J’en connais dans mon entourage qui se refusent à consommer le fruit de la chasse ou de la pêche de loisir, parce que ces pratiques sont cruelles et d’un autre temps, mais qui n’ont aucun scrupule à acheter et consommer un poisson sauvage ou issu de l’élevage industriel lorsque celui ci a été conditionné en barquette par Superlulu ou Carouf.
Pour en revenir au plaisir égoïste que j’éprouve à ferrer un poisson qui ne m’a rien fait, j’assume et ne cherche pas à justifier.
Et bien que n’ayant jamais été tenté par la chasse je ne refuse pas un morceau de sanglier ou chevreuil offert par une connaissance chasseur.
Par la société… Pas par une minorité abusant de communication jouant sur l’affect pour imposer leur dogme.
Ne t’ai je pas entendu pester après le lobbying?
@SALMON31
Oui et j’imagine que sinon avant, après que la majorité de la population (comme le prédisent les tendances démographiques) ait suivi une religion qui interdit la chasse aux créatures autrement que pour se nourrir, la fin du no-kill sera une réalité …
Ton idée n’est pas nouvelle…
https://medium.com/its-wonderfood/vers-le-bien-%C3%AAtre-v%C3%A9g%C3%A9tal-b6a3d707edfc
Pas très marante comme blague… La « conxxrie » n’a pas de limite… La « conxxrie » a un fort pouvoir de nuisance! Un jour notre tour viendra!!!
Si si, je peste contre le lobbying de mes adversaires (voir post sur la réduction des émissions de carbone). ![]()
Dans cette histoire, on est quand même en plein dans les contradictions de notre condition d’être humain. On est quasiment tous atteint du syndrome du NIMB. En gros, on a des grands principes mais quand il faut se les appliquer à soit même, ben ça coince. Ça s’appelle des dissonances cognitives.
En gros, qui peut être contre la lutte contre le réchauffement climatique ? Personne. Et pourtant dès qu’il faut faire des efforts, tout le monde a toutes les meilleures raisons du monde pour ne rien faire.
Qui est contre les énergies renouvelables ? Pas grand monde mais surtout pas d’éoliennes chez moi.
Qui est contre l’amélioration de la condition animale ? Pas grand monde. Mais quand il faut arrêter la chasse à courre, de déterrer les blaireaux, de butter les renards en H24 ou de pêcher au vif, on passe son tour en se réfugiant derrière de grands principes libertariens.
Cela va constituer LE grand défi pour l’humanité dans les prochaines années. Il va falloir réduire la voilure et cela passera par faire des choix.
Qu’est ce que je vais devoir garder et qu’est ce que je vais devoir abandonner. On en est là avec la pêche aussi.
Fred
Ben merde alors… Il ne nous restera plus que l’anthropophagie et la nécrophagie. Ou bouffer des charognes d’animaux morts au bord des routes, et des herbes sèches.
ca sent le sapin tout ça.
Moralité de ton « pavé » :
La prochaine fois que tu passes un moment avec deux nanas de 28 ans, faudra que tu trouves autre chose à faire que leur parler de pêche

Avec nos débats à la c**, j’ai failli louper le dessert de ma pause dej’ 
On le voit à tous les étages de la Société. Et si un jour nous devons recommencer à pêcher pour nous nourrir, nous pêcherons sûrement au vif car la technique est plus productive ue la mouche et permet de cibler des gros poissons.
Tu as raison… Mais je note une différence: malgré les « dissonances cognitives », certains n’en arrivent pas à l’extrémisme de vouloir tout imposer/interdire aux autres…
Toi le passionné de trufficulture, apprécierais tu que, moi l’ignare en la matière, je vienne te donner des leçons et t’interdire de chasser les sangliers de tes truffières, t’interdire de les arroser… Tout simplement parce que je considère que c’est mal! Le cochon a le droit de manger et de vivre là ou il veut! L’eau est trop importante pour qu’on la gaspille! Que la truffe c’est pas vital! Que la truffe c’est pour les riches! (des conxxries je peux en sortir à plein sac…)
On trouve toujours quelque chose à reprocher aux autres quand ça nous impacte pas!!!
Hé hé! Le pire c’est que c’est venu d’une raillerie vis à vis d’une de mes deux amies qui est « végétarienne » mais mange régulièrement du poisson (d’élevage!!). Je lui avais cité un bout de la chanson Something in the way de Nirvana :
Underneath the bridge
Tarp has sprung a leak
And the animals I’ve trapped
Have all become my pets
And I’m living off of grass
And the drippings from the ceiling
It’s okay to eat fish
’Cause they don’t have any feelings
Résultat je suis passé pour un ringard conservateur grunge ^^
Mais si la jeune génération est aussi chiante je garde volontiers ma femme de deux ans mon ainée

Un « ringard conservateur grunge » et, plus haut, un « punk en waders », au moins, on se marre 
Aussi bien qu’un dej’ en « présentiel » au taf’ 
Tu as tendu le bâton pour te faire battre
Avec 2 de 20 ans tu serais 2 fois plus emm… qu’avec 1 de 40
Et t’aurais plus le temps d’aller à la pêche… au début…
On peut voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein. Les terrains sur lesquels j’ai implanté mes truffières étaient exploités selon un mode plutôt intensif très classique en agriculture conventionnelle. J’y est planté des arbres conduits en agriculture biologique. J’ai acheté il y a peu plusieurs hectares qui vont devenir des parcelles menées en agroforesterie pour séquestrer du carbone. Il n’y a que comme ça qu’on retirera du carbone de l’atmosphère. J’ai fait mes choix et je vais au bout de la logique. J’en suis à 1000 arbres de plantés. C’est peu j’en convient.
Mais chacun voit midi à sa porte en effet.
Pour en revenir à la pêche, on va devoir faire des choix. Qu’est ce qu’on choisit de garder et qu’on choisit de faire évoluer ? C’est ça la vraie question.
Fred
avec 1000 arbres plantés, tu peux aller pêcher sur la Bow river en étant neutre sur le plan carbone!
Pas d’accord, tu dis cela parce que cela va dans le sens de tes idées. L’animalisme n’est pas un besoin pour la survie de l’espèce humaine.
Que les autres pêchent au vif, a l’asticot n’a pas de gros impact sur les populations de poisson. Ce qui est limitant ce sont les procédés destructifs ou massifs, la polution etc … Cibler des modes de pêche ne résoudra en rien le problème.
Et pour en revenir au sujet, la douleur des poissons accrochés à un hameçon 10 minutes ou plus est perçue en population générale de la même manière que 10 secondes.
Pour comprendre ce qui va nous arriver il faut se mettre dans la position du candide qui va raisonner selon son bon sens et pas le vécu du pecheur.
Cela exige un effort qui n’est pas forcément aisé à réaliser.
Comme dit plus haut moi je garde ma femme et mes albums de Nirvana ![]()
Plus sérieusement, personnellement je ne suis pas spécialement favorable à la pêche à la « viande » en tout genre. Ados j’ai pris mon 1er brochet au vif, j’ai pris mes premières truites au vairon casqué et perches au vers… Pour rien au monde je ne reviendrais à cela. Je suis bien heureux d’avoir évolué dans ma pratique. Pourtant je n’arrive pas à me réjouir de voir ces pratiques interdites. Car en effet je pense que l’opinion publique ne fait pas la différence entre un vifeur viandard et un moucheur « no-kill » soucieux du milieu.
Je trouve au final très dommage que la voix des antispécistes soient relayées aussi vite au niveau médiatique car elles relèvent de l’extrémisme. Alors que beaucoup de projets et idées plus modérés ne font aucun bruit alors qu’ils sont à mon avis plus intéressants pour la protection des espèces.
Ayant pêché longtemps aux leurres je suis bien heureux d’être passé à la palm qui est bcp moins « intrusive » et destructrice lorsqu’on pratique le no-kill. Mais c’est la dernière étape. Que se passera t’il lorsque la morale majoritaire me laissera comprendre que ma pratique est archaïque?
Cela peut paraître un peu dingo mais depuis quelques temps lorsqu’il m’arrive de pêcher en ville, je me sens coupable quand je suis observé en train de remettre un poisson à l’eau.
Mais pour répondre à ta question directement, si on me propose d’interdire la pêche au vif pour favoriser la pêche à la mouche en no-kill je signe direct, mais en flippant que cet accord me retombe sur la gueule un jour.
Ps : une autre question me taraude : Combien de milieux sont dégradés pour produire les leurres issus de la pétrochimie en vogues aujourd’hui?
Exactement la confirmation de ce qu’on disait plus haut… par contre, je pensais que Grenoble le ferait un peu avant Bordeaux… ce n’est que le début de ce qui nous attend 
Il est temps de revoir les considérations vis-à-vis des autres pêches (coup, carpe, carna tradi,…) pour avoir plus de poids ensemble… car nos adversaires ne font pas de discernement… et en nokill, pour eux, c’est même pire que si on avait besoin de pêcher pour se nourrir !
Quand on pense que dans un autre sujet du forum, on se demande comment apprendre à pêcher à des enfants… leurs parents ne nous laisseront même plus discuter avec eux de notre passion. Alors, les emmener pêcher tranquillement : même pas en rêve ! 
d’accord avec cela à 200%, mais ce que j’ai du mal à percevoir c’est pourquoi d’autres ne le comprennent pas ?
Je ne pense pas que la pêche soit menacée pas plus que la chasse d’ailleurs. Si on demande aux gens, ils sont contre les dérives de la chasse (chasse à courre, vénerie sous terre, piégeage inutile d’espèces déclarées à tord nuisibles) pas contre la chasse car trop content que les chasseurs s’occupent de réguler le gros gibier.
Agiter le spectre d’une interdiction totale est donc un moyen à mes yeux de détourner l’attention pour ne pas traiter un réel problème de souffrance animale avec la pêche au vif.
Après, on sera tous mort que rien n’aura bougé. Quand on voit que le projet de loi sur le bien-être animal a en préambule exclu l’élevage et la chasse, les pêcheurs peuvent dormir sur leurs deux oreilles. L’homme politique qui y toucherait se ferait instantanément hara-kiri.
Un peu comme si une convention citoyenne proposait de réduire l’usage de la voiture. Ça serait un joker d’entrée. 
Donc il n’y a aucun risque que la pêche de loisir soit interdite un jour. Et si on nous oblige à tuer nos poissons, on ressortira la caméra pour montrer ce que c’est par rapport à un poisson qui repart dans son milieu en nageant.
Ne plus relâcher vivant le moindre poisson remet aussi en cause la notion de taille légale. Si on ne peut plus remettre le poisson à l’eau, on garde tout même les petits.
Fred

