espere (je sais que l’espoir n’est pas un bon camarade) qu’ils etaient sauvages voire natifs.

C’est sur que ca change la perspective…

Puisqu’on te le dit :grin:

Perso je ne serai pas aussi catégorique pour les ombres, les mecs du cru se plaignaient justement de la disparition des ombres suite aux bassinages a outrance des arcs qui d après eux ont une prédation importante de la fraie des ombres :roll_eyes:

Dans une population naturelle d’ombres sais-tu quel pourcentage d’ombres de 50 il y a ?

Sur la Dordogne par exemple pour 50 ombres que tu vois, il y a, allez à la louche deux gros.

Et tu arrives en Slovénie et comme par hasard il y en a des bancs entiers partout. :thinking:

Les témoignages ne manquent pas de gens qui ont failli se faire assommer par de tels poissons descendant dans la rivière depuis la goulotte d’un camion de pisciculture.

Quand la mariée est trop belle, il faut se méfier. :rofl:

Fred

Tu dois confondre avec les bancs d’arc, des ombres en slovénie, quand il y en a 2-3 ensemble c’est l’Amérique apparemment. Gurvan pourra surement nous dire si il a vu des bancs de 50 poissons partout.

jamais entendu parler.

Dans une population naturelle prédatée à outrance il ne reste souvent que les gros poissons qui justement ne subissent pas la prédation. C’est flagrant sur les pêche d’étangs qui ont supporté une prédation importante de cormorans, il reste que les gros cyprins et les gros brocs.

Tu me fais douter du coup car en Laponie j’ai jamais pris un seul ombret que des gros :saluting_face:

Je pense que ça vient des postes pêchés. Si tu étais retourné au même endroit un mois plus tard avec des niveaux différents tu aurais peut-être pris des petits.
Mais pour cela, il faut rester longtemps sur place :joy:
Je le vois tous les ans en Norvège. Je vois des gars prendre des petits ombres sur des postes où il n’y avait que des gros en début de saison. Mais comme on leur a dit que le coin est bon, ils y vont. C’est vrai qu’il est bon mais avec 60 ou 80 cm d’eau en plus :rofl:

A plus,

Patrick

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