Une grande émotion

Je dois dire que, d’une manière ou d’une autre, je l’avais en quelque sorte pressenti. Mais je dois avouer aussi qu’au fond, je ne m’y attendais pas.

Il est 16 heures quand je termine une journée harassante d’enseignement à distance. Les écoles sont fermées, poésie et philosophie se transmettent aujourd’hui par la voie numérique. Le rayonnement de l’écran et la difficulté des interactions encrassent mon esprit, fatiguent mon corps prostré dans la même position depuis des heures. Depuis le matin, une seule chose m’obsède : la rivière, là-bas, au creux de la montagne, fraîche et accueillante. Je vois d’ici ses galets polis par les crues de l’hiver, son eau claire, ses beaux herbiers d’un vert fluorescent qui commencent à déployer leur chevelure ondoyante. Tout au long de la journée, au fur et à mesure des heures écoulées, l’appel a retenti plus fort et plus impérieux. D’autant plus que je sais qu’il s’agit, sans trop de doute, de la dernière occasion que j’aurai de fouler ses rives avant longtemps. Le confinement guette.

16 heures, je fonce. Je cale une pomme pas vraiment de saison au fond de ma poche, je prends les clés de la voiture, et j’y vais. La même fébrilité que celle de l’enfance devant les grandes vacances me saisit : appel de la seule liberté, celle qui consiste à être au contact du miracle de l’eau et de la nature. Il ne faut pas plus de dix minutes pour arriver sur place, il faut dire que j’ai un peu appuyé sur la pédale. Je claque la portière, ouvre le coffre. J’enfile les courtes bottes, je prends la canne – et j’y vais.

Je passe l’angle du fourré tant attendu : la rivière m’apparaît dans toute sa splendeur. J’appréhendais un peu, mais il n’y a personne. L’autre jour, j’avais été ennuyé par trois pêcheurs sur ce tronçon, dont l’un n’avait pas hésité à lancer son bouchon par-dessus ma soie. Je n’avais rien dit bien sûr, ravalant ma colère. Mais cette fois-ci, pas une âme qui vive : c’est le privilège de la pêche en semaine !

Je sais que je n’ai tout au plus qu’une heure devant moi, après quoi le soleil passera derrière la colline et la rivière se taira. Ce lieu habite mes rêves et mes obsessions depuis mon enfance. C’est l’une des deux rivières où j’ai appris à pêcher, dont j’ai foulé les rives je ne sais combien de fois, enfant, aux côtés de mon père et de mon frère, dans l’espoir, toujours, de prendre le poisson d’une vie. Combien de rêves ai-je faits autour de ces eaux, de ces courants et retournes, de ces herbiers et de ces caches ?

Rivière calcaire plutôt poissonneuse, mais modeste, la taille moyenne des prises n’y dépasse guère les 26 centimètres. J’y ai vu, une ou deux fois, de grosses truites évanescentes, avec toujours l’hésitation, après coup, que ce ne fût qu’une apparition fugace, l’ombre d’une algue emportée par la dérive de mon rêve éveillé. Les très grosses truites y font partie d’une légende qu’on se raconte de moins en moins, tant on entend souvent les anciens – et toujours plus souvent les jeunes aussi, moi y compris – déplorer l’état de la faune piscicole. Et pourtant, j’y retourne toujours et encore, attiré par la possibilité, même infime, de rencontrer un jour l’une de ces créatures fantomatiques qui à défaut d’habiter la rivière, hantent la mémoire et les rêves de l’enfant que j’étais.

Mais assez rêvassé, me voilà au bord de l’eau ! Il n’y a pas un souffle de vent, la rivière s’écoule paisiblement dans une lumière feutrée de fin d’après-midi. Le niveau est parfait, la clarté de l’eau idéale. Les crues de cette fin d’hiver sont bien loin désormais. Tout est calme et paisible, presque trop. Il me semble de sentir, si j’y prête vraiment attention, quelque chose d’électrique. Un pressentiment ?

Quelques plécoptères volettent çà et là sur l’eau, un ou deux éphémères tardifs, mais pas grand-chose d’autre. Je commence à peigner les courants en tandem léger sèche-nymphe, avec un long bas-de-ligne qui me permet de contrôler parfaitement les dérives. Les lancers sont faciles, détendus et calmes, je suis bien ancré, dans le bon tempo, la mouche tombe là où il le faut, dérive dans le bon rythme, épouse comme une évidence la moindre veine de la rivière. Un de ces jours où l’on est parfaitement heureux à la pêche.

Assez rapidement, aux abords des arbustes d’en face, je prends une première truite, bien jolie dans sa robe argentée typique de ce secteur de la rivière. 25 ou 26 centimètres, toute fraîche et pleine d’énergie. En soie de 4, les sensations sont agréables même sur ces poissons modestes. Elle repart aussitôt dans son élément. Je prends un autre poisson quelques instants plus tard en marge de la veine principale.

Je change de poste, avec l’impression que le déplacement en a déjà valu la peine, prêt d’ailleurs à rentrer bientôt, car l’heure passe vite.

Après avoir encore tenté ma chance une trentaine de mètres plus haut, je me dis que la sortie touche peu à peu à son terme. L’atmosphère de fin d’après-midi s’accentue, entourant la rivière d’un calme qui a quelque chose d’intemporel. Les merles commencent peu à peu à chanter. Ambiance mélancolique, je commence à rebrousser chemin. C’est alors qu’un poste particulier attire mon attention : entre deux arbustes qui plongent leurs branches dans l’eau, il y a une fenêtre de deux mètres pour fouetter. Très compliqué, c’est pourquoi c’est un poste souvent délaissé. Une intuition – ou l’esprit de défi ? – m’y pousse malgré moi. Pourquoi ne pas tenter une fois sérieusement ces quelques mètres de rivière ? Je m’approche discrètement, et je commence à explorer les différentes veines de courant. Silence. Rien. Je suis en train de ramener ma soie, concentré sur l’aval où elle s’étire, quand mon attention est attirée imperceptiblement, sans vraiment que j’y ai prêté garde, vers quelque chose de fugace qui trouble un instant mon champ de vision : qu’est-ce que c’est ? Ai-je bien « vu » quelque chose bouger tout là-haut ? Je tourne mon regard vers l’amont, sur ma gauche, et j’aperçois alors une ombre massive qui se laisse lentement dériver vers l’aval, dans la zone de calme située à gauche du courant principal, en plein centre de la rivière. Un sursaut me sort d’un seul coup de la sérénité de cette fin de journée : c’est un poisson ! Sur le fond clair, je n’arrive pas à estimer correctement sa taille, car je ne distingue à vrai dire que son ombre sur le fond, et l’extrémité de sa queue, plus sombre. La surface de l’eau est légèrement ridée, et la lumière oblique du soleil couchant amoindrit la visibilité. Il se laisse dériver paisiblement vers l’aval, gueule dirigée vers l’amont. Je n’ai pas le temps de changer ma pointe et d’enlever la sèche : il va falloir tenter de le pêcher à vue avec la nymphe, en gardant la sèche qui se trouve plus haut. Dans quelques instants, le poisson sera sorti de mon champ de vision, entrant dans la zone d’ombre qui se situe 4 mètres en aval. Et l’opportunité se sera évanouie. Pas le temps de tergiverser. Dès qu’il est passé devant moi, je tente une première présentation. Il faut limiter mes mouvements à un seul faux lancer, et faire attention à ne pas m’accrocher à l’arrière, je n’ai que très peu d’espace entre ma canne et les branches sur le côté. Le poisson se trouve à environ huit mètres de la bordure où je me tiens. Je tente ma chance ! Mais je lance trop dans l’axe du poisson, ce qui ne me permet pas, au passage de la nymphe, de voir s’il engame ou pas, car il m’est impossible de distinguer sa gueule. Je dispose encore de dix secondes maximum.

La vie est faite de fulgurances. Sans réfléchir, je comprends qu’il faut obliger ce poisson à faire un écart, sans quoi je ne verrai rien. Je lance alors instinctivement, 4 mètres en amont, dans la veine principale qui passe à environ 60-70 cm du poisson. Il faut veiller à ne surtout pas faire draguer mon imitation ! C’est ma dernière chance. Le poisson recule et recule toujours, tête orientée vers l’avant, guettant tout ce qui passe à proximité. Sa queue approche de la zone d’ombre, la nymphe, entraînée par le courant principal plus rapide, le rattrape. Soudain, le poisson donne un puissant coup de queue, et dans une accélération fulgurante, bascule sur le côté et se jette sur sa droite, disparaissant dans l’ombre du couvert végétal. Je ferre. Il est piqué.

Un cri d’étonnement et de joie retentit dans mon cœur. Mais je n’ai pas le temps de comprendre – ni de crier – que je sens déjà une tirée puissante s’exercer sur ma canne. Dans une accélération rageuse, le poisson fonce à bride abattue pour trouver refuge sous les branches de la rive opposée. Je lui oppose une pression franche et décidée, il hésite alors et bifurque violemment, traverse la veine centrale et se rabat sur la rive où je me trouve, remontant cette fois-ci rapidement le courant. Je tente tant bien que mal de maintenir la pression et le contact, pour éviter le décrochage. Je ne comprends pas exactement où il se trouve. Et puis soudain, dans un moment que je ne suis pas près d’oublier, le voilà qui, sorti soudain de l’ombre, apparaît là, à deux mètres devant moi, en pleine lumière, massif et splendide, dans toute sa majesté, se postant droit sous le scion de ma canne ! Je suis éberlué. C’est un poisson trophée. Une truite comme je n’aurais jamais espéré en toucher dans cette rivière. Alors, mon sang ne fait qu’un tour, et je comprends ce qui est en train de se jouer. Comme une forme de destin. Je suis en lien avec ce qui pourrait être la consécration de mon rêve d’enfant. Je sens instinctivement que cette occasion ne se représentera pas dans ma vie – en tout cas pas dans cette rivière.

Le poisson, lui, reste là. La truite s’est calée tranquillement sur le fond, et ne bouge plus. Elle se repose, et ce n’est pas bon, car elle n’a encore dépensé aucune énergie. Je redoute le départ foudroyant, alors que j’ai dû rembobiner toute ma soie, et que mon bas-de-ligne à nœuds se trouve dans les anneaux de ma canne. La truite est juste là, tout près. Beauté extraordinaire, que l’on croirait pouvoir toucher de la main. Mais il faut la faire déloger et engager le combat. En sortant peu à peu ma soie du moulinet pour me préparer à amortir son départ, je décide de m’approcher d’elle pour qu’elle me voie. Je fais un geste, ça ne manque pas, elle décampe : en trois battements de queue, la voilà au milieu de la rivière. Tout s’est bien passé, le bas-de-ligne est sorti facilement des anneaux, et je suis parfaitement au contact du poisson, directement sur le frein de mon moulinet, qui est bien réglé. Mais le poisson fonce alors dans le courant, et dévale la rivière à une vitesse qui me surprend complètement, démontrant d’un seul coup toute sa puissance. Je suis bloqué sur ma droite par la ripisylve. Il n’y a qu’une solution : sauter à l’eau.

Mes bottes se remplissent en un instant, mon pantalon est trempé. Je n’y pense pas un une seconde. Il faut suivre le poisson, et le sortir au plus vite de cette puissante veine de courant. Le combat est engagé. La truite fait de gros bouillons en surface, elle est à présent dans 60 centimètres d’eau. Je la fais remonter vers moi, elle se laisse alors presque faire, mais en la voyant arriver, je n’ai pas du tout l’impression qu’elle soit fatiguée : elle nage bien droite dans ma direction, presque tranquille. Je sens le piège, mais qu’à cela ne tienne, il faut tenter le coup. Je tire l’épuisette, essaie de l’approcher, mais lorsque le bord du cadre effleure sa queue, elle repart de plus belle, engageant à nouveau le combat. Une deuxième fois, je la tire à moi, je soulève l’épuisette, elle est dedans ! Mais l’épuisette est petite (je viens pourtant d’acheter un modèle plus grand !), et d’un puissant coup de queue elle saute en dehors et parvient une nouvelle fois à regagner son élément. Ça sent l’histoire qui va mal finir. En plus, dans ce dernier mouvement, le poisson s’est emmêlé dans le fil de pointe, qui fait à présent deux fois le tour de sa gueule…

À ce moment, j’ai un mauvais pressentiment. Dans mon esprit se matérialise le souvenir d’une histoire que mon père m’a racontée mille fois : cette truite énorme prise un jour de pluie, qui au terme d’un combat dantesque, était ressortie de son épuisette et qu’il avait finalement perdue. Une histoire comme un stigmate, qui a valeur de légende dans la famille. Je sens que tout se joue maintenant, et peut-être pour toujours : soit je la perds, et en resterai marqué à jamais, soit je la prends. A ce moment, je décide qu’il est temps de renverser la vapeur et de casser un cycle. Ma concentration redouble, l’instant prend une dimension qui s’élève au rang de mythe personnel. Je me concentre à fond sur la tension de ma ligne, je parviens à désemmêler le fil, lève la canne le plus haut possible pour sortir une fois pour toutes la lourde tête du poisson de l’eau, et l’obliger à se laisser glisser sur le courant. Je réussis, mais le poisson est lourd et je crains la rupture du fil, déjà mis à rude épreuve. La truite approche, elle est cette fois-ci sur le flanc. Il ne me reste qu’à plonger l’épuisette. Je cueille ce diamant de ma rivière.

Je n’en reviens pas. La truite est là, splendide, dans l’épuisette. Elle en dépasse pratiquement des deux côtés, bien que son corps épouse toute la profondeur du filet. La tête est massive, le corps gras, couvert d’une robe extraordinaire. Et la caudale est aussi large que ma main. Un poisson taillé pour la course.

J’ai l’impression de tenir devant moi le poisson impossible. Celui dont on m’avait dit qu’il n’existait pas dans ces eaux, surtout pour un pêcheur à la mouche, celui pourtant que j’y ai cherché depuis ma plus tendre enfance.

J’essaie tant bien que mal de prendre quelques photos, mais c’est difficile tout seul. La truite est encore en forme, elle pourrait s’échapper à tout moment si je ne la tiens pas au moins avec une main. Après quelques clichés, je me souviens d’une précédente expérience, où ma frénésie de prendre le poisson en photo avait fini par me faire oublier qu’il fallait surtout, et avant tout, prendre le temps de regarder ce poisson. Alors je pose mon appareil, et admire ce joyau. D’où sors-tu ? Depuis combien de temps habites-tu dans ces eaux ?

Je l’admire encore un instant, puis j’abaisse mon épuisette, et dans un battement de queue explosif, le poisson retourne dans son élément, emportant avec lui son mystère. L’instant d’après, je me demande si cela n’a été qu’un rêve, et je regrette déjà de ne plus le tenir à ma portée.

Je remonte sur la berge. Je suis détrempé. Je n’ai même pas crié. Comme un rituel solennel, tout s’est passé dans un grand silence. Je lève les yeux et regarde ma rivière, resplendissant dans le tout dernier rayon de soleil. Et c’est alors qu’une grande émotion m’envahit. Soudain une vague de souvenirs remontent de ma mémoire la plus enfouie, éclatant avec une présence et une clarté extraordinaires : je repense aux nuits d’avant-pêche, avec mon frère dans notre chambre d’enfants, à rêver à n’en plus finir d’aventures et de poissons extraordinaires. Je repense à tous les dessins que nous faisions, aux livres et aux récits dévorés avec avidité. À notre soif d’apprendre toutes les techniques et de prendre tous les poissons. À la présence initiatrice de mon père, fils de la mer, qui nous a apporté la soif des récits de légendes et des grandes aventures. À son enseignement passionné, sa finesse et son exemple au bord de l’eau. Ils sont peu nombreux ceux qui savent faire un roulé comme lui. À nos sorties infinies, ensemble, à la recherche du poisson d’une vie. À mon attente, encore petit, lorsqu’il revenait tard le soir d’une partie de pêche. D’un bond, mon frère et moi, nous sautions du lit : tu as pris quelque chose ?

Et je comprends alors qu’à cet instant précis, je suis là, vivant et debout, au centre de mon rêve d’enfant. Ce poisson impossible, j’ai fini par le prendre. Et ce n’est pas tant le poisson que le rêve qui émeut. Un frisson épouse le contour de mes joues, une larme coule, qui rejoint l’eau de la rivière. Osmose. Un instant tel que seule une passion véritable peut en créer. Je ne croyais pas, un jour, prendre un tel poisson dans ma rivière. J’en ai pris d’aussi beaux, pas plus loin que la saison dernière, et c’était déjà exceptionnel, fou, mémorable, comme un sortilège qu’on brisait. Mais c’était ailleurs, dans des eaux qui produisent des poissons plus gros, sans qu’ils soient pour autant plus faciles. Mais cette fois-ci, tout était différent. C’était ici, dans l’ici de toujours, dans l’ancien et si modeste territoire de mes espérances de gamin. Une boucle se bouclait.

Mes mains tremblent encore sous l’avalanche d’adrénaline. Je suis assis seul dans l’herbe, dans la conscience aiguë que peu d’autres moments vaudront celui-ci. La lumière est exceptionnelle. Le silence uniquement troublé par le chant des troglodytes, des fauvettes et des merles, et par le bruissement insaisissable de l’eau.

La rivière s’endort peu à peu dans l’ombre naissante. Il faut rentrer.

Je me lève, et sur le chemin du retour, je me rends soudain compte que j’ai froid. Je regarde, un sourire au coin des lèvres, mon pantalon détrempé, et je ris au bruit que font mes pieds dans mes bottes.

Ma première pensée est d’appeler mon père.

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Merci pour cet émouvant partage ! Tout est superbe, la narration, les photos… Un moment parfait!

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Magnifique récit empreint de poésie. Apparemment le télétravail exacerbe ta verve. Alors Prudence… Ne risque t’on pas de te retrouver, un jour au bord de l’eau, en train de délirer, en pleine discussion avec la Vouivre qui certainement veille sur ta rivière. Car cette larme, en se mêlant à l’onde, ne va t’elle pas finir par l’attirer vers toi ?
Et ne l’as tu pas tout simplement pêchée, en croyant prendre une truite ?

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Merci beaucoup pour ce très bon moment d’évasion. :heart_eyes:

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salut l’artiste , et bien voilà une bien belle histoire que nous aimerions tous vivre… courage collègue pour la suite de la continuité pédagogique confinée… j’enrage car ma rivière est devant mon école sans bruit…et je ne pourrais sans doute pas y aller !
bonne journée à tous et prenez soin de vous

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Un certain talent pour le nature writing. :+1:Merci.

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le texte et les photos " pris sur le vif" quel plaisir trouver cela ce matin en ouvrant gobages, tu devrais nous ecrire un bouquin avec tes souvenirs et tes photos,peut etre y as tu deja pensé ? merçi a toi .

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très joli texte plein de poésie

A+
T

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Belle, remplie de passion, merci de la partager avec nous :hugs:

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Super récit !!! Je te remercie vraiment de nous transporter un peut dans ces moments compliqués.

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Superbe ! merci pour ce moment :wink:

tu l’as mesuré?

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Quand on a la chance de vivre ses rêves éveillé,merci pour le partage…

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Juste un grand merci…:clap::clap::clap:

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Merci pour ce partage, on va pouvoir continuer de rêver en ces temps compliqués.
Encore bravo pour ce récit et les illustrations !
Va falloir attendre encore un peu pour voir d’autres photos du même genre !

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Tout simplement superbes, autant cette magnifique truite que le récit de cette émouvante aventure !
Je me demande (si un jour cela devait m’arriver…) ce que la concrétisation d’un tel rêve aurait comme conséquence sur mon approche et ma vision/façon de pêcher. Le « avant » et le « après » ďun tel événement dans la vie ďun pêcheur passionné…
Merci !

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Des moments qui vont rester gravés dans ta mémoire.

Ce qui est remarquable dans ces situations, c’est comment l’esprit transcende les sens où l’inverse. Le temps s’arrête et se dilate pour profiter des moindres détails. Ce sont des moments de plénitude rares.

C’est aussi ça la magie de la pêche.

Fred

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Quelle écriture ! J’en suis resté cloué d’émotion, la larme à l’œil. S’il vous vient l’idée d’en écrire encore d’autres, si belles, je suis preneur !

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Merci pour ce partage !

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salut , très belle photos et belle narration en ces moments difficiles pour tout le monde

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Bonjour, très beau récit, belle plume et belles photos, merci pour ce moment et ce partage.

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